Site icon Nelly Darbois, kinésithérapeute à St Alban Leysse et rédactrice

Syndrome post-chute de la personne âgée : prise en charge à domicile

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Le syndrome post-chute survient souvent après une chute chez les personnes âgées.

La personne n’arrive plus à tenir debout sans s’aider beaucoup des bras, elle est en rétropulsion (le tronc vers l’arrière). Parfois, elle n’arrive même plus à tenir assis à cause de cette rétropulsion.

Il n’y a pas de chiffres précis sur la fréquence du syndrome post-chute. C’est en tout cas un syndrome que l’on rencontre régulièrement en gériatrie, et surtout très gênant à court ou long terme.

Les personnes qui en sont atteintes peuvent chuter plus souvent, ou ne plus arriver à se mettre à fauteuil, faire quelques pas ou même parfois se tenir en position assise.

La prise en charge multidisciplinaire, notamment en kinésithérapie, peut pourtant permettre de retrouver des meilleurs capacités fonctionnelles chez ces personnes.

Dernière mise à jour : décembre 2022.
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Sommaire

  1. Qu’est-ce que le syndrome post-chute ?
  2. Fréquence du syndrome post-chute
  3. Conséquences
  4. Diagnostic
  5. Rééducation du syndrome poste-chute
  6. Prise en charge pluridisciplinaire
  7. Prévention
  8. Cas cliniques (exemples) de syndromes post-chute
  9. Points clés
  10. Références

Dernière mise à jour : octobre 2021

Qu’est-ce que le syndrome post-chute ?

Le syndrome post-chute (« post-fall syndrome » en anglais) se manifeste d’au moins deux façons :

Personne âgée avec un syndrome post-chute : les fesses sont vers l’arrière, elle est en traction sur ses mains pour ne pas tomber vers l’arrière. (Image : Revue médicale suisse 2006)

Le syndrome post-chute survient principalement chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Les personnes sont plus à risque si :

Les personnes peuvent avoir du mal à tenir en position assise en présence d’un syndrome post-chute. Sans dossier, elles tombent vers l’arrière. Avec un dossier, les fesses glissent vers l’avant, seul le haut du dos est appuyé contre le dossier.

On l’appelle aussi parfois le syndrome de désadaptation (ou régression) psycho-motrice (Psychomotor disadaptation syndrome) ou le syndrome du pousseur ou syndrome de Pusher (Posterior pusher syndrome). Cette dernière dénomination est plus utilisée pour désigner l’attitude en rétropulsion des personnes après un accident vasculaire cérébral (AVC).

Dans le cas d’un AVC, le syndrome Pusher survient plutôt lorsque le thalamus est particulièrement sa partie postérieure est touchée (Ticini et al., 2009). On l’appelle ainsi parce que la personne hémiplégique a alors souvent tendance à pousser son corps du côté paralysé, ce qui majore son déséquilibre.

Syndrome de Pusher après un AVC du thalamus. La personne est en latéro-rétropulsion et se pousse vers son côté hémiplégique, ce qui majore son déséquilibre. (Image : Karnath 2003)

Alors qu’il s’agit d’un syndrome que je rencontre très souvent dans la pratique, il y a très peu d’études dans la littérature scientifique internationale qui l’évoquent. Beaucoup moins par exemple que pour la peur de tomber chez les personnes âgées après une chute, qui est aussi une conséquence fréquente d’une chute. Qui plus est, la plupart des articles sont écrits par des français, ou éventuellement des européens.

Le premier article qui fait souvent référence est celui de Pfitzenmeyer et al., 1999. Il explique que ce syndrome de régression psychomotrice est décrit depuis environ 10 ans dans la littérature médicale francophone.

Fréquence du syndrome post-chute

Aucune étude ne s’intéresse spécifiquement à la fréquence du syndrome post-chute, mais plusieurs l’évoquent de manière indirecte. En voici une synthèse.

EtudeType de personnes étudiéesNombre total de personnesNombre de personne avec un syndrome post-chuteFréquence du syndrome post-chute
Kechaou 2019Personnes âgées de plus de 65 ans ayant fait au moins une chute au cours de l’année passée, ayant été hospitalisé ou suivies en ambulatoire en gériatrie. Pays : Tunisie65512,5 %
Alarcon 2006Personnes hospitalisées suite à une fracture de la hanche. Pays : Espagne196105,1 %
Miro 2019Personnes de plus de 65 ans hospitalisées en gériatrie suite à une chute. Pays : Espagne45223652,8 %
Fréquence du syndrome post-chute selon différentes études

On voit que la fréquence d’un syndrome post-chute après une chute varie beaucoup selon ces 3 études. Cela peut être dû au fait que la diagnostic d’un syndrome post-chute n’est pas très reproductible : il n’y a pas de critère très clairs permettant de manière sûre à 2 examinateurs en aveugle de diagnostiquer un syndrome post-chute.

Dans tous les cas, ce syndrome est relativement fréquent puis qu’il survient sur au moins 5 % des personnes âgées après une chute selon ces études.

Conséquences du syndrome post-chute

Après une chute, les personnes âgées perdent souvent un peu de leurs capacités fonctionnelles. Par exemple, elles ont besoin d’une aide technique pour marcher, marchent sur un moins long périmètre, ne peuvent plus descendre les escaliers, n’arrivent plus à rentrer dans leur baignoire, etc.

Certains facteurs majorent ce risque de perdre ses capacités fonctionnelles. Voici ces facteurs :

(Miro et al., 2019)

Les personnes peuvent aussi avoir peur de tomber. La kinésithérapie peut alors être utile pour diminuer la peur de tomber.

Syndrome de régression psycho-motrice : rétropulsion en position assise, les fesses de la personne âgée glissent spontanément tout de suite vers le bord du fauteuil. Cela peut conduire même à la chute depuis le fauteuil en glissant vers l’avant. (Image : Pfitzenmeyer et al. 1999)

Diagnostic du syndrome post-chute

Le syndrome post-chute se diagnostique simplement par l’observation de la personne. Une personne habituée à travailler avec des séniors remarque spontanément un syndrome post-chute si elle observe quelques dizaines de secondes une personne assise, debout ou en train de marcher avec une aide technique.

Il n’y a pas lieu de réaliser des examens complémentaires pour poser le diagnostic. Il est cependant possible de faire prendre différentes positions à la personne pour évaluer la gravité de l’attitude en rétropulsion et son caractère corrigeable ou non.

Des tests sous forme de questionnaires existent pour évaluer la peur de tomber. Un test validé en français et qui permet d’évaluer de manière un peu plus reproductible la sévérité du syndrome post-chute est le FES-I.

Le FES-I peut être utilisé chez une personne âgée ayant un syndrome post-chute, qui garde des capacités cognitives suffisamment importantes pour répondre de manière fiable à ces questions et des capacités motrices suffisamment importantes.

Dans la pratique, ce test est rarement utilisé dans le cadre d’un syndrome post-chute. En effet, en cas de syndrome post-chute, les personnes atteintes ont des limitations telles qu’elles n’arrivent à faire aucune des actions et activités décrites dans le questionnaire.

Syndrome post-chute : rééducation

Il n’existe pas à ce jour pas d’études comparant l’efficacité de différents types de rééducation pour prendre en charge le syndrome post-chute. Il n’existe pas non plus d’études comparant l’évolution d’une personne recevant la visite régulière d’un kinésithérapeute ou d’un autre spécialiste de la rééducation, à celles d’une personne qui n’a pas de rééducation en présence d’un syndrome post-chute.

On observe cependant dans la pratique une évolution vers une dégradation des capacités motrices de la personne en l’absence de réadaptation à la position assise, au transfert ou à la marche par une personne ayant de l’expérience avec les personnes âgées. A l’inverse, une personne accompagnée plusieurs fois par semaine peut en l’espace de quelques semaines retrouver son état fonctionnel antérieur et ré-arriver à réaliser des transferts ou la marche qu’elle n’arrivait plus à réaliser depuis son syndrome post-chute.

La rééducation consiste au ré-apprentissage des gestes fonctionnels devenus difficiles à réaliser. Pour cela, les kinésithérapeutes font réaliser des exercices et des postures à la personne pour la ré-habituer à ne plus être en rétropulsion, pour arriver à remettre son centre de gravité plus vers l’avant. Il faut à tout prix éviter que la personne âgée prenne l’habitude de se lever en étant tractée par les mains ou les épaules, ce qui aggrave l’attitude en rétropulsion. Il faut l’inciter à pousser plutôt sur ses mains.

Les kinésithérapeutes incitent la personne atteinte du syndrome post-chute à faire le plus possible les choses par elles-mêmes. Les personnes sont guidées verbalement, et aidées physiquement à minima pour ré-apprendre les différents gestes du quotidien.

Le choix d’une aide technique à la marche appropriée est déterminé avec les kinésithérapeutes ; il s’agit souvent d’un déambulateur 2 roues dans un premier temps (voir cet article sur le choix d’un déambulateur pour la maladie de Parkinson ; ces conseils sont valables aussi pour les personnes ayant un syndrome post-chute, car elles sont des caractéristiques communes avec les personnes atteintes de Parkinson).

La personne âgée debout est en rétropulsion. La rétropulsion est majorée par la personne qui lui donne les mains pour l’aider à réaliser ses transferts. Tout l’enjeu de la rééducation d’un syndrome post-chute est d’arriver à réaliser les transferts sans encourager la rétropulsion de la personne âgée, en l’aidant à pousser plutôt que tirer sur ses mains. (Image : Pfitzenmeyer et al. 1999)

Parmi les astuces utilisées par les kinésithérapeutes, on peut noter le fait de :

Toute la difficulté est de trouver les postures et exercices qui permettent de remettre la personne âgée en confiance et de solliciter à nouveau ses capacités motrices dans une juste mesure, sans la mettre trop en danger, mais en la sortant tout de même de sa zone de confort.

Il n’y a pas de contre-indication formelle à la rééducation d’un syndrome post-chute, même en présence d’autres pathologies telles que l’insuffisance cardiaque.

Résumé des moyens à mettre en œuvre en kinésithérapie pour la rééducation d’un syndrome post-chute

Une seule étude décrit l’évolution de plusieurs personnes ayant eu un syndrome post-chute et des séances de rééducation. Elle a été menée sur 13 femmes de plus de 70 ans hospitalisées suite à une chute et un syndrome post-chute. Elles n’avaient pas de troubles cognitifs majeur, ni de fracture suite à la chute, ni de pathologie aigüe ou de malaise lors de la chute.

Elles avaient 45 minutes de rééducation par jour durant leur hospitalisation, centrée sur le fait de supprimer l’attitude en rétropulsion et retrouver les capacités fonctionnelles telles que les transferts et la marche. Dans un second temps, la rééducation portait sur le fait de retrouver un meilleur équilibre. L’hospitalisation a duré en moyenne 20 jours. Cette étude montre que :

(Pfitzenmeyer et al. 2001)

Syndrome post-chute : prise en charge pluridisciplinaire

Le travail pluri-disciplinaire est de mise pour que la rééducation du syndrome post-chute soit une réussite le plus rapidement possible. Il faut que l’ensemble des soignant.es s’occupant de la personne (aidant.es familiaux, aide-soignant.es, auxiliaires de vie, médecins, ergothérapeutes, kinésithérapeutes, etc.) adoptent la même attitude vis-à-vis du syndrome post-chute : rassurer la personne atteinte, tout en sollicitant le plus possible sa participation à tous les gestes du quotidien sans majorer son attitude en rétropulsion.

Cela est particulièrement important durant les temps de transfert et de nursing de la personne. Les kinésithérapeutes peuvent remontrer aux familles et aux professionnel.les de santé et de l’aide à la personne comment prendre en charge une personne ayant un syndrome post-chute pour ne pas aggraver sa désadaptation psycho-motrice.

Prévention du syndrome post-chute

Les conseils véhiculés pour la prise en charge du syndrome post-chute sont en fait valables pour l’accompagnement de toute personne qui a besoin d’aide pour se déplacer ou sortir de son lit ou de son fauteuil. Et ce quelque soit son âge : de l’enfant atteint de paralysie cérébrale ou d’une maladie génétique, à l’adulte victime d’un accident et souffrant de séquelles orthopédiques ou neurologiques, aux séniors qui ont ou non des antécédents de chute. Il faut privilégier par exemple le fait de pousser sur ses bras plutôt que tirer, et encourager les personnes à faire le maximum par elles-mêmes.

Cela peut permettre d’éviter l’apparition de l’attitude en rétropulsion en gériatrie, ou tout du moins retarder son apparition ou son ampleur.

Des séances de kinésithérapie peuvent également prévenir le risque de chute chez les personnes de plus de 65 ans. Les personnes ayant la maladie de Parkinson sont potentiellement plus à risque d’avoir un syndrome post-chute.

Cas cliniques (exemples) de syndromes post-chute

Voici des exemples de syndrome post-chute chez des patient.es que j’ai pris en charge en kinésithérapie au cours de ces dernières années. Certains éléments ont été modifiés afin de respecter l’anonymat des personnes, mais ne changent rien significativement au cas clinique.

Mme H

Antécédents et autonomie antérieure

Mme H a 85 ans. Elle a été opérée au cours des 5 dernières années de plusieurs prothèses de genou et hanche à cause de coxarthrose et gonarthrose. Jusqu’à ce qu’elle développe un cancer il y a quelques mois, elle était complètement autonome. Elle marchait sans aide technique et n’était jamais tombée. Elle n’avait et n’a aucun trouble cognitif.

Causes et apparition du syndrome post-chute

Elle est restée alitée et au fauteuil environ 2 mois à cause de son cancer, de la chimio et de la chirurgie qu’elle a eu. Elle est ensuite allée en soins de suite et de réadaptation. Elle avait alors un syndrome post-chute modéré, qui l’empêchait de se mettre debout. Elle réalisait ses transferts au lève-malade.

Elle bénéficiait de séances de kinésithérapie environ 3 fois par semaine. Selon les jours, elle arrivait à se verticaliser aux barres parallèles et à faire quelques pas, mais le syndrome post-chute persistait. Elle avait besoin d’être en traction (de tirer sur ses bras à partir d’une structure fixe comme les barres parallèles, ou un déambulateur tenu par un soignant) pour tenir debout.

A la fin de son séjour en SSR, les transferts étaient réalisés avec un déambulateur, en présence d’un soignant. Malheureusement Mme H a chuté à 3 reprises au cours de cette période. Lorsqu’elle est rentrée au domicile, son syndrome post-chute s’était majoré suite à ses chutes. La position assise bord de lit était impossible sans l’aide importante d’un.e soignant.e, et elle était réalisée en totale rétropulsion. Les transferts au déambulateur et la verticalisation n’étaient plus possibles à cause du syndrome post-chute, bien que Mme H soit très demandeuse de retrouver la marche.

Rééducation du syndrome post-chute

Les séances de kinésithérapie ont d’abord eu pour objectif que Mme H retrouver une position assise autonome afin de faciliter les transferts et l’habillage. Pour cela, un sevrage progressif de l’aide à la tenue assise au bord du lit a été réalisée. Au début, la kinésithérapeute maintenait le dos de Mme H à l’aide de ses deux mains. Petit à petit, la poussée exercée pour la maintenir assise a été diminuée. La consigne pour Mme H était d’emmener son thorax le plus possible en avant. Ses 2 mains devaient être posées sur le lit, sans chercher à tirer les draps ou le matelas. Au bout de 3 séances d’environ 20 minutes de cet exercice, Mme H avait retrouvé la position assise en autonomie, sans l’aide des bras autrement qu’en les posant sur le lit. L’attitude en rétropulsion revient cependant régulièrement en cas d’alitements prolongés ou de fatigue importante.

Une fois la position assise acquise, la verticalisation a pu être envisagée. Mme a d’abord été verticalisée à l’air d’un déambulateur sur lequel elle avait le droit de tirer pour tenir debout. Le but était déjà de retrouver la verticalisation, même s’il fallait pour cela susciter la rétropulsion. Une fois que Mme H a retrouvé suffisamment de force dans les jambes, d’endurance à l’effort et de sécurité pour se verticaliser dans ses conditions, le sevrage de la rétropulsion debout a été entamé. Pour cela, le déambulateur n’a plus été maintenu au sol par la kinésithérapeute, mais petit à petit de moins en moins retenu. La consigne était que Mme ne tire plus sur le déambulateur mais pose simplement ses mains dessus. Elle était encouragée à emmener de nouveau son thorax vers l’avant.

Au bout de 5 séances d’environ 10 minutes en position debout (en continuant en plus les exercices en position assise en), la verticalisation avec déambulateur en autonomie et sans rétropulsion a été possible et maintenue 2 minutes. La marche pour quelques pas a alors été possible. Malheureusement, des douleurs articulaires aux genoux et hanches ont fait stoppé la rééducation de la marche. Seule la verticalisation pour faciliter les transferts a été maintenue dans le temps.

L’essentiel à connaître sur le syndrome post-chute de la personne âgée

  • En cas de syndrome post-chute, la personne est penchée le buste vers l’arrière en position assise, ou les fesses vers l’arrière en position debout. La marche et les transferts sont difficiles voire impossibles.
  • Il est possible de retrouver le niveau fonctionnel antérieur en quelques semaines par une rééducation pluri-herbdomadaire et la participation de tous les intervenant.es de la personne.

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Voir aussi :

📕 Sources 📕

Littérature académique francophone

Revue médicale suisse. 2006. Le syndrome post-chute : comment le reconnaître et le traiter

Reuve médicale de liège. 2012. Le syndrome de désadaptation psycho-motrice : une entité clinique encore mal connue.

La revue de médecine interne. 2006. Le syndrome de désadaptation psycho-motrice

Littérature scientifique internationale

Ces études ont été trouvées à partir d’une recherche dans la Medline avec les mots clés suivants : Posterior pusher syndrome or post-fall syndrome or Psychomotor disadaptation syndrome. Dernière mise à jour : février 2020.

Ticini LF, Klose U, Nägele T, Karnath HO. Perfusion imaging in Pusher syndrome to investigate the neural substrates involved in controlling upright body position. PLoS One. 2009;4(5):e5737. Published 2009 May 29. doi:10.1371/journal.pone.0005737

Kechaou I, Cherif E, Sana BS, Boukhris I, Hassine LB. Complications traumatiques et psychosociales des chutes chez le sujet âgé tunisien [Traumatic and psychosocial complications of falls in the elderly in Tunisia]. Pan Afr Med J. 2019;32:92. Published 2019 Feb 26. doi:10.11604/pamj.2019.32.92.16667

Pfitzenmeyer, P., Mourey, F., Tavernier, B., & Camus, A. (1999). Psychomotor desadaptation syndrome. Archives of Gerontology and Geriatrics, 28(3), 217–225.

Pfitzenmeyer et al. Rehabilitation of serious postural insufficiency after falling in very elderly subjects. Archives of Gerontology and Geriatrics. Volume 33, Issue 3, November 2001, Pages 211-218

Alarcon, T., Gonzalez-Montalvo, J. I., Barcena, A., & Gotor, P. (2006). Post-fall syndrome: a matter to study in patients with hip fractures admitted to orthopaedic wards. Age and Ageing, 35(2), 205–206.

Miró, Ò., Brizzi, B. N., Aguiló, S., Alemany, X., Jacob, J., Llorens, P., … Martín-Sánchez, F. J. (2019). 180-Day Functional Decline among older patients attending an emergency department after a fall. Maturitas.

Images

Understanding and treating « pusher syndrome ». Hans-Otto Karnath, Doris Broetz. 2003 | Pfitzenmeyer, P., Mourey, F., Tavernier, B., & Camus, A. (1999). Psychomotor desadaptation syndrome. Archives of Gerontology and Geriatrics, 28(3), 217–225.

Publié par Nelly Darbois

J’aime écrire des articles qui répondent aux questions des internautes en me basant sur mon expérience et des recherches approfondies dans la littérature scientifique internationale. J’habite en Savoie 🌞❄️ où je travaille comme kiné et communicante pour des revues scientifiques et des sites web. Tous mes articles.

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