Ces 4 dernières années, j’ai pris en charge régulièrement des personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou d’un syndrome parkinsonien.
Et la plupart d’entre-elles étaient préoccupées par le fait d’être de plus en plus penchées vers l’avant, à cause de ce qu’on appelle la camptocormie.
Je récapitule dans cet article tout ce qui me semble intéressant à connaître à ce sujet.
En me basant sur mon expérience de kiné, et sur des recherches documentaires dans les études médicales publiées un peu partout dans le monde.
J’espère que cet article vous sera utile ! Si vous avez des remarques, des compléments d’information, des expériences ou des questions à partager, rendez-vous en commentaire 🙂.
♻️ Dernière mise à jour : octobre 2023.
👩⚖️ Déclaration de liens d’intérêts financiers : aucun en lien direct avec le sujet. Ma déclaration de liens d’intérêt complète est en mentions légales. Rédigé par Nelly Darbois, kiné et rédactrice scientifique
Sommaire
C’est quoi la camptocomie quand on a Parkinson ?
La camptocormie, c’est le fait d’avoir courbure excessive vers l’avant de la colonne vertébrale, généralement au niveau de la région thoracique, et sans faire exprès.
Pour conserver l’équilibre et ne pas basculer vers l’avant, on a tendance (sans s’en rendre compte) à plier aussi les genoux et les hanches lorsqu’on a une camptocormie. La photo ci-dessous l’illustre :
Cette courbure excessive peut s’accentuer pendant la marche ou la position debout et peut s’atténuer en position couchée. On dit dans ce cas qu’elle est partiellement réductible : elle peut se réduire selon notre position.
Quelle différence avec le fait d’être bossu (= gibbosité dans le language médical, cyphose ou cyphoscioliose) ?
La principale différence, c’est que quand on est bossu, cela n’est quasimment pas réductible : la colonne vertébrale est vraime fixée structurellement comme ça.
On parle de camptocormie dans le cas de Parkinson car justement, la maladie ou le syndrôme parkinsonien est la principale cause de camptocormie.
Les personnes qui ont une camptocormie ont le haut du dos arrondi et sont plus penchées vers l’avant. Elles ont aussi souvent les genoux plus pliés.
Quelles sont les causes de la camptocormie ?
La camptocormie est quelque chose qu’on connaît et étudie depuis au moins le 19ème siècle (Srivanitchapoom 2016).
La cause la plus fréquente de camptocormie est justement la maladie de Parkinson, ou un syndrôme Parkinsonien.
Les autres causes sont :
- la dystonie,
- l’atrophie multisystémique,
- la maladie d’Alzheimer,
- la myopathie,
- la maladie des motoneurones,
- la myasthénie,
- ou la polyneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique.
Et les causes possibles mais encore plus rares sont :
- des réactions indésirables aux médicaments (Sodium valproate, Clozapine, Olanzapine, Pramipexole, Ropinirole : Srivanitchapoom 2016)
- une hernie discale,
- de l’arthrose,
- un traumatisme de la colonne vertébrale,
- un trouble paranéoplasique,
- une maladie psychiatrique,
- des prédispositions génétiques, sans « cause » identifiée.
On parle de « cause » mais le terme plus précis serait « association » : la camptocormie est le plus souvent associée à la maladie de Parkinson, et parfois à d’autres pathologies.
Mais pourquoi concrètement quand on a Parkinson, on a plus de risque d’avoir une camptocormie, d’être vouté ?
Quel lien entre camptocormie et Parkinson ?
Le lien entre la maladie de Parkinson et la camptocormie n’est pas complètement compris. Il est probablement dû à la combinaison de facteurs neurologiques et musculaires.
Quand on a la maladie de Parkinson, on a certaines cellules du cerveau qui s’abiment. À cause de ça, certains de nos muscles et la commande de ces muscles peut moins bien fonctionner.
Or, ce sont nos muscles qui nous permettent de ne pas être voutés. Si nos muscles sont moins forts, on peut avoir tendance à être plus vouté.
La maladie de Parkinson entraîne aussi des troubles de la posture pas forcément dûs à la perte musculaire.
Est-ce que toutes les personnes qui ont Parkinson seront touchées un jour par la camptocormie ?
Non, tous les gens qui ont Parkinson ne développent pas forcément une camptocormie. Et cela n’arrive pas forcément toujours au bout d’une même durée d’évolution de la maladie.
Environ 3 à 17 % des personnes atteintes de Parkinson ont aussi une camptocormie. C’est donc une minorité.
Source : Fasano et al. 2017
Il n’existe pas de traitement permettant de prévenir l’apparition de la camptocormie.
En revanche, maintenir le plus possible une certaine souplesse et un certain niveau d’activité physique peut probablement limiter l’intensité de la camptocormie, et la gène qu’elle occasionne.
La camptocormie survient plus souvent chez les personnes ayant Parkinson et :
- les femmes plus âgées ;
- une maladie qui évolue depuis plus longtemps et une forme plus grave ;
- des troubles cognitifs,
- une dose quotidienne plus élevée de lévodopa,
- plus de problèmes moteurs et dedysfonctionnements autonomes tels que l’incontinence urinaire et la constipation.
Source : Srivanitchapoom 2016
Quelles sont les conséquences de la camptocormie ?
Mes patient(e)s atteint(e)s de Parkinson et de camptocormie ne décrivaient pas forcément la même gène :
- certain(e)s étaient surtout géné(e)s esthétiquement, socialement, par leur apparence ;
- d’autres décrivaient des douleurs dans le dos ;
- d’autres étaient génés pour se lever ou marcher, ayant la ensation d’avoir mojns d’équilibre ;
- d’autres avaient des difficultés pour s’habiller ;
- d’autres étaient surtout inquiets quand à l’évolution possible ;
- d’autres enfin ne décrivaient aucune gène ou préoccupation particulière par rapport à ça.
Voici les conséquences possibles (mais pas systématiques !) décrites dans les études menées sur des personnes qui ont Parkinson ET une camptocormie (par rapport aux personnes ayant Parkinson sans camptocormie) :
- l’embarras personnel ;
- l’instabilité posturale,
- impact sur la fonction respiratoire (controversé),
- risque plus important de thrombose veineuse profonde (caillot qui se forme dans une veine).
Source : Srivanitchapoom 2016

Est-ce qu’il faut faire un IRM pour diagnostiquer la camptocormie ?
Souvent, la camptocormie est diagnostiquée simplement cliniquement, en observant la personne.
Une équipe de recherche canadienne (Fasano et al. 2017) a voulu préciser ce qu’on pouvait mettre derrière camptocormie, et a établit qu’il fallait un certain degré d’angulation au niveau des hanches et du thorax pour paler de camptocormie :
- au moins 30° au niveau du pivot lombaire (L1-Sacrum, flexion de la hanche, c’est-à-dire la camptocormie inférieure) ;
- et/ou au moins 45° au niveau du pivot thoracique (de C7 à T12-L1, c’est-à-dire la camptocormie supérieure).
Cela en position debout.
Certain(e)s médecins font passer des radios ou des IRMs. Souvent plutôt pour éliminer d’autres problèmes, car le fait de faire un IRM ou de mesurer précisément le degré de déformation ne donne pas plus de pistes de traitement.
Faire un IRM ou une radio est souvent facultatif quand on a une camptocormie.
Quel est le traitement de la camptocormie, avec ou sans Parkinson ?
Comme vous le savez peut-être si vous êtes un(e) habitué(e) de Fonto Media, j’aime m’appuyer sur les études publiées dans les revues scientifiques pour évoquer les différents traitements d’un problème, leur efficacité et leurs risques.
En plus bien sûr de mon expérience.
Ça tombe bien, il y a en a plus de 200 sur la camptocormie en général :

Et plusieurs dizaines spécifiquement sur la camptocormie et Parkinson :
Je vous fais donc un résumé de ce qui me semble le plus pertinent, tiré de ces publications.
Certains des traitements (comme le corset) sont spécifiques à la camptocormie, d’autres sont des traitements plus généraux de Parkinson.
Adaptation du traitement médicamenteux (dopamine notament)
De nombreuses personnes atteintes de Parkinson ont un traitement par voie orale à base de dopamine (souvent de la levodopa). Il ne semble pas que ce traitement ait un impact significatif sur la camptocormie.
Source : Toshitaka
Rééducation, kiné et exercices contre la camptocormie ?
J’ai déjà dédié un article complet à la kinésithérapie en cas de Parkinson, et plus généralement à la pratique d’exercices réguliers et au maintien d’une activité physique.
Tout cela a un impact positif sur plusieurs choses en cas de Parkinson :
- la vitesse de marche,
- l’équilibre,
- et les capacités fonctionnelles.
Mais qu’en est-il de l’impact spécifique sur la camptocormie ?
Biomécaniquement, il est raisonnable de penser qu’en ayant un dos plus musclé, on aura tendance à moins être penché vers l’avant.
Mais est-ce que c’est vérifié chez les gens qui justement font spécifiquement des exercices de renforcement musculaire, des étirements, ou qui maintiennent des activités physiques sollicitant l’ensemble des groupes musculaires ?
Nous ne disposons pas de beaucoup de données à ce sujet.
Une étude a suivi 37 personnes atteintes de parkinson et de camptocormie. Elles étaient réparties en 2 groupes, chaque groupe faisant pendant 4 semaines 5 séances par semaine d’1 heure composée :
- pour un groupe, d’étirements, renforcement musculaire, marche, exercices d’équilibre ;
- pour l’autre groupe, des exercices actifs d’auto-correction avec des retours visuels et proprioceptifs, des exercices de stabilisation passive et active du tronc ainsi que des tâches fonctionnelles
Une personne évaluait ensuite si les personnes étaient plus ou moins inclinées après le programme d’entrainement, sans savoir à quel groupe elles appartenaient.
L’observateur a constaté que les personnes du groupe réalisant les auto-étirements s’étaient plus redressées que les autres.
Qu’en retenir ? Plus vous serez actif, plus vous aurez des chances de limiter l’aggravation de la camptocormie. Des exercices d’auto-grandissement peuvent être adaptés, mais encore faut-il être prêt à y consacrer autant de temps !
Source : Gandolfi 2019
La stimulation cérébrale profonde du noyau pallidum interne
C’est un traitement général de Parkinson, réservé aux personnes les plus atteintes.
Il est parfois proposé spécifiquement pour la camptocormie, mais on a encore très peu de recul dessus.
Dans une étude chinoise menée sur 12 personnes atteintes de Parkinson, un peu moins d’un an après la stimulation, l’angle mesuré avait diminué d’environ 40 % au niveau thoracique et 20 % au niveau lombaire.
Les effets secondaires liés à ce geste ne sont pas reportés dans la principale synthèse de littérature sur le sujet.
Source : Lai 2021 ; Wang 2023
Corset contre la camptocormie ?
Des corsets sur-mesure ou des orthèses de série sont parfois proposés conte la camptocormie. Lorsque leur effet est évalué, ils sont portés au moins 9 heures par jour, sur plusieurs mois.
Le port de corset n’a pas pour ambition de « guérir » la camptocormie mais simplement de limiter son ampleur, et de soulager les douleurs ou faciliter la mobilité.
Si des effets positifs sur la douleur ont pu être constaté, l’amélioration sur la posture et le redressement semble mineur voire inexistant.
Source : Margraf 2016
Voir aussi : mon avis de kiné sur les correcteurs de posture.
Injections de toxine botulique ou de lidocaine ?
Seul un petit nombre de personnes semblent améliorées par des injections de toxine botulique ou de lidocaine. Lorsqu’amélioration il y a, elle semble de seulement environ 10°.
Source : Margraf 2016
Chirurgie contre la camptocormie ?
La chirurgie correctrice est parfois proposée, mais c’est le traitement sur lequel on a le moins de recul. Les complications sont relativement fréquentes, même si l’opération a un impact positif sur la posture.
Elle consiste à fixer plusieurs vertèbres à l’aide de plaques, tiges et vis.
Source : Chan 2018
Perfusions sous-cutanées continues d’apomorphine ?
C’est un des autres traitements donnés pour lutter contre certains symptômes moteurs de parkinson. Le médicament est administré en petites quantités à travers un petit cathéter ou une aiguille sous la peau, souvent au niveau de l’abdomen. Cette méthode permet un contrôle précis de la dose et peut aider à maintenir des niveaux stables de dopamine dans le cerveau.
Son impact sur la camptocormie a été testé uniquement sur un tout petit nombre de personnes.
Source : Margraf 2016
Porter un sac à dos ?
Une équipe de recherche a proposé à un patient non amélioré par tous les traitements testés de porter un sac à dos de 6 kg. Le port du sac à dos améliorait la captocormie. Cela se comprend bien biomécaniquement : le poids du sac à dos oblige à se redresser.
Source : Margraf 2016
Existe-t-il des médecins spécialistes de la camptocormie ?
À ma connaissance, il n’existe pas de médecins spécialisés uniquement dans la camptocormie. Mais certains médecins peuvent avoir développé une expertise particulière parce qu’ils ou elles voient très régulièrement des personnes particulièrement génées par ce problème.
La probabilité est plus forte que vous trouviez ces médecins parmis les spécialités médicales suivantes :
- rhumatologie ;
- médecine physique et réadaptation ;
- chirurgie orthopédique du rachis ;
- neurologues.
Comment les trouver ?
- Tapez « médecin » et « camptocormie » dans Google Maps. Vous tomberez peut-être ainsi sur des médecins disposant de sites internet où ils ou elles évoqunt leur travail en lien avec la camptocormie
- Vous pouvez également demander à votre médecin traitant ou kiné s’il ou elle estime que ce soit pertinent de voir un médecin plus spécialisé, et s’il ou elle a des noms à vous recommander.
Résumé : camptocormie et Parkinson, que faire ?
Mon but avec cet article était de vous présenter l’ensemble des traitements proposés contre la camptocormie en cas de Parkinson. Et ce qu’on sait aujourd’hui de leurs effets et risques. Afin que vous puissiez vous faire votre propre avis sur leur intérêt pour vous.
Si vous souhaitez plus d’informations à leur sujet, j’ai mis en fin d’article le lien vers les publications scientifiques plus complètes (en anglais) qui détaillent les études testant ces traitements.
Quel est le meilleur traitement ?
Je pense que je ne suis pas la personne qui peut décider cela à votre place. Chaque piste de traitement a son lot plus ou moins certain et important d’amélioration potentielle. Mais aussi de contraintes voire d’effets indésirables.
C’est selon moi à vous de peser le pour ou le contre de chaque traitement (mais aussi, du fait peut-être de ne rien mettre en place de spécifique) en fonction des critères qui sont importants pour vous !
Vous pouvez aussi bien sûr en discuter avec vos professionnel(le)s de santé de confiance (kiné, médecin) afin d’avoir un retour plus personnalisé !
***
Je vous laisse aussi découvrir mes ebooks conçus sur la base des questionnements les plus fréquent(e)s des patient(e)s qui consultent mon site internet :
Des remarques, des questions ? Je suis disponible en commentaire (vous pouvez aussi me faire aussi savoir si vous souhaitez plus d’informations sur les exercices potentiellement intéresants) !
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- Les différentes spécialités chez les kinés
📚 SOURCES
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Srivanitchapoom P, Hallett M. Camptocormia in Parkinson’s disease: definition, epidemiology, pathogenesis and treatment modalities. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2016 Jan;87(1):75-85. doi: 10.1136/jnnp-2014-310049. Epub 2015 Apr 20. PMID: 25896683; PMCID: PMC5582594.
Alfonso Fasano, Christian Geroin, Alfredo Berardelli, Bastiaan R. Bloem, Alberto J. Espay, Mark Hallett, Anthony E. Lang, Michele Tinazzi, Diagnostic criteria for camptocormia in Parkinson’s disease: A consensus-based proposal,
Parkinsonism & Related Disorders, Volume 53, 2018, Pages 53-57, ISSN 1353-8020,
https://doi.org/10.1016/j.parkreldis.2018.04.033.
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Wang F, He L, Zhao H, Guo X. Efficacy of Deep Brain Stimulation for Camptocormia in Parkinson’s Disease: A Systematic Review and Meta-Analysis. J Integr Neurosci. 2023 Jan 5;22(1):11. doi: 10.31083/j.jin2201011. PMID: 36722246.
Chan AK, Chan AY, Lau D, Durcanova B, Miller CA, Larson PS, Starr PA, Mummaneni PV. Surgical management of camptocormia in Parkinson’s disease: systematic review and meta-analysis. J Neurosurg. 2018 Sep 14;131(2):368-375. doi: 10.3171/2018.4.JNS173032. PMID: 30215560.
Gandolfi M, Tinazzi M, Magrinelli F, Busselli G, Dimitrova E, Polo N, Manganotti P, Fasano A, Smania N, Geroin C. Four-week trunk-specific exercise program decreases forward trunk flexion in Parkinson’s disease: A single-blinded, randomized controlled trial. Parkinsonism Relat Disord. 2019 Jul;64:268-274. doi: 10.1016/j.parkreldis.2019.05.006. Epub 2019 May 3. PMID: 31097299.
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Rédigé par Nelly Darbois
J’ai exercé la profession de kinésithérapeute. J’ai créé Fonto Media en 2019 alors que j’étais encore kiné. Aujourd’hui, je continue à gérer Fonto Media tout en accompagnant les professionnels sur Wikipédia avec Wikiconsult.








