On vient de diagnostiquer une maladie de Sever à votre enfant, ou vous avez des doutes à ce sujet à cause de douleurs qu’il a au talon après avoir fait du sport ?
Ayant été dans cette situation en plus d’être kiné, j’ai trouvé qu’il y avait très peu d’informations à la fois précises et aidantes / concrètes sur le sujet sur le web, sur la conduite à tenir.
Me voilà donc à écrire cet article sur la base de trois choses :
- mes connaissances de kiné ;
- mes recherches documentaires dans la littérature médicale internationale ;
- mon expérience de maman d’un garçon de 8 ans qui a eu ce diagnostic.
♻️ Dernière mise à jour : 4 septembre 2024.
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Rédigé par Nelly Darbois, kiné et rédactrice scientifique
Sommaire
Comment être sûr que c’est bien une maladie de Sever ?
La maladie de Sever (aussi appelée apophysite du calcanéum) est une douleur au talon qui survient principalement chez les enfants et les adolescents en pleine croissance, généralement entre 8 et 15 ans.
Elle se produit lorsque le cartilage de croissance à l’arrière du talon, où le tendon d’Achille s’attache sur l’os calcanéum, est irrité ou enflammé.

Un simple examen clinique et interrogatoire peut suffire à poser le diagnostic, par le médecin traitant.
Une radiographie est parfois réalisée en cas de doute sur le diagnostic, notamment pour éliminer une fracture.
Les symptômes sont très caractéristiques.
- Douleur au talon (généralement à l’arrière du talon) surtout lors d’activités physiques (course, saut, marche prolongée)
- Sensibilité ou douleur à la pression sur le talon, 2/3 cm au-dessus
- Boiterie ou difficulté à marcher correctement, surtout après la pratique sportive
- Raideur dans le talon ou la cheville (surtout après une période de repos)
- Enflure légère autour du talon
- Douleur bilatérale (affecte les deux talons chez 6 enfants sur 10, bien que parfois un seul soit touché)
- Survient pour la première fois entre 8 et 15 ans.
Illustration avec un cas concret (mon fils de 8 ans et demi) : comme il y a plusieurs cas de maladies rhumatismales chroniques dans la famille (spondylarthrite et polyarthrite rhumatoïde), nous avons fais une prise de sang pour quantifier la CRP, et éliminer une origine rhumatismale. Nous n’avons fait aucun autre examen, à part l’examen clinique du médecin traitant.
Source : Smith 2024
À quoi est-elle due : les causes ?
Voici les caractéristiques qu’on retrouve souvent (mais pas toujours) chez les enfants à qui on diagnostic la maladie de Sever :
- activité sportive intense ou excessive, impliquant des courses et des sauts répétitifs, comme le basket-ball, le football, l’athlétisme, la course à pied et la gymnastique ;
- IMC élevé ;
- une amplitude de mouvement limitée de la cheville surtout en flexion dorsale (quand on remonte l’extrémité du pied vers le haut) ;
- des chaussures de sport mal amorties ou usées,
- déformations du membre inférieur genou varum, varus de l’avant-pied, le pied creux ou le pied plat.
Note personnelle : dans notre cas, c’est apparu au cours de l’été, où notre fils a notamment pris 2 cm en 1 mois et demi. Il a fait beaucoup de trampoline cet été là, et la première douleur importante est apparue après avoir marché plusieurs heures dans un musée. La douleur apparaissait ensuite après avoir fait de la course à pied ou du foot avec ses copains.
Source : Nieto Gil 2023
Quel est le traitement à mettre en place ?
Il existe peu d’études visant à évaluer comment la maladie de Sever évolue dans le temps, avec ou sans traitement. Et encore moins d’études qui évaluent l’efficacité d’une prise en charge ou d’un traitement par rapport à un autre.
C’est pour cela que pour cette partie, je m’appuie aussi sur les résultats des études portant sur la maladie d’Osgood-Schlatter, qui est en gros la même chose mais au niveau du genou, et qui est plus étudiée.
Voici d’ailleurs le nombre de publications scientifiques sur la maladie d’Osgood-Schlatter :
et le nombre de publications scientifiques sur la maladie de Sever :
En gros, le traitement de la maladie de Sever repose sur 2 choses :
- adapter le niveau d’activité physique au regard des douleurs : avec une approche très conservatrice où toute activité physique en charge est proscrite pendant au moins un mois (sport, mais aussi de loisir), ou une approche plus libérale où on s’adapte au ressenti douloureux de l’enfant qui peut continuer le sport même en club ;
- soulager la douleur par le biais d’étirements, de physiothérapie, d’attelle, du port de semelles, de séances de kiné, voire de médicaments. L’alimentation n’a pas d’impact direct.
Allons maintenant un peu plus dans le détail.
Note personnelle : notre médecin généraliste nous a préconisé : 1/ prise d’aucun médicaments ; 2/ repos sportif strict (sauf vélo, natation) pendant au moins 1 mois puis reprise progressive : aucune activité sportive nécessitant de courir ou sauter, même à l’école ou en récréation ; 3/ étirements. Nous avons respecté uniquement le point 1/. J’explique pourquoi et ce que nous avons mis en place dans la partie suivante.
Mise au repos
En cas de maladie de Sever, les douleurs sont augmentées ou déclenchées quand l’enfant est debout, et plus particulièrement s’il marche, court ou saute longtemps.
Le principal axe de traitement est donc le repos relatif, au moins 1 mois (voire beaucoup plus). Avec de grandes différences de recommandations, comme l’illustrent les 2 sources différentes :

À l’inverse, il est possible de se voir recommander une approche moins stricte :

✅🛑 Si votre enfant n’est pas particulièrement embêté à l’idée d’arrêter complètement le sport à l’école et à côté, alors il semble adapté d’arrêter au moins un mois, puis reprendre progressivement.
Pendant cette période de repos, la marche est possible, mais aussi les activités physique avec ses copains, tant qu’elles ne réveillent pas trop la douleur.
Et le vélo ou la natation reste adaptés, car il est important que les enfants restent actif pour leur santé actuelle et futur !
Votre médecin peut prescrire une dispense de sport pour l’école.
✅🟧 Si votre enfant vit comme un drame l’arrêt du sport et est inconsolable à cette idée, alors une autre approche est envisageable.
Elle consiste à laisse votre enfant pratiquer autant qu’il le souhaite et lui faire confiance pour arrêter ou diminuer la fréquence ou l’intensité si cela est insupportable…
Ce choix n’est pas irresponsable : il peut s’appuyer sur le fait que rien ne garantit que le repos permette la guérison. Les cas de retour des douleurs après des arrêts de plusieurs mois (voire années) de tout sport sont fréquents.
De même, j’en reparlerai plus loin, mais il n’y a pas de preuve forte en faveur de complications ou séquelles chez les enfants qui continuent à pratiquer des sports contraignants.
Bien évidemment, l’idéal étant de pouvoir en discuter avec le médecin ou kiné qui suit votre enfant, et votre enfant, pour envisager les différents scénarios possibles dans votre cas.
Notez que certain(e)s chirurgien(ne)s orthopédistes peuvent aller jusqu’à prescrire un plâtre ou une botte de marche, pour forcer la mise au repos. L’enfant doit alors utiliser un fauteuil roulant ou des cannes béquilles.
Là encore, sans grande preuve qu’il y ait un intérêt ; hormis soulager les douleurs qui ne passeraient pas autrement.
Note personnelle : nous avons choisit l’option 2 : laisser notre enfant doser. L’arrêt de l’athlétisme et du sport à l’école, qu’il venait tout juste de reprendre après 2 mois de grandes vacances, était assez inenvisageables pour lui. Nous avons privilégié la douleur ponctuelle à la tristesse… En ré-évaluant bien sûr au fil du temps si c’était la meilleure option.
Étirements
Vous lirez probablement à droite à gauche que les étirements du mollet (muscle triceps surral et gastronémiens), en flexion dorsale, sont à adopter en cas de maladie de Sever.
Voici les avantages et inconvénients à les adopter, seul à la maison ou chez votre kiné.
✅ Avantages :
- le tendon d’Achille exerce une traction importante sur l’os du talon, surtout pendant la croissance rapide des enfants. Les étirements du muscle relié à ce tendon peuvent en théorie aider à allonger les muscles et tendons raccourcis, réduisant ainsi la pression exercée sur la zone douloureuse ;
- ils permettent de regagner en souplesse de la cheville (si elle s’est enraidie), la raideur pouvant gêner.
❌ Inconvénients :
- aucun essai clinique ne montre que les enfants en pratiquant régulièrement ont moins mal ou peuvent reprendre plus vite le sport comme ils le souhaitent ;
- s’étirer est contraignant pour la plupart des gens, et en particulier les enfants ;
- étirer le muscule peut aussi exercer de nouveau des contraintes et entretenir l’inflammation.
Note personnelle : notre fils n’ayant pas de raideur particulière au repos dans la cheville, et continuant par ailleurs à beaucoup solliciter l’amplitude de sa cheville, nous n’avons pas jugé pertinent d’introduire des étirements.
Attelle, semelle, talonnette, chaussage
Dans les rares études sur le sujet, le port d’attelle, de semelle ou de talonnette semble diminuer les douleurs. Et ce quelque soit le type d’orthèse utilisé !
Voici les différents types testés dans les études :
- talonnettes préfabriquées à base de gel en silicone (envisagez de la coller avec de la colle forte à la chaussure, sinon ça glisse et n’a plus aucun intérêt),
- semelles renforcées au talon (il faudra sûrement prendre une taille de chaussure au dessus pour pouvoir la mettre dedans) ;
- talonnettes rigides en thermoplastique ;
- orthèses préfabriquées pour étirer le mollet ;
- orthèses plantaires sur mesure pour étirer le mollet ;
- attelle de cheville en néoprène avec une talonnette intégrée ;
- attelle de pied élastique avec une bande en silicone intégrée sur la sangle du talon.
Les semelles offrent un amorti et réduisent donc la force d’impact sur le calcanéum lors de la frappe du talon, l’os qui pose problème dans la maladie de Sever.
En pratique : si vous souhaitez tester cela, je vous conseille d’opter d’abord pour le plus simple à tester : une simple talonnette ou semelle de série, achetée dans un magasin de sport ou sur internet (voir un exemple sur amazon).
Vous pouvez aussi trouver ce type de talonnette chez Décathlon.
Note personnelle : nous n’avons pas voulu pour l’instant mettre de semelle pour qu’il ressente la douleur et de lui-même diminue un peu la cadence… Nous veillons cependant à ce qu’il est des baskets de sport tout le temps (même pour marcher), et dans lesquels il se sent bien.
Source : Hernandez-Lucas, 2014
Concernant les chaussures, voici celles que nous privilégions pour notre fils, pour tous les jours (souples, semelles épaisses, adaptées à la course à pied, peu importe la marque) :


Médicaments
Des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont parfois prescrits pour soulager les douleurs, mais n’ont aucune action curative (= ne guérissent pas). Idem pour le paracétamol ou d’autres médicaments antalgiques.
Source : Smith 2024
Note personnelle : nous ne donnons aucun antalgique à notre fils, pour qu’il dose l’effort. Qui plus est, au repos (assis ou allongé) la douleur disparaît.
Traitement kiné
Des séances de kiné sont parfois prescrites. Là encore, les recommandations et pratiques divergent beaucoup.
Voici ce qu’on peut lire sur le site d’un médecin du sport, que j’ai déjà cité précédemment
Il s’engage de propos s’appuyant uniquement sur l’opinion personnelle de ce médecin. Rien ne laisse penser qu’astreindre un enfant à minimum 30 minutes d’étirements passifs chez le kiné 2 fois par semaine en plus d’exercices à la maison soit bénéfiques.
Je ne suis pas d’accord avec de telles recommandations qui semblent, à le lire, devoir s’appliquer à TOUS les enfants, y compris ceux qui exprimeraient un ras le bol de tant de soins.
Comtpe-tenu de l’incertitude de résultat, exiger des enfants de suivre ce type de séance me semble disproportionné.
Certains kinés vont avoir une approche plus basée sur les étirements et les exercices de renforcement musculaire du mollet, visant à remettre progressivement les contraintes sur l’articulation.
D’autres auront plus une approche centrée sur le soulagement des douleurs : kinesiotaping, ondes de choc, cryothérapie, massage.
Dans tous les cas, votre kiné peut être votre interlocuteur privilégier pour tenter d’adapter la pratique d’activité physique de votre enfant.
Il n’y a aucune étude à disposition qui nous permettraient de recommander plutôt l’une de ces approches, ou même le fait de suivre des séances de kiné par rapport à ne rien faire.
Note personnelle : mon fils a ses 2 parents kinés, et notre approche a simplement consisté à lui expliquer la pathologie, les attitudes possibles à adopter (ne pas hésiter à arrêter l’activité si trop de douleur, ne pas chercher à tester sa douleur en faisant certains exercices ou mouvements).
Quels sports sont autorisés ?
Les sports les moins contraignants en cas de maladie de Sever sont les suivant :
- natation, natation synchronisée, water-polo
- équitation ;
- vélo, VTT ;
- tir à l’arc ;
- aviron, kayac.
Et à l’inverse, les plus contraignants :
- tous les sports collectifs de type football, handball, basket, volleyball, etc.
- athlétisme, particulièrement l’endurance ;
- trampoline ;
- gymnastique.
Maintenant, il n’y a pas vraiment de sports interdits de manière absolue. Cela dépend beaucoup des médecins sur lesquels vous tombez, des douleurs de votre enfant, et de l’approche que vous souhaitez avoir.
Illustration : lorsque la maladie s’est déclenchée chez notre fils, il s’apprêtait à entamer sa deuxième année d’athlétisme, sport qui le passionne. Il avait déjà fait une année de natation arrêtée en court d’année faute d’intérêt, et fait déjà beaucoup de vélo au quotidien sans plus d’emballement. L’arrêt de l’athlé en club et à l’école étant inenvisageable pour lui, nous l’avons autorisé dans un premier temps à continuer l’athlé, en adaptant au fil d’eau, en gardant en joker le ping pong ou le water polo au cas où l’athlé deviendrait impraticable…
Combien de temps durent les douleurs ou la gêne ?
Il existe énormément d’évolutions différentes, et aucune donnée fiables sur la durée de la gêne en moyenne chez les enfants atteints de la maladie de Sever.
Ce qu’on observe au mieux : une seule crise douloureuse conduisant à avoir mal lors du sport pendant 1 ou 2 mois, sans que jamais cela recommence, et sans devoir arrêter le sport.
Ce qu’on observe au pire : des douleurs quasi-continues lors de la marche (et encore plus de la course ou des sauts) des 8 aux 15 ans de l’enfant, conduisant à devoir arrêter tout sport pendant de longs mois voire années, et à devoir quelques fois marché avec des béquilles ou utiliser un fauteuil roulant.
Il y a de fortes chances que votre enfant se trouve entre ces 2 extrêmes.
Notez que même dans les pires cas, les douleurs finissent pas disparaître à la fin de la croissance, vers 15 ans voire avant (même si d’autres types de douleurs comme des tendinopathies peuvent prendre le relais…).
Illustration : je mettrai à jour cet article au fur et à mesure de l’évolution dans notre cas.
Y a-t-il des complications possibles ?
Il y a peu de complications décrites dans la littérature scientifique, ni même dans les groupes de parents dont les enfants sont concernés.
Sont parfois décrits (de manière très rare, et même anecdotique) :
- algoneurodystrophie du pied (syndrome douloureux régional complexe) ;
- fasciite plantaire (aponévrosite plantaire) ;
- ostéomyélite (infection de l’os nécessitant des antibiotiques)
Point important : nous n’avons aucune preuve empirique pour dire que continuer le sport ou les activités physiques expose à un risque plus élevé de développer une de ces complications.
***
Voilà pour ce que je voulais vous dire à ce sujet ! Des questions, remarques ? Rendez-vous en commentaire !
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- Tout sur les douleurs de croissance nocturnes
- Traitement kiné et évolution de la maladie d’Osgood Schlatter
📚 SOURCES
Smith JM, Varacallo M. Sever Disease (Calcaneal Apophysitis) [Updated 2024 Jan 11]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2024 Jan-. Available from: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK441928/
Nieto-Gil P, Marco-Lledó J, García-Campos J, Ruiz-Muñoz M, Gijon-Nogueron G, Ramos-Petersen L. Risk factors and associated factors for calcaneal apophysitis (Sever’s disease): a systematic review. BMJ Open. 2023 Jun 6;13(6):e064903. doi: 10.1136/bmjopen-2022-064903. PMID: 37280033; PMCID: PMC10254686.
Hernandez-Lucas P, Leirós-Rodríguez R, García-Liñeira J, Diez-Buil H. Conservative Treatment of Sever’s Disease: A Systematic Review. J Clin Med. 2024 Feb 28;13(5):1391. doi: 10.3390/jcm13051391. PMID: 38592198; PMCID: PMC10932217.
Fares MY, Salhab HA, Khachfe HH, Fares J, Haidar R, Musharrafieh U. Sever’s Disease of the Pediatric Population: Clinical, Pathologic, and Therapeutic Considerations. Clin Med Res. 2021 Sep;19(3):132-137. doi: 10.3121/cmr.2021.1639. PMID: 34531270; PMCID: PMC8445662.
Mustapić M, Borić I, Lepur D, Zadravec D, Visković K. Sever’s disease complicated with osteomyelitis. Acta Clin Croat. 2014 Jun;53(2):252-5. PMID: 25163244.
Smith JM, Varacallo M. Osgood-Schlatter Disease. [Updated 2023 Aug 4]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2024 Jan-. Available from: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK441995/
Cornelia Neuhaus, Christian Appenzeller-Herzog, Oliver Faude,
A systematic review on conservative treatment options for OSGOOD-Schlatter disease,
Physical Therapy in Sport, Volume 49, 2021, Pages 178-187, ISSN 1466-853X, https://doi.org/10.1016/j.ptsp.2021.03.002.
Groupe Facebook de soutien entre parents : Maladie de Sever Entraide Parents

Rédigé par Nelly Darbois
J’ai exercé la profession de kinésithérapeute. J’ai créé Fonto Media en 2019 alors que j’étais encore kiné. Aujourd’hui, je continue à gérer Fonto Media tout en accompagnant les professionnels sur Wikipédia avec Wikiconsult.





