Fracture de fatigue tibia : temps de repos ? Rééducation ?

fracture de fatigue du tibia temps de repos

Vous avez une fracture de fatigue du tibia (appelée aussi fracture de stress), vous vous posez beaucoup de questions sur le temps de repos à respecter, le traitement, la durée de guérison ? Comment éviter la récidive ?

Je vais répondre à toutes ces questions sur la base de mon expérience de kinésithérapeute.

Vous verrez également que j’aime m’appuyer autant que possible sur les résultats des études cliniques menées sur le sujet et publiées dans la littérature scientifique internationale (toutes les références en fin d’article).

♻️ Dernière mise à jour : janvier 2023.
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Sommaire

Quels symptômes pour une fracture de fatigue du tibia ?

Les signes d’une fracture de fatigue du tibia (aussi appelée microfracture) sont :

  • une douleur à une partie bien précise le long du tibia, ou sur une bonne partie de sa longueur. Une fracture de fatigue du tibia fait mal la plupart du temps. Mais parfois, les personnes ne sentent pas tout de suite la douleur, voire jamais. La douleur s’aggrave au fil des activités et diminue au repos ;
  • un gonflement au niveau du tibia ;
  • des ecchymoses (bleus) ;
  • des difficultés à marcher ou à mettre du poids sur la jambe affectée.

Ces signes ne sont pas forcément tous présents.

Des tests cliniques sont parfois réalisés pour préciser le diagnostic :

  • le test du point d’appui au niveau du tibia, sur le genou du praticien (test de fulcrum tibial)  ;
  • on fait sauter la personne et on voit si cela déclenche la douleur (hop test).

Mais ils ne sont pas forcément très fiables.

Des examens complémentaires par imagerie (radiographie, écographie, scanner, scintigraphie osseuse) sont parfois réalisés pour être plus sûr du diagnostic. Mais ils ne sont pas systématiques.

échelles pour évaluer la gravité d'une fracture de fatigue du tibia
Une des classifications utilisées pour dire si la fracture de fatigue est plus ou moins grave et de bon pronostic. Source : Jasty 2021

On peut par exemple décider de les faire si les choses ne vont pas mieux après 2 ou 3 semaines de repos strict.

Source : Milgrom 2021

Peut-on confondre avec une périostite ?

Une périostite est une inflammation de la membrane qui entoure les os, tandis qu’une fracture du tibia est une rupture de l’os du tibia. Son autre nom : le syndrome de stress tibial médial.

La périostite est un problème qui concerne énormément de coureurs à pied. Et même de personnes qui ne font pas de sport, mais qui marchent par exemple beaucoup dans leur travail.

Les symptômes d’une périostite

Et il est vrai que ses symptômes ressemblent à ceux d’une fracture de fatigue :

  • douleur au toucher le long du tibia (et parfois au niveau du péroné), plutôt sur les 2/3 inférieur ;
  • douleur qui peut rester aussi au repos, sans toucher ;
  • douleur augmentée lors de l’effort sportif ;
  • gonflement.

L’intensité de la douleur n’est pas un bon indicateur. On peut avoir très mal et avoir simplement une périostite ou une tendinite. Et on peut avoir quasiment aucune douleur avec une fracture de stress (Milgrom 2021)

Diagnostic d’une périostite VS fracture de fatigue tibiale

Un médecin du sport ou kiné habitué à ce type de blessures peut tout de même assez facilement arriver à faire la différence entre une périostite et une fracture de fatigue. Ça s’appelle un diagnostic différentiel.

Déjà grâce à l’interrogatoire. Selon le type, la fréquence et l’intensité d’efforts que vous avez effectué ces derniers temps et vos symptômes, les professionnels de santé peuvent déjà faire une hypothèse. En cas de doute, les examens complémentaires (imagerie) viendront confirmer cela.

Mais les examens complémentaires n’est pas forcément indispensable, car le traitement d’une périostite et d’une fracture de fatigue suit les mêmes grandes lignes : la mise au repos et la remise en charge progressive.

radio du tibia montrant une fracture de fatigue au milieu
Fracture de fatigue du milieu du tibia (diaphyse) de grade 4 (sévère) vue à la radiographie. Source : Jasty 2021

Erreur de diagnostic ?

Vous êtes inquiet parce qu’on vous a diagnostiqué une périostite, et vous avez peur que ce soit une fracture de fatigue ? Vous auriez aimé qu’on vous fasse plus d’examens ? Soyez rassuré par le fait que le traitement d’une périostite et d’une fracture de fatigue suit les mêmes grandes lignes.

fracture de fatigue du tibia vu à l'IRM
IRM du tibia et du péroné de quelqu’un qui a une fracture de fatigue au milieu du tibia. Source : Jatsy 2021

Fréquence des périostites VS fractures de stress

Enfin, est-ce que les périostites sont plus fréquentes que les fractures de fatigue du tibia ? Oui, même s’il n’y a pas de chiffres très précis sur de larges échantillons pour les fractures de fatigue du tibia.

  • 14 à 20 % des coureurs à pied ont au moins une fois dans leur vie une périostite (McClure 2022). La périostite peut également être causée par des facteurs tels que l’obésité, les maladies métaboliques et les infections, et peut donc être présente chez des personnes qui ne pratiquent pas d’activités sportives intenses ;
  • sur une population de militaires, 6/1000 avaient une fracture de fatigue sur une année. Et 40 % d’entre-eux une fracture de fatigue. C’est la localisation de fracture de fatigue la plus fréquente, mais elle reste tout de même moins fréquente qu’une périostite (Waterman 2016).

Petite anecdote : maintenant kiné depuis plus de 10 ans, j’ai découvert le métier de kiné pour la première fois lorsque j’avais… des périostites ! Ado, je faisais beaucoup d’athlétisme, et j’ai donc connu tôt cette pathologie. À l’époque, le traitement du kiné consistait à appuyer le dos d’une petite cuillère le long du tibia, et à me montrer des étirements des ischios-jambiers…

Peut-on confondre avec une tendinite ?

Une tendinite (ou tendinopathie) est une inflammation d’un tendon, qui est la bande de tissu solide qui relie le muscle à l’os.

La tendinite au niveau du tibia est relativement rare, mais elle peut se produire si vous avez des mouvements répétitifs qui sollicitent le tendon du muscle tibial postérieur ou antérieur.

Les symptômes courants incluent

  • douleur,
  • raideur,
  • et faiblesse dans la région de la cheville et de la partie inférieure de la jambe.

Mais en général les douleurs de tendinites se différencient vraiment bien des douleurs d’une fracture. Elles sont localisées plutôt plus bas au niveau du tibia. Et surtout, elles sont particulièrement fortes lorsqu’on fait contracter les muscles tibial antérieur ou postérieur.

Si besoin, l’imagerie peut permettre de préciser le diagnostic. Notamment l’échographie, qui permet de voir les tissus mous, comme les tendons.

Un professionnel de santé habitué à voir des fractures de stress, des périostites et des tendinites peut arriver à faire un diagnostic différentiel, parfois sans examen complémentaire. C’est plus compliqué en revanche d’arriver seul à faire son auto-diagnostic entre ces 3 problèmes.

Quelles sont les causes d’une fracture de stress au tibia ?

La fracture de fatigue est une lésion survenant dans l’immense majorité des cas chez les personnes qui font de la course à pied. On les appelle aussi fracture de stress. Pourquoi ? Parce qu’elle est due au stress. Pas au stress au sens « pression mentale », mais au stress mécanique.

Le stress mécanique, c’est le fait qu’il y a une charge importante et répétée sur votre os. Petit à petit, l’os est déformé par des microfissures, parce que la charge revient avant que l’os ait eu le temps de se réparer et de se remodeler.

Certaines personnes ont une moins bonne densité osseuse que d’autres (souvent à cause de prédispositions génétiques) et sont plus à risque.

Les sportifs, en particulier les coureurs et les sauteurs, sont particulièrement à risque de développer des fractures de stress, car ils mettent souvent leur tibia à rude épreuve en courant sur des surfaces dures et en sautant fréquemment.

Les activités qui impliquent des mouvements répétitifs, comme la danse, le ski alpin, et les sports de raquette peuvent également causer des fractures de stress. Tout comme le fait d’avoir de l’ostéoporose. (Bolthouse)

Mais elles peuvent se produire à tout âge et chez les personnes qui n’ont pas de facteurs de risque connus (qui ne font pas de sport).

Chez les coureurs et coureuses à pied, cela survient typiquement :

  • lorsqu’on débute le footing et qu’on court trop vite trop longtemps, trop fréquemment ou trop intensément ;
  • lorsqu’on se remet au running après une période d’arrêt ou de baisse d’activité, et qu’on reprend aussi trop fort ;
  • un nouveau chaussage inadapté ;
  • lorsqu’on augmente trop vite la charge d’entraînement en course à pied ;
  • lorsqu’on s’alimente et se repose mal ;
  • lorsqu’on court plus de 64 km par semaine (Bolthouse).

Il y a bien sûr comme toujours en médecine des grandes différences et inégalités entre chaque individu, d’origine génétique. Certaines personnes vont arriver à emmagasiner facilement l’augmentation de la charge, d’autres non.

Certaines études cherchent à voir s’il y a des différences dans la façon de courir (la biomécanique de la course) entre des personnes qui ont ce type de blessure et celles qui n’en n’ont pas. Apparemment, non. (Milner 2022)

La fracture de fatigue au niveau du tibia survient souvent lorsqu’on augmente trop vite, fréquemment, intensément, les charges, les contraintes sur les membres inférieurs.

Peut-on marcher avec une fracture de fatigue du tibia ?

Dans les premières semaines qui suivent le diagnostic d’une fracture de fatigue au tibia, la marche est limitée.

Il est possible de marcher avec des béquilles, mais en limitant fortement l’appui sur la jambe fracturée :

  • soit en ne posant pas du tout le pied par terre (marche à cloche-pied) ;
  • soit en le posant en « appui-contact ». On limite l’appui dessus, l’appui est surtout sur les cannes béquilles.

Pourquoi limiter ainsi la marche ? Pour :

  • limiter les douleurs ;
  • faciliter la consolidation et la guérison.

Quel est le traitement d’une fracture du tibia ?

Le traitement va dépendre de la gravité de la fracture (grade 1, 2, 3, 4), de vos objectifs et des habitudes de pratique des équipes vers qui vous vous tournez. Le but général du traitement est de :

  • protéger l’os blessé pour permettre la guérison,
  • de soulager la douleur
  • et de rétablir la fonction articulaire.

Voici les principaux traitements couramment utilisés pour les fractures de stress au tibia :

  1. repos et immobilisation : c’est l’étape la plus importante du traitement d’une fracture de stress au tibia. Il est important de limiter les activités qui pourraient aggraver les dommages osseux, comme la marche, la course et le saut. Souvent, une attelle ou une botte de marche est prescrite pour immobiliser la jambe pendant une période de temps de repos déterminée par votre médecin. Souvent 1 à 6 semaines de repos strict ; parfois plus, surtout en cas de fracture localisée au niveau du bord antérieur du tibia. Suivies par plusieurs semaines sans activités à impact autre que la marche tranquille ;
  2. rééducation en kinésithérapie : durant la phase de consolidation, elle n’est pas forcément prescrire. Une fois que l’os est consolidé, des séances sont souvent prescrites. Le but est de retrouver de manière progressive la force musculaire et l’intensité d’entraînement souhaitée, en limitant le risque de récidive ou d’autres blessures ;
  3. physiothérapie, antalgie : différents dispositifs sont parfois utilisés par des kinés ou à domicile pour soulager les douleurs (et non accélérer la guérison) ou limiter l’œdème durant la phase de consolidation (TENS, cryothérapie, ultrasons, thérapie par ondes de choc, bottes de pressothérapie, etc.). Leur efficacité supérieure au placebo n’est cependant pas démontrée ;
  4. médicaments : votre médecin peut vous prescrire des médicaments pour soulager la douleur. Mais rien pour « accélérer la guérison » !
  5. chirurgie : dans les cas rares où la fracture ne guérit pas correctement avec des traitements conservateurs (ceux décrits précédemment), une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour aligner les morceaux d’os et maintenir la bonne position de l’os pendant la guérison. Mais pas en première intention.
Botte de marche basse
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  • botte de marche attelle pour fracture de cheville

En général, des examens de contrôle seront réalisés par le médecin qui a posé le diagnostic et le traitement. C’est suite à un de ces examens que l’appui progressif pourra être repris, si les examens sont bons.

Du repos, suivis d’une reprise d’activité progressive et contrôlée en fonction des symptômes du patient, constituent la prise en charge moderne de la fracture de fatigue tibiale. (Jatsy 2021)

Peut-on travailler avec une fracture de fatigue du tibia ?

Un arrêt de travail est souvent prescrit lorsqu’on a une fracture de fatigue au tibia.

Quelle durée d’arrêt de travail ?

Bien sûr, cela va dépendre de votre activité professionnelle.

Si vous travaillez toute la journée depuis chez vous derrière un ordinateur ou au téléphone, l’arrêt de travail ne sera pas nécessaire.

À l’inverse, si vous avez un métier très physique, nécessitant de beaucoup marcher ou porter des choses, l’arrêt de travail sera nécessaire quelques semaines voire mois pour les activités les plus physiques.

Qui fait l’arrêt de travail ?

L’arrêt de travail est souvent fait une première fois par le médecin qui pose le diagnostic. Puis renouvelé si besoin par votre médecin traitant, ou lors du rendez-vous de contrôle avec le médecin qui a posé le diagnostic.

En France, les kinés ne peuvent pas (encore ?) faire d’arrêt de travail.

Quel est le temps de guérison d’une fracture de fatigue du tibia ?

La plupart des gens qui ont une fracture de stress au tibia sont pressés de pouvoir reprendre leurs activités comme avant. Et vous faites sans doute partie de ces personnes !

Mais n’oublions pas que ce type de fracture est souvent due à une surcharge d’entraînement. La reprise très progressive est donc primordiale pour limiter le risque de récidive.

Quel temps de consolidation et de guérison ?

Tout dépend bien sûr de ce que l’on met derrière ces termes : la consolidation comme la guérison sont deux processus très longs et difficiles à objectiver.

La consolidation est souvent de plusieurs mois : la densité osseuse met jusqu’à 24 semaines (presque 6 mois) pour revenir à sa normale (Jatsy 2021).

Quand à la guérison, on peut considérer que l’on est guérit selon moi lorsqu’on reprend toutes ses activités d’avant la fracture.

Soit au bout de 2 mois à 1 ans : c’est une fourchette assez large, je vous l’accorde. Mais elle décrit une réalité.

fracture de fatigue tibia : reprise du sport et temps de repos. Les délais

Quand reprendre le sport, la course à pied ?

En moyenne, les gens reprennent le sport au bout de 14 semaines après une fracture de stress du tibia. Donc un peu plus de 3 mois (Jatsy 2021).

Les femmes reprennent un peu plus tardivement. Certains suggèrent d’attendre encore plus, car la densité osseuse met 24 semaines pour revenir à sa normale (Jasty 2021).

Il s’agit bien sûr d’une moyenne : certaines personnes reprendront beaucoup plus vite (quelques semaines), d’autres beaucoup moins (après 3, 6 mois de repos, voire plus lorsque la fracture est importante).

Une autre étude rapporte une reprise du sport :

  • au bout de 2 mois en moyenne, avec 100 % des gens qui reprennent comme avant pour une fracture au niveau postérieur ;
  • au bout de 7 mois en moyenne, avec 89 % des gens qui reprennent le sport pour une fracture au niveau antérieur (Robertson 2015).

Mais comme le risque de récidive est élevé, il faut vraiment peser le pour et le contre d’une reprise précoce !

Certaines fractures à haut risque peuvent nécessiter plus de 6 mois d’arrêt du sport ou de ré-entraînement progressif. Les retours au sports précoces reflètent impatience des sportifs et des professionnels de santé pour éviter de longues périodes d’inactivité sportive. Mais des protocoles trop ambitieux peuvent entraîner des blessures récurrentes si l’on ne laisse pas l’os blessé guérir complètement ou si l’on ne suit pas une progression appropriée de l’activité d’impact.

Jasty 2021

L’idée est de reprendre de manière progressive. On parle souvent d’augmenter la charge de 10 % par semaine, bien qu’il n’y ait rien vraiment pour appuyer empiriquement ce pourcentage (Bolthouse).

Est-ce que la récidive est fréquente ?

Les fractures du bord postéro-médial du tibia récupèrent en général mieux et récidivent moins que celles du bord antérieur. Celles du bord antérieur sont heureusement plus rares (environ 10%)(Jasty 2021).

Les seuls chiffres que j’ai trouvé concernant le taux de récidive sont les suivants : la récidive serait de 11 à 36 % dans une population de personnes très actives (militaires) (Rauh 2006).

Est-ce qu’on garde des séquelles ?

Dans la majorité des cas, les personnes reprennent le sport à la même intensité qu’avant. Certaines personnes, du fait de douleurs ou gênes chroniques, ne peuvent pas reprendre à la même intensité.

Les chiffres sont peu fiables sur le sujet, mais pourraient être de l’ordre de 45 % des personnes qui ont eu cette fracture de stress (Jasty 2021).

***

Voilà pour ce que je voulais vous dire au sujet des fracture de fatigue du tibia. Si vous avez encore des questions, ou un retour d’expérience à partager, vous pouvez le faire en commentaire 🙂. Je vous souhaite une bonne récupération !

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📚 SOURCES

Voici les études sur lesquelles je m’appuie. Je les ai trouvé via la plus grande base de donnée d’études en santé, la Medline/Pubmed. Vous constaterez qu’il y a des études spécifiques sur le sujet depuis les années 1970.

études sur les fractures de stress du tibia
Nombre d’études publiées dans la littérature médicale internationale sur les fractures de fatigue du tibia

Milgrom C, Zloczower E, Fleischmann C, Spitzer E, Landau R, Bader T, Finestone AS. Medial tibial stress fracture diagnosis and treatment guidelines. J Sci Med Sport. 2021 Jun;24(6):526-530. doi: 10.1016/j.jsams.2020.11.015. Epub 2020 Dec 3. PMID: 33298373.

Jasty 2021. Evidence-Based Treatment and Outcomes of Tibial Bone Stress Injuries. Journal of posna

Milner CE, Foch E, Gonzales JM, Petersen D. Biomechanics associated with tibial stress fracture in runners: A systematic review and meta-analysis. J Sport Health Sci. 2022 Dec 5:S2095-2546(22)00116-8. doi: 10.1016/j.jshs.2022.12.002. Epub ahead of print. PMID: 36481573.

Périostite. McClure CJ, Oh R. Medial Tibial Stress Syndrome. [Updated 2022 Aug 8]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2022 Jan-. Available from: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK538479/

Brian R. Waterman, MC USA, Baris Gun, MC USA, Julia O. Bader, PhD, Justin D. Orr, MC USA, Philip J. Belmont, Jr., MC USA (Ret.), Epidemiology of Lower Extremity Stress Fractures in the United States Military, Military Medicine, Volume 181, Issue 10, October 2016, Pages 1308–1313

Bolthouse, E., Hunt, A., Mandrachia, K., Monarski, L., & Lee, K. Return to Running After a Tibial Stress Fracture : A Suggested Protocol.

G. A. J. Robertson, A. M. Wood, Return to sports after stress fractures of the tibial diaphysis: a systematic review, British Medical Bulletin, Volume 114, Issue 1, June 2015, Pages 95–111, https://doi.org/10.1093/bmb/ldv006

Rauh MJ, Macera CA, Trone DW, Shaffer RA, Brodine SK. Epidemiology of stress fracture and lower-extremity overuse injury in female recruits. Med Sci Sports Exerc. 2006 Sep;38(9):1571-7. doi: 10.1249/01.mss.0000227543.51293.9d. PMID: 16960517.

photo de nelly darbois, kinésithérapeute et rédactrice web santé
Rédigé par Nelly Darbois

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