Est-ce qu’il faut prendre de la vitamine D quand on a de la polyarthrite rhumatoïde ? Est-ce que la vitamine D aggrave ou provoque les inflammations dans le corps en général ?
Kiné, je réponds à ces questions, en me basant sur les études parues sur le sujet !
♻️ Dernière mise à jour : octobre 2023. 👩⚖️ Déclaration de liens d’intérêts financiers : aucun en lien direct avec le sujet. Ma déclaration de liens d’intérêt complète est en mentions légales. Rédigé par Nelly Darbois, kiné et rédactrice scientifique
Sommaire
De quelle inflammation parle-t-on ici ?
L’inflammation, c’est le nom qu’on donne à la réponse naturelle de notre corps envers une agression, une infection, une blessure ou une irritation. Elle est là pour protéger et réparer les tissus endommagés.
L’inflammation est généralement une réaction de courte durée, bien qu’elle puisse parfois devenir chronique.
Dans cet article, je vais me focaliser sur un type bien précise d’inflammation, chronique : celle survenant chez les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde.
Mais je traite aussi de manière plus générale de l’inflammation chronique, car je sais que beaucoup de lecteurs et lectrices de Fonto Media s’y intéressent !
Causes fréquentes d’inflammation
Voici les causes les plus fréquentes d’inflammation.
Aigüe (qui dure max 3 mois) :
Infections bactériennes, virales ou fongiques. Par exemple, la sinusite.
Irritants chimiques : comme l’inhalation de gaz toxiques.
Chronique (qui dure plus de 3 mois voire « à vie ») :
Maladies auto-immunes : telles que la polyarthrite rhumatoïde, le lupus et la sclérose en plaques.
Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) : comme la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse.
Athérosclérose : accumulation de plaques dans les artères.
Obésité : elle est associée à une inflammation chronique.
Cancer : les cellules cancéreuses peuvent libérer des signaux inflammatoires, contribuant ainsi à une inflammation chronique.
Pourquoi s’intéresser au lien entre vitamine D, inflammation et polyarthrite rhumatoïde ?
Je m’y suis intéressée pour 2 raisons :
quelques personnes de mon entourage (patient(e)s ou personnes de ma famille) m’ont déjà posé des questions sur est-ce qu’il faut ou non prendre de la vitamine D en cas de polyarthrite ;
j’ai constaté que depuis les années 2010, il y a plusieurs dizaines d’études chaque année sur la question. Et qu’il n’existe pas de site en faisant une présentation complète mais accessible.
D’où cet article, que j’espère clair !
Voila ces fameuses études :
Que disent les études sur l’inflammation, la polyarthrite rhumatoïde et la vitamine D ?
Pour réaliser cet article, je suis allée regarder ce que disaient les études de meilleure qualité sur le sujet.
Et je retranscris ici ce qu’on peut en tirer d’intéressant pour M. et Mme Toutlemonde 🙂.
Les études sur la polyarthrite et la vitamine D
Voici ce que dit l’une des principales synthèses des études récentes sur le sujet :
La carence en vitamine D, associée à des facteurs génétiques et environnementaux, peut conduire à l’apparition de la polyarthrite rhumatoïde.
La recherche sur le rôle potentiel de la supplémentation en VD dans le traitement de la PR a produit des résultats contradictoires ; des recherches pharmacologiques à grande échelle supplémentaires sont nécessaires pour déterminer les effets de l’augmentation de la vitamine D pendant le traitement de la polyarthrite.
Aslam 2019
En plus simple :
chez certaines personnes, la carence en vitamine D est un des facteurs de déclenchement de la polyarthrite ;
on ne sait pas encore si prendre des suppléments en vitamine D permet de soulager les symptômes de la polyarthrite ou de ralentir la maladie.
Les recherches actuelles essaient d’identifier sur quelles personnes atteintes depolyarthrite la prise de vitamine D pourrait être efficace : personnes avec des taux bas de vitamine D ?
Les études sur les autres inflammations chroniques et la vitamine D
L’effet de la vitamine D sur l’inflammation chronique est surtout étudié pour la polyarthrite.
Il y a encore plus d’incertitude sur les effets de la vitamine D pour d’autres types d’inflammation chronique. Par exemple en cas de maladie inflammatoire chronique de l’intestion ou de diabète.
En revanche :
[chez les personnes ayant du diabète et la covid-19] une forte justification existe en faveur de l’administration thérapeutique de vitamine D supplémentaire afin de réduire les complications respiratoires liées au COVID-19 ou de prévenir, en cas d’infection, une forme grave de COVID-19.
Argano 2022
Source : Garcia 2020, Argano 2022
Faut-il que vous preniez de la vitamine D en cas de polyarthrite rhumatoïde ?
Lorsque j’expose le résultat de ces études à des personnes qui ont une polyarthrite, voici ce qu’elles décident.
Certaines décident de ne pas spécialement faire attention à leur apport en vitamine D et leur exposition au soleil, puisqu’il n’y a pas de preuve concernant l’effet de la vitamine D sur la polyarthrite.
Elles se disent aussi que prendre trop de vitamine D peut avoir des effets délétères (nausées, vomissements, constipation, faiblesse musculaire, perte d’appétit et confusion).
Elles préfèrent donc s’abstenir de se supplémenter en vitamine D ou de modifier leur régime alimentaire.
D’autres se disent que « un peu de vitamine D en plus ne peut pas faire de mal ». Elles se disent que si un jour on apprend que la vitamine D est bonne pour la polyarthrite, elles seront contentes d’en avoir pris.
Dans les études qui évaluent l’effet de la vitamine D sur la polyarthrite, les quantités données sont souvent importantes : souvent au moins 50,000 IU par semaine, voire beaucoup plus et plus souvent (Cochrane 2015).
Les études laissent penser qu’il vaut mieux prendre la vitamine D régulièrement plutôt qu’un ou 2 bolus par an, car cela limiterait le risque d’effets secondaires (Harrison 2019). Surtout chez les personnes âgées à risque de chute.
Quelle est la bonne position à adopter ?
Je pense que mon rôle s’arrête à vous présenter ces données. C’est à vous maintenant de faire votre choix sur la base de ces informations, pour vous même, en fonction de ce qui remporte le plus votre adhésion !
À titre personnel, je pense que si la prise de vitamine D améliorait significativement la polyarthrite, on aurait déjà des données à ce sujet. Car cela a déjà été testé sur des milliers de personnes, et que les études tendant plutôt à surestimer une efficacité qu’à sous-estimer?
Faut-il prendre de la vitamine D en cas d’inflammation en général ?
Mes connaissances actuelles me laissent penser que non.
Mais comme pour la polyarthrite, certaines personnes sur la base de ces mêmes données provenant des études adopteront une position différente et décideront d’en prendre.
J’espère avec cet article vous avoir apporté quelques pistes pour guider votre décision, qui vous appartient !
Ces articles pourraient également vous intéresser :
Aslam MM, John P, Bhatti A, Jahangir S, Kamboh MI. Vitamin D as a Principal Factor in Mediating Rheumatoid Arthritis-Derived Immune Response. Biomed Res Int. 2019 May 7;2019:3494937. doi: 10.1155/2019/3494937. PMID: 31205940; PMCID: PMC6530219.
Cutolo M, Soldano S, Sulli A, Smith V, Gotelli E. Influence of Seasonal Vitamin D Changes on Clinical Manifestations of Rheumatoid Arthritis and Systemic Sclerosis. Front Immunol. 2021 Jun 29;12:683665. doi: 10.3389/fimmu.2021.683665. PMID: 34267753; PMCID: PMC8276051.
Straube S, Derry S, Straube C, Moore RA. Vitamin D for the treatment of chronic painful conditions in adults. Cochrane Database of Systematic Reviews 2015, Issue 5. Art. No.: CD007771. DOI: 10.1002/14651858.CD007771.pub3. Accessed 13 October 2023.
Harrison SR, Li D, Jeffery LE, Raza K, Hewison M. Vitamin D, Autoimmune Disease and Rheumatoid Arthritis. Calcif Tissue Int. 2020 Jan;106(1):58-75. doi: 10.1007/s00223-019-00577-2. Epub 2019 Jul 8. PMID: 31286174; PMCID: PMC6960236.
Garcia PM, Moore J, Kahan D, Hong MY. Effects of Vitamin D Supplementation on Inflammation, Colonic Cell Kinetics, and Microbiota in Colitis: A Review. Molecules. 2020 May 14;25(10):2300. doi: 10.3390/molecules25102300. PMID: 32422882; PMCID: PMC7288056.
Argano C, Mallaci Bocchio R, Lo Monaco M, Scibetta S, Natoli G, Cavezzi A, Troiani E, Corrao S. An Overview of Systematic Reviews of the Role of Vitamin D on Inflammation in Patients with Diabetes and the Potentiality of Its Application on Diabetic Patients with COVID-19. Int J Mol Sci. 2022 Mar 6;23(5):2873. doi: 10.3390/ijms23052873. PMID: 35270015; PMCID: PMC8911457.
Rédigé par Nelly Darbois
J’ai exercé la profession de kinésithérapeute. J’ai créé Fonto Media en 2019 alors que j’étais encore kiné. Aujourd’hui, je continue à gérer Fonto Media tout en accompagnant les professionnels sur Wikipédia avec Wikiconsult.
Faut-il mettre du chaud ou de froid sur les articulations douloureuses atteintes d’arthrose, d’arthrite ou de polyarthrite rhumatoïde ?
Mon éclairage de kiné, basé sur les études sur le sujet !
Résumé : en théorie, il vaut mieux mettre du froid sur les zones inflammées. Mais il n’y a pas forcément de preuve empirique d’une plus grande efficacité ou d’un danger à mettre du chaud, donc, mettez ce qui semble le plus vous soulager !
Voyons cela plus en détail !
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Sommaire
Arthrite, arthrose, polyarthrite rhumatoïde : quelle différence ?
Dans cet article, je parle de ces 3 conditions car on les confond souvent. Elles sont en effet fréquemment associées : on peut avoir de l’arthrose ET de la polyarthrite, etc.
L’arthrite, c’est un terme générique pour dire « inflammation des articulations ».
Donc, l’arthrose et la polyarthrite, ce sont des formes d’arthrite !
L’arthrose, c’est la dégradation progressive du cartilage qui recouvre les extrémités osseuses des articulations.
Parfois cela entraine des douleurs, et parfois… pas !
La polyarthrite rhumatoïde, c’est plus rare. C’est maladie auto-immune qui cible les articulations, et qui provoque une inflammation chronique. Cela abime les articulations.
Pourquoi on dit souvent que le chaud est mauvais pour l’arthrite ?
On dit souvent que le chaud est mauvais pour l’arthrite car l’arthrite provoque de l’inflammation dans les articulations, ce qui entraîne de la chaleur, de la douleur et du gonflement.
Appliquer de la chaleur peut en théorie aggraver cette inflammation, augmentant ainsi la douleur.
De plus, certaines personnes atteintes d’arthrite sont sensibles à la chaleur, ce qui peut rendre les symptômes plus inconfortables.
Cela reste très théorique… Car certaines personnes sont plus soulagées par la chaleur !
C’est pour cela que des équipes de recherche ont évalué si mettre du chaud risquait d’aggraver les douleurs ou l’état de l’articulation. Et c’est ce que je vais vous détailler maintenant !
Est-ce que mettre du chaud peut aggraver l’arthrite ?
Pour répondre à cette question, je suis allée chercher dans le Google de la médecine : Pubmed. C’est un moteur de recherche qui recensé toutesles études parues dans le monde sur tel ou tel sujet.
Et j’ai cherché les études qui évaluent l’effet du froid ou du chaud sur les personnes qui ont au moins une de ces 3 conditions :
de l’arthrite
de l’arthrose
ou une polyarthrite rhumatoïde.
Les études sur l’arthrite, le chaud et le froid dans Pubmed
Vous trouverez la liste de ces études en fin d’article. Là, je vous en fais un compte-rendu digeste !
Chaud, froid et arthrite ou arthrose
L’arthrose est la forme la plus fréquente d’arthrite. C’est donc dur de dissocier les études portant sur l’arthrite or arthrose et polyarthrite, c’est pour ça que je parle de ces 2 conditions ensemble.
La seule synthèse d’études récente date des années 2000 (Cochrane, 2023) et porte sur seulement une centaine de personnes.
Voici ses conclusions :
Le massage à la glace, comparé à ne rien faire, a eu un effet statistiquement bénéfique sur la mobilité, la fonction et la force du genou.
Les compresses froides ont réduit le gonflement.
Les compresses chaudes n’ont eu aucun effet bénéfique sur l’œdème par rapport au placebo ou à l’application de froid.
Les compresses de glace n’ont pas eu d’effet significatif sur la douleur par rapport au groupe témoin chez les patients atteints d’arthrose.
Cochrane, 2023
Qu’en conclure ?
Le froid peut potentiellement réduire votre gonflement si vous en avez
Il n’est pas certain que le froid réduise vos douleurs, mais il est possible que cela améliore la mobilité de votre genou
Le chaud en cas d’arthrose peut au mieux soulager les douleurs, mais ne diminuera probablement pas votre gonflement et n’améliorera pas la mobilité de votre genou
Dans tous les cas, vous ne prenez pas un grand risque à tester le chaud ou le froid sur vos douleurs articulaires en cas d’arthrose ou d’arthrite !
Il n’y a pas d’effets secondaires décrits liés à l’utilisation de chaud sur le genou ou d’autres articulations avec de l’arthrose.
Chaud, froid et polyarthrite rhumatoïde
Il y a quelques études qui évaluent spécifiquement l’effet du chaud ou du froid en cas de polyarthrite.
Elles sont aussi plutôtot très anciennes ! Elles incluent environ 300 personnes sur qui l’effet du chaud ou du froid a été testé.
Voici ce que conclut la principale étude (Cochrane 2022) :
Il n’y avait pas d’effet significatif des applications de compresses chaudes et froides, de la cryothérapie et des bains faradiques sur les mesures objectives de l’activité de la maladie, y compris le gonflement des articulations, la douleur, la prise de médicaments, l’amplitude de mouvement, la force de préhension, la fonction de la main par rapport à un groupe témoin (absence de traitement) ou à une thérapie active.
Il n’y avait aucune préférence des patients pour tous les types de thermothérapie. Aucun effet nocif de la thermothérapie n’a été signalé.
Les bains de cire de paraffine combinés à des exercices peuvent être recommandés pour des effets bénéfiques à court terme sur les mains arthritiques.
Cochrane 2022
Qu’en retenir ?
Il n’y a pas de risque à mettre du chaud ou du froid sur vos articulations douloureuses à cause de la polyarthrite
Ce qui est le plus susceptible de soulager vos douleurs aux mains à court terme (sur le moment, voire quelques heures ou jours) : des bains de paraffine combinés à des exercices
Ni le froid ni le chaud permettent de ralentir l’activité de la polyarthrite, mais certaines personnes peuvent être soulagées au moins sur le moment par l’un comme par l’autre.
Comment savoir ce qui va marcher sur moi ?
Comme vous avez pu le constater, c’est difficile de dire si le froid ou le chaud vont plus vous soulager.
En cas d’athrose, il est plus probable que ce soit le froid.
Je vous recommande de tester durant une semaine de mettre régulièrement du froid sur votre articulation la plus douloureuse, par exemple, le genou. Au moins une fois par jour 20 minutes, voire plus.
Notez chaque soir ou chaque matin entre 0 et 10 l’intensité de votre douleur chque jour.
1 ou 2 semaines plus tard, vous pouvez tester avec le chaud, avec le même procédé.
Si vous ne voyez pas de différence significative entre les 2, soit abandonnez l’idée d’être soulagée par la thermothérapie, soit gardez ce qui est plus simple à mettre en place pour vous !
Pour la polyarthrite, on ne sait pas vraiment si le froid soulage plus. Faites la même chose, mais vous pouvez commencer par le chaud si ça vous inspire plus !
Sous quelle forme mettre du chaud ou du froid en cas d’arthrite ?
Il existe vraiment une quantité quasi-infinie de mettre du froid ou du chaud sur les articulations.
Voici celles que mes patient(e)s utilisent le plus souvent, car les plus simples à mettre en place.
🧊 Pour le froid : achetez en pharmacie, en grande surface ou sur amazon des compresses de froids à mettre au congélateur OU un sac de petits poids congelés. Puis appliquez sur la zone douloureuse, sans contact direct avec la peau (mettre un tissu fin entre).
♨️ Pour le chaud : achetez un pack de chaud en pharmacie, en grande surfaceou sur amazon. Certains sont réversibles chaud/froid (voir sur amazon), la plupart se chauffent au micro-onde. Appliquez ensuite sur la zone douloureuse.
Voici d’autres moyens moins simples à mettre en place, et pas forcément plus efficaces (mais certaines personnes préfèrent tout de même) :
des coussins ou sièges de massage chauffants (on en trouve souvent à Lidl) ;
des pommades ou crèmes chauffantes ou refroidissantes.
J’espère que cet article sur le chaud et le froid en cas de douleur articulaire vous aura été utile !
Des remarques, des questions ? Rendez-vous en commentaire !
Je vous laisse aussi découvrir mes ebooks conçus sur la base des questionnements les plus fréquent(e)s des patient(e)s qui consultent mon site internet :
Brosseau L, Yonge KA, Robinson V, Marchand S, Judd M, Wells G, Tugwell P. Thermotherapy for treatment of osteoarthritis. Cochrane Database Syst Rev. 2003;2003(4):CD004522. doi: 10.1002/14651858.CD004522. PMID: 14584019; PMCID: PMC6669258.
Robinson V, Brosseau L, Casimiro L, Judd M, Shea B, Wells G, Tugwell P. Thermotherapy for treating rheumatoid arthritis. Cochrane Database Syst Rev. 2002;(2):CD002826. doi: 10.1002/14651858.CD002826. PMID: 12076454.
Rédigé par Nelly Darbois
J’ai exercé la profession de kinésithérapeute. J’ai créé Fonto Media en 2019 alors que j’étais encore kiné. Aujourd’hui, je continue à gérer Fonto Media tout en accompagnant les professionnels sur Wikipédia avec Wikiconsult.
Voici les tests et scores les plus souvent utilisés (particulièrement lors des études cliniques) pour permettre le suivi de l’évolution de la polyarthrite rhumatoïde (PR) ainsi que l’efficacité des traitements instaurés.
Attention : cet article nécessite une mise à jour prévue pour 2023 !
Pour être averti des nouveaux articles ici et des mises à jour :
Dans cet article sur les biothérapies, la revue Cochrane évoquait les critères ACR(acronyme de Collège Américain de Rhumatologie). Avant de prendre un traitement, le médecin évalue votre état en utilisant cette grille et en vous faisant passer d’autres examens, ce qui permet également de poser le diagnostic de PR :
Vous obtenez un score entre 0 et 18. Vous suivez ensuite un traitement et au bout de quelques temps (un, deux, trois mois ou plus), un médecin remplit à nouveau cette grille. Vous obtenez un nouveau score compris entre 0 et 18 qui sera comparé au premier.
On dit alors que vous êtes « ACR 20 » si :
· vous avez une amélioration ≥ 20 % du nombre d’articulations douloureuses et
· une amélioration ≥ 20 % du nombre de synovites et
· une amélioration ≥ 20 % de 3 parmi les 5 items suivants :
évaluation de la douleur par le patient (EVA).
appréciation globale par le patient (EVA).
appréciation globale par le praticien (EVA).
auto questionnaire évaluant le handicap fonctionnel.
marqueur biologique de l’inflammation.
On parle aussi d' »ACR 50″ ou « ACR 70 » en cas d’amélioration de respectivement 50 et 70% de ces critères.
Le second score beaucoup utilisé est le DAS 28. C’est lui qui permet de juger de la gravité de votre PR et d’éventuellement vous faire passer à un niveau de traitement supérieur (les biothérapies, pour un DAS 28> 3,2 ou 5,1 selon les cas). Pour le calculer, le médecin applique une formule paraissant assez complexe au premier abord :
DAS= 0,55 x(Indice articulaire : 28) + 0,284 x(synovites : 28) + 0,33 x log VS + 0,0142 x appréciation globale du patient
C’est en fait assez facile à comprendre.
L’appréciation globale du patient : c’est un chiffre obtenu en demandant au patient comment il se sent par rapport à sa maladie sur une échelle allant de 0 (tout va bien) à 100 (tout va très mal)
La vitesse de sédimentation (VS) : elle est obtenue grâce à une prise de sang
Le nombre de synovites : le médecin compte le nombre de synovites que vous avez sur 28 sites recensés (les mêmes que pour l’indice articulaire)
L’indice articulaire : c’est la somme des scores obtenus pour chacune des 28 articulations examinées, où l’on note : 0= absence de douleur ; 1= douleur à la pression ; 2= douleur et grimace ; 3 = douleur et retrait du membre, sur les sites suivants :
On pourra aussi trouver dans les études le Simple Disease Activity Index (SDAI) qui se calcule ainsi :
SDAI = nombre d’articulations douleureuses sur les 28 sites + nombre de synovites sur les 28 sites + évaluation globale du patient + évaluation globale du praticien + dosage de la CRP (examen sanguin)
J’ai exercé la profession de kinésithérapeute. J’ai créé Fonto Media en 2019 alors que j’étais encore kiné. Aujourd’hui, je continue à gérer Fonto Media tout en accompagnant les professionnels sur Wikipédia avec Wikiconsult.
Cela fait plus de 10 ans que pour des raisons professionnelles (je suis kiné) et personnelles (il y a des maladies inflammatoires dans ma famille et belle-famille), je m’intéresse aux effets des régimes alimentaires et du jeûne sur la polyarthrite rhumatoïde.
On peut lire des tonnes de choses à leur sujet.
Dans les magazines ou sur certains sites internet, on nous promet des fois monts et merveilles grâce au régime : soulager les douleurs, réduire l’inflammation voire même quelques fois… guérir !
Sur les forums ou les réseaux sociaux, on peut aussi lire des témoignages très sincères de personnes qui ont vraiment eu une amélioration de leur état de santé suite à un régime sans gluten, un régime seignalet ou autre.
Et qui recommandent de suivre tel ou tel régime.
Cependant, j’accorde une confiance modérée à ce type de promesses et de témoignages. J’aime m’appuyer sur les résultats des études scientifiques (quand il y en a) pour prendre des décisions en termes de santé.
Et ça tombe bien : l’effet de l’alimentation sur la polyarthrite est étudiée depuis plusieurs décennies !
J’ai donc réalisé cet article que je mets régulièrement à jour. Mon but est de résumer nos connaissances actuelles et non controversées sur l’impact des régimes et du jeûne sur la polyarthrite rhumatoïde.
J’espère que ces connaissances vous seront utiles !
♻️ Dernière mise à jour : 18 février 2024. 👩⚖️ Déclaration de liens d’intérêts financiers : aucun en lien direct avec le sujet. Ma déclaration de liens d’intérêt complète est en mentions légales. Rédigé par Nelly Darbois, kiné et rédactrice scientifique
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Pourquoi on pense que l’alimentation peut jouer sur la polyarthrite rhumatoïde ?
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie auto-immune chronique caractérisée par une inflammation systémique et une destruction des articulations.
Certains patients ont une maladie active, malgré un traitement pharmacologique.
L’activité persistante de la maladie entraîne la destruction des os et du cartilage et a un impact négatif sur la qualité de vie en raison de la douleur, de la fatigue, de la dépression et de la diminution des fonctions.
De nombreux patients atteints de PR (vous?!) déclarent que leur alimentation a une incidence sur les symptômes de la maladie et demandent des conseils diététiques pour compléter leur traitement actuel.
Plusieurs nutriments et composants alimentaires interagissent avec le système immunitaire et pourraient en théorie affecter l’activité de la maladie dans la PR. Il s’agit notamment :
des acides gras oméga-3 : ils peuvent diminuer la production d’eicosanoïdes inflammatoires, de molécules d’adhésion et de cytokines,
des antioxydants : ils peuvent réduire le stress oxydatif et donc éventuellement les symptômes et l’inflammation de la PR,
les fibres alimentaires, les prébiotiques ou les probiotiques pourraient avoir des effets bénéfiques sur l’activité de la maladie dans la PR en modifiant le microbiote.
La perte de poids résultant d’une intervention diététique pourrait être bénéfique pour les patients atteints de PR, car l’obésité est associée à une progression plus rapide des handicaps. Mais une carence énergétique pourrait également exposer les patients à un risque de malnutrition.
Ça, c’est la théorie. Maintenant, il faut regarder si dans les faits, les régimes ont vraiment un impact sur les douleurs ou d’autres symptômes du quotidien.
Source : Nelson 2020
Quels sont les régimes les plus populaires pour la polyarthrite ?
Voici les noms des régimes alimentaires qui sont les plus recherchés sur internet en association avec les termes « polyarthrite rhumatoïde » :
le régime seignalet :
le jeûne intermittent. Plus rarement celui induit par le ramadan ;
l’alimentation sans gluten.
Je vais en dire quelques mots avant de faire le point sur leur pertinence par rapport à la plyarthrite rhumatoïde.
Le régime Seignalet
Le régime Seignalet est un régime alimentaire qui a été développé par le Dr Jean Seignalet, un médecin français, dans les années 1970.
Le régime Seignalet se base sur l’idée que l’alimentation « occidentale moderne » peut contribuer à l’apparition de certaines maladies chroniques, comme l’arthrite et l’asthme, et qu’un régime alimentaire plus proche de celui des sociétés traditionnelles peut aider à soulager ces conditions.
Le régime Seignalet prône de ne pas manger certains aliments qui, selon le Dr Seignalet, pourraient être difficiles à digérer et contribuer à l’inflammation. Ces aliments incluent :
les céréales,
les légumineuses,
les produits laitiers,
le sucre,
et les aliments transformés.
Le régime Seignalet privilégie les aliments frais, biologiques et non transformés, ainsi que les viandes maigres et les poissons gras.
Le jeûne intermittent
Le jeûne intermittent consiste à alterner des périodes de jeûne (on ne mange rien du tout) et des périodes où l’on mange normalement.
Il existe plusieurs protocoles de jeûne intermittent, mais l’un des plus courants consiste à ne manger que pendant une certaine période de la journée (par exemple, 8 heures) et à jeûner le reste du temps (par exemple, 16 heures).
Le jeûne intermittent a été suggéré comme moyen de :
perdre du poids ;
réduire le risque de certaines maladies chroniques, comme le diabète de type 2, les maladies rhumatismales et les maladies cardiaques.
L’alimentation sans gluten
Le régime sans gluten exclut de l’alimentation le gluten, une protéine présente dans certaines céréales, telles que le blé, l’orge et le seigle.
Le régime sans gluten est utilisé pour traiter la maladie cœliaque, une condition auto-immune qui se produit lorsque le gluten est ingéré et provoque une réaction qui endommage la muqueuse de l’intestin grêle.
Il est suggéré pour d’autres pathologies comme la polyarthrite.
Le régime sans gluten implique de ne pas manger tous les aliments qui contiennent du gluten, y compris :
les pains,
les pâtes,
les céréales
les produits de boulangerie,
de nombreux autres aliments qui peuvent être contaminés par du gluten au cours de la production ou de la transformation.
Il est possible de manger les aliments à base de céréales sans gluten, comme le riz, le maïs et le quinoa.
Les 3 régimes dont on parle le plus pour la polyarthrite sont le régime seignalet, le régime sans gluten et le jeûne intermittent. Voilà maintenant s’ils sont efficaces, et si oui, sur quels paramètres.
Y a-t-il beaucoup d’études sur la polyarthrite et les régimes ?
Plus de 400 études sur les effets de certains régimes alimentaires sur la polyarthrite ont été publiés dans des grandes revues médicales.
Le premier datant déjà de 1909 !
On observe une augmentation importante des études sur le sujet :
depuis le début des années 1980 ;
et encore plus depuis la fin des années 2010.
Voyons maintenant ce que ces études nous apprennent sur l’intérêt ou non des régimes et jeûnes sur la polyarthrite.
Quelle efficacité des régimes ou du jeûne sur la polyarthrite ?
Comme il y a beaucoup d’études sur le sujet, certaines équipes de recherche font ce qu’on appelle des revues systématiques. Ils sélectionnent les études de meilleure qualité, les moins biaisées, et résument leurs résultats.
Voici ce qu’elles disent :
Type de régime
Conclusion des chercheurs
Référence
Régimes végétarien ou végétalien, méditerranéen, élémentaire et par élimination
Il n’a pas été établi avec certitude que les régimes soulagent la douleur, la raideur et la capacité à mieux se déplacer. En revanche, les régimes peuvent être difficiles à suivre et peuvent faire perdre du poids aux patients (jusqu’à 3 kg), même si ces derniers n’en n’avaient pas l’intention.
Cochrane 2009
Régime méditerranéen
Le régime méditerranéen peut faire peu ou pas de différence dans la douleur ou l’activité de la maladie et peut augmenter légèrement le poids chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, mais la certitude des preuves est faible. D’autre part, il n’a pas été possible d’établir clairement si le régime méditerranéen a un effet sur la fonctionnalité, la raideur matinale ou la qualité de vie, car la certitude des preuves existantes a été évaluée comme très faible.
Porras 2019
Régime méditerranéen, régime à base de crudités et régime anti-inflammatoire
Les études sur le régime méditerranéen ont montré des preuves de force modérée pour des effets positifs sur l’activité de la maladie dans la PR. Pas les autres.
Nelson 2020
Régime méditerranéen, régime méditerranéen crétois, régime végétalien, jeûne 7 à 10 jours suivi d’1 an de régime végétarien, régime cétogène, régimes sans allergènes en éliminant certains aliments qui causent couramment des allergies comme le blé, les œufs, les produits laitiers et les épices, régime riche en acides gras polyinsaturés, régime pauvre en acides gras polyinsaturés, régime ajusté en énergie, régime alimentaire
Certaines interventions diététiques, notamment les régimes anti-inflammatoires, les régimes végétariens, le régime méditerranéen et les régimes élémentaires, peuvent contribuer à atténuer les symptômes de manière significative, d’autres légèrement, alors qu’il semble qu’un certain groupe d’aliments continue à aggraver les symptômes. Malgré les nombreuses études qui ont été menées dans ce domaine, il reste beaucoup d’hétérogénéité et de biais tant au niveau des interventions que des résultats des essais cliniques.
Raad 2021
Régime méditerrannéen
Les études identifiées ont suggéré des effets protecteurs du poisson, des légumes et des régimes de type méditerranéen, bien que les résultats et les méthodes des études soient hétérogènes. Il n’existe pas de preuves cohérentes sur le rôle de l’alimentation dans le développement de la PR, en partie en raison des différences de qualité et de méthodologie des études.
Bäcklund 2022
Régime sans gluten
Aucune preuve scientifique n’a été trouvée pour recommander l’exclusion du gluten chez les patients atteints de PR.
Toutes les études présentaient un risque élevé de biais et les preuves étaient très faibles. La principale conclusion est que les régimes anti-inflammatoires ont entraîné une douleur significativement plus faible que les régimes ordinaires (-9 points sur une échelle de 0 à 100).
Schönenberger 2021
Les résultats des synthèses d’études sur les régimes, le jeûne et la polyarthrite
Régimes végétaliens : pas de viande, pas de poisson, pas œufs et pas de produits laitiers.
Régimes végétariens : pas de viande ni poisson.
Régimes méditerranéens : une quantité limitée de viande, une quantité plus importante de poisson, de fruits et de légumes et de l’huile d’olive.
Régimes élémentaires : régimes liquides qui contiennent des nutriments qui sont broyés pour faciliter la digestion.
Régimes par élimination : on identifie des aliments soupçonnés d’être à l’origine de certains symptômes. On les élimine de l’alimentation, puis on les réintroduits un par un pour déterminer celui qui est en cause.
Régime cétogène : aussi appelé «diète très faible en glucides» contient principalement du gras (lipides) et très peu de glucides.
Qu’en conclure ?
Les preuves sont dans tous les cas de faible qualité, car il est difficile d’évaluer l’efficacité d’un régime, indépendamment des autres choses que les gens font. Le régime pour lequel les données sont les plus favorables est le régime méditerranéen. S’il y a un effet, il est de petite taille, de l’ordre d’une diminution de la douleur de 10 %.
Il n’y a vraiment aucune preuve de qualité en faveur du régime sans gluten en cas de PR (sans maladie cœliaque associée). Tout comme pour le régime seignalet ou le jeûne intermittent.
Tous les régimes alimentaires peuvent potentiellement faire prendre ou perdre du poids. Cela peut être considéré dans certains cas comme un effet secondaire. C’est un élément à prendre en compte quand on essaie d’évaluer la balance bénéfice-risque pour soi.
Peut-être que ça marche quand même chez certaines personnes ?
Vous trouverez effectivement toujours des témoignages de personnes qui ont vraiment vu une amélioration exceptionnelle de leur état suite à la mise en place d’un régime, peu importe lequel.
Tout comme vous trouverez des témoignages de personnes qui ont eu des complications importantes de leur état de santé suite à tel ou tel régime.
C’est pour cela que j’apporte personnellement plus d’importance aux résultats des études cliniques, même s’ils ont leur limite. Cela nous permet d’accéder à un échantillon plus large et contrôlé de personnes.
Quelle alimentation adopter selon ces résultats d’études cliniques ?
Comme je l’ai expliqué tout au long de cet article, il n’y a pas de régime alimentaire spécifique qui a été prouvé pour être bénéfique spécifiquement pour les personnes atteintes de polyarthrite, avec des preuves fortes.
Même si le régime méditerrannéen est celui qui se démarque le plus.
Les recommandations générales sur l’alimentation
Les recommandations générales sur l’alimentation s’appliquent donc !
Mangez une variété d’aliments de tous les groupes alimentaires, y compris les fruits, les légumes, les céréales complètes, les protéines maigres et les graisses saines. (Cela s’apparente à ce qu’on met souvent derrière régime méditerranéen.)
Limitez les aliments et les boissons riches en sucres ajoutés, en graisses saturées et en sodium.
Mangez des portions raisonnables et évitez de sauter des repas.
Buvez beaucoup d’eau et de boissons hydratantes.
Si vous avez besoin de perdre du poids, concentrez-vous sur la réduction de la quantité de calories que vous consommez (et/ou l’augmentation des dépenses énergétiques via l’activité physique) plutôt que sur l’élimination complète de certains aliments ou groupes alimentaires.
Et si vous n’avez pas envie de faire d’effort sur l’alimentation ?
Cela vous semble impossible à mettre en place, trop contraignant, frustrant ? C’est tout à fait compréhensible, et vous n’êtes pas la seule personne dans ce cas.
Vivre avec une maladie chronique comme la polyarthrite peut être déjà suffisamment source de contraintes et de frustrations.
Et l’impact de l’alimentation reste limité : ce n’est pas ça qui va changer drastiquement le cours de votre vie, en tout cas à court ou moyen terme. Et même probablement à long terme.
Il est donc aussi tout à fait entendable que vous décidiez de ne pas suivre ces recommandations.
C’est à vous de peser le pour et le contre, en fonction de ce que VOUS estimez prioritaire ! Nous, professionnels de santé, sommes là uniquement pour vous proposer les différentes options. À vous ensuite de trancher… En tout cas, c’est ainsi que je vois les choses !
Mon témoignage de régime sans gluten et rhumatisme inflammatoire
Maintenant que j’ai vraiment décrit ce que nous savons des effets des régimes en général, laissez-moi vous raconter ma propre expérience à ce sujet. Elle est bien sûr là à titre purement illustratif.
Mais je sais qu’il est souvent plus parlant d’avoir des anecdotes personnelles pour mieux retenir des informations plus générales.
Mon compagnon a une spondylarthrite ankylosante (une maladie rhumatismale très similaire à la polyarthrite). En 2011, alors qu’il avait une vingtaine d’années, il a eu une poussée très importante. Le conduisant à devoir arrêter de travailler (il ne pouvait plus marcher plus de quelques dizaines de mètres, même avec des béquilles).
Il a donc tenté « le tout pour le tout » en essayant de manger sans gluten, de manière assez stricte. Nous avions chez nous et chez nos proches littéralement des montagnes de cartons de galettes de riz, pour remplacer le pain.
Parfois, il constatait (et moi aussi) que ses gros orteils étaient beaucoup plus rouges, gonflés et douloureux. Il essayait de se rappeler alors ce qu’il avait mangé la veille, et réalisait qu’il avait mangé un aliment qui contenait du gluten, ou des traces.
Cela a duré plusieurs mois. Son état général s’améliorait, mais il avait aussi débuté en même temps une biothérapie avec des anti-tnf alpha.
Il s’est alors mis a douté de l’effet du gluten sur ses inflammations ponctuelles. Était-ce simplement des coïncidences ? Car il est difficile d’être sûr et certain de chaque aliment qui contient du gluten ou non.
Est-ce que son cerveau faisait des liens causaux là où il n’y avait en réalité que des corrélations ? Ou peut-être qu’il y avait aussi des moments où il mangeait du gluten sans impact, et que son cerveau ne les relevait pas ?
Comme le régime sans gluten est assez contraignant, il a finalement décidé d’arrêter. Sans changement significatif sur ses inflammations et son état général.
***
Dans cet article, je ne traite pas des compléments alimentaires, qui feront l’objet d’un futur article. Vous pouvez renseigner votre mail ci-dessous pour être tenu au courant de la publication des futurs articles.
Si vous avez des questions, des remarques, des précisions : vous pouvez les laisser en commentaire, j’y répondrai avec plaisir 🙂.
Je vous laisse aussi découvrir mes ebooks conçus sur la base des questionnements les plus fréquent(e)s des patient(e)s qui consultent mon site internet :
Hagen KB, Byfuglien MG, Falzon L, Olsen SU, Smedslund G. Dietary interventions for rheumatoid arthritis. Cochrane Database Syst Rev. 2009 Jan 21;(1):CD006400. doi: 10.1002/14651858.CD006400.pub2. PMID: 19160281.
Porras M, Rada G, Durán J. Effects of Mediterranean diet on the treatment of rheumatoid arthritis. Medwave. 2019 Jun 11;19(5):e7640. Spanish, English. doi: 10.5867/medwave.2019.05.7639. PMID: 31226103.
Nelson J, Sjöblom H, Gjertsson I, Ulven SM, Lindqvist HM, Bärebring L. Do Interventions with Diet or Dietary Supplements Reduce the Disease Activity Score in Rheumatoid Arthritis? A Systematic Review of Randomized Controlled Trials. Nutrients. 2020 Sep 29;12(10):2991. doi: 10.3390/nu12102991. PMID: 33003645; PMCID: PMC7600426.
Raad T, Griffin A, George ES, Larkin L, Fraser A, Kennedy N, Tierney AC.Dietary Interventions with or without Omega-3 Supplementation for the Management of Rheumatoid Arthritis: A Systematic Review. Nutrients. 2021 Oct 4;13(10):3506. doi: 10.3390/nu13103506. PMID: 34684507; PMCID: PMC8540415.
Smedslund G, Byfuglien MG, Olsen SU, Hagen KB. Effectiveness and safety of dietary interventions for rheumatoid arthritis: a systematic review of randomized controlled trials. J Am Diet Assoc. 2010 May;110(5):727-35. doi: 10.1016/j.jada.2010.02.010. PMID: 20430134.
Schönenberger KA, Schüpfer AC, Gloy VL, Hasler P, Stanga Z, Kaegi-Braun N, Reber E. Effect of Anti-Inflammatory Diets on Pain in Rheumatoid Arthritis: A Systematic Review and Meta-Analysis. Nutrients. 2021 Nov 24;13(12):4221. doi: 10.3390/nu13124221. PMID: 34959772; PMCID: PMC8706441.
Lidón AC, Patricia ML, Vinesh D, Marta MS. Evaluation of Gluten Exclusion for the Improvement of Rheumatoid Arthritis in Adults. Nutrients. 2022 Dec 19;14(24):5396. doi: 10.3390/nu14245396. PMID: 36558555; PMCID: PMC9783934.
Bäcklund R, Drake I, Bergström U, Compagno M, Sonestedt E, Turesson C. Diet and the risk of rheumatoid arthritis – A systematic literature review. Semin Arthritis Rheum. 2022 Oct 28;58:152118. doi: 10.1016/j.semarthrit.2022.152118. Epub ahead of print. PMID: 36379128.
Seignalet J. Diet, fasting, and rheumatoid arthritis. Lancet. 1992 Jan 4;339(8784):68-9. PMID: 1346001.
J’ai exercé la profession de kinésithérapeute. J’ai créé Fonto Media en 2019 alors que j’étais encore kiné. Aujourd’hui, je continue à gérer Fonto Media tout en accompagnant les professionnels sur Wikipédia avec Wikiconsult.