Arrêter le métier de kiné : quelles solutions ?

arreter le metier de kine

Comment arrêter le métier de kiné ? Quels conseils de reconversion professionnelle pour un kiné en détresse ?

Chaque mois, des centaines de kinésithérapeutes cherchent des informations à ce sujet sur internet. J’ai moi-même toujours eu une activité en parallèle de la kinésithérapie depuis que j’ai mon diplôme de kiné, en 2012.

J’aime plein de choses dans notre métier de kiné, et moins d’autres. Cumuler 2 activités professionnelles est donc l’option que j’ai choisi.

👉 Dans cet article, j’ai décidé de partager avec vous toutes mon expérience, mes recherches et mes réflexions, souvent avec des collègues kinés, sur la reconversion professionnelle quand on est kiné au départ.

Mon but n’est bien évidemment pas de vous convaincre de changer de métier : cela fait plusieurs années que j’aurais la possibilité matérielle et financière d’arrêter totalement de travailler comme kiné, et pourtant, je n’ai pas fait ce choix.

(Édit d’août 2023 : 7 mois après avoir écrit cet article, j’ai décidé d’arrêter de travailler comme kiné libérale/salariale, mais je reste kiné via mon travail d’editrice et rédactrice pour mon propre site sur lequel vous êtes !).

Je sais qu’il y a 1 000 raisons de se réjouir d’être kiné, et que certain(e)s travaillent 40 ans (ou plus !) avec passion 💙.

Je veux simplement montrer qu’une issue est (en théorie…) possible pour toutes celles et ceux qui se sentent emprisonnés dans leur métier de kiné.

Toute remarque ou témoignage est bienvenu en commentaire ! Bonne lecture 🙂.

Lisez plutôt cet autre article si vous souhaitez vous reconvertir comme kiné depuis un autre métier.

♻️ Dernière mise à jour : 17 février 2024.
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Rédigé par Nelly Darbois, kiné et rédactrice scientifique

Pourquoi vouloir changer de métier quand on est kiné ?

À ma connaissance, il n’existe pas de statistiques sur le nombre de kinés en France qui souhaitent se reconvertir. En tout cas, le sujet revient régulièrement dans les discussions à peu prêt à tous les endroits que j’ai fréquenté comme kiné :

  • durant les pauses repas avec mes collègues kinés hospitaliers ou en centre de rééducation ;
  • dans les groupes Facebook entre kinés, sur les réseaux sociaux ;
  • dans mes discussions avec d’autres collègues kinés libéraux vers chez moi.

Et je fais le pari que chaque kiné a au moins un exemple de collègue qui s’est reconverti ! Je liste à ce sujet les expériences de reconversion de quelques amis et connaissances kiné 😁.

Autre élément : voici les expressions tapées quelques dizaines de fois sur Google par des kinés en France, chaque mois (certaines vous feront sans doute sourire !) :

  • Kiné en détresse reconversion ;
  • quelle reconversion possible pour un kiné
  • la kiné ne sert à rien
  • kiné métier fatiguant.
Des expressions tapées dans Google probablement par des kinés en désir de reconversion professionnelle ! La kiné ne sert à rien, témoignage reconversion kiné, arrêter le métier de kiné, kiné métier fatiguant
Des expressions tapées dans Google probablement par des kinés en désir de reconversion professionnelle !

Se reconvertir, changer de voie, n’est bien sûr pas propre aux kinés.

Je n’ai pas trouvé de données empiriques qui énumèrent les motivations principales à changer de métier quand on est kiné. Alors je liste simplement les avantages et inconvénients des métiers de kiné que je perçois.

Avantages du métier de kiné ☑️

Voici quelques-uns des avantages que je vois à la profession de kiné par rapport à d’autres professions.

  • La sécurité de l’emploi : à l’heure où j’écris ces lignes, il y a 1659 offres d’emploi de poste de kiné en France rien que sur Pôle-Emploi (France Travail). À titre de comparaison, il y a actuellement seulement 63 offres d’emploi pour ma seconde activité professionnelle, la rédaction web.
  • La mobilité géographique : si l’on souhaite changer de région, on rencontre peu de difficultés par rapport à d’autres métiers plus en tension. Rien que sur Pôle-Emploi, il y a des dizaines d’offres dans tous les départements, y compris les plus côtés comme la Côte d’Azur.
  • Le salaire : qu’on soit en salariat ou en libéral, on gagne en tant que kiné plutôt plus que le salaire médian en France (2 000 euros net pour un temps plein en 2020 ; Insee). On peut bien sûr trouver que ce n’est pas assez par rapport à d’autres professions où les études soient moins longues ou le travail jugé moins pénible ; néanmoins, cela reste un fait : on se situe, même ramené à l’heure, plutôt dans la moitié française plus aisée quand on est kiné. Voir mon article sur le salaire des kinés salariés en France.
  • Le feedback, la reconnaissance des patient(e)s, le sentiment d’avoir rendu service: c’est un critère bien sûr difficile à évaluer objectivement. Il me semble cependant qu’en tant que kiné, on a plus de retours fréquents de patients satisfaits que dans d’autres professions (par exemple, dans le digital, dans les ressources humaines, ou lorsqu’on fait de la prospection téléphonique).
  • Le capital sympathie : quand on dit qu’on est kiné, ça fait plutôt classe. Kiné revient assez fréquemment dans les sondages où l’on demande aux Françaises et Français quels sont les professionnels qu’ils préfèrent (source : Harris 2015).
  • La diversité des postes : trouver un poste en salariat tout comme en libéral est en général possible. On a donc le choix du statut (indépendant ou salariés). Mais aussi des types de population avec lesquelles on souhaite travailler : enfants, personnes âgées, sportifs. Et des structures : centres de rééducation, hôpital public ou privé, cabinet libéral, soins à domicile, établissement thermal, etc.

Inconvénients du métier de kiné ❌

Je trouve qu’il est encore plus difficile de lister des inconvénients qui font plutôt l’unanimité. Voici ma tentative !

  • La subordination aux médecins, chirurgiens ou à l’Assurance maladie : une étude menée sur des kinés autrichien(ne)s montre d’ailleurs qu’une source d’insatisfaction des kinés salariés est le manque d’autonomie et de reconnaissance (Latzke 2021). C’est d’ailleurs une des raisons qui m’a conduit à arrêter le salariat pour le libéral. En libéral, certains kinés sont insatisfaits du conventionnement avec l’Assurance maladie qui limite leur possibilité de pratiquer plus librement leurs tarifs, même quand le patient est prêt à payer de sa poche. Cela aussi m’insatisfait (d’autant plus que notre marge de manœuvre est très faible !), c’est pour cela que j’ai une autre activité professionnelle (la rédaction web santé) qui me permet de fixer mes tarifs directement avec les bénéficiaires, sans intermédiaire !
  • La fatigue mentale ou physique : il est reconnu que les kinés (et les professionnels de santé en général) sont exposés à des niveaux de stress élevés (Puhanic 2022). Des dizaines de kinés tapent chaque mois dans leur moteur de recherche « kiné métier fatiguant » ! (Il faudrait cependant regarder si c’est plus fréquent de trouver son métier fatiguant quand on est kiné, que dans d’autres secteurs.)
  • Le manque de stimulation intellectuelle au bout d’un certain temps, la routine ou l’impression d’avoir fait le tour du métier. C’est personnellement ce point précis qui a fait que j’ai toujours consacré une part importante de mes semaines à d’autres activités professionnelles ou associatives me permettant de ressentir une stimulation intellectuelle différente / plus importante.
  • L’impression de ne pas pouvoir répondre aux attentes des patient(e)s : certain(e)s patient(e)s sont très demandeurs et éternellement insatisfait(e)s. Cela n’est pas forcément de leur faute, eux les premiers aimeraient sans doute être différents… Mais on n’a parfois pas d’emprise là-dessus. On peut se mettre dans des situations désagréables voire intenables, qui débouchent parfois sur un burn-out à force de ne pas arriver à donner satisfaction aux personnes que l’on accompagne. Mais certain(e)s kinés ne ressentiront jamais cela.
  • L’isolement, le manque de contacts professionnels : c’est quelque chose de surtout décrit chez les kinés libéraux, dans l’étude dont j’ai déjà parlé sur la satisfaction des kinés autrichien(ne)s (Latzke 2021).

Dans les publications sur la satisfaction professionnelle des kinés et soignant(e)s, il est rapporté que les facteurs intrinsèques (l’environnement de travail) déterminent plus la satisfaction au travail que les facteurs extrinsèques (le salaire, la possibilité d’évoluer) (Puhanic 2022).

La balance avantages/inconvénients est défavorable pour vous ? J’énumère maintenant quelques alternatives à la profession de kiné. D’abord sans trop changer de voie ; puis en repartant complètement à 0 ou presque.

Je donne quelques éléments sur les différentes professions (salaires, formation nécessaire, missions). Je ferai peut-être du contenu plus détaillé sur celles que je connais le mieux si vous le souhaitez (faites-moi dans ce cas vos demandes en commentaire).

12 idées de professions où l’on conserve ses compétences de kiné

Vous n’avez pas envie de « repartir à 0 » ? Vous souhaitez ré-utiliser certaines de vos connaissances ou compétences acquises comme kiné ? Voici une sélection de métiers qui permettent cela ! Avec des idées de salaire, et quelques avantages et inconvénients.

Je vous mets aussi quelques notes personnelles pour les métiers que j’ai exercé ou envisagé.

Il n’y a pas que les soins hors nomenclature / déconventionnés comme solution pour quitter la kinésithérapie conventionnée auprès des patient(e)s !

12 idées de métiers pour des kinés libéraux ou salariés qui veulent se reconvertir dans une autre profession
Si vous préférez une version vidéo 🙂

Enseignant(e) en école de kiné

Le nom officiel est « cadre formateur/formatrice Masseur-kinésithérapeute en IFMK ».

Mission : délivrer des cours aux étudiant(e)s kiné quand ils sont à l’école, gérer des plannings, superviser le retour de stages, le mémoire.

Salaire : à partir de 2300 euros brut/mois. 6 semaines de congés payés pendant les périodes de vacances scolaires + 5 jours

Contrainte : vous devrez habiter à côté d’un des 51 IFMK en France (il n’y en n’a pas dans tous les départements).

Formation : il vous faudra un diplôme de cadre de santé (bac+5) ou un Master.

Certains kinés deviennent cadre de santé formateur en école d’infirmier (IFSI) ou dans des écoles pour d’autres paramédicaux (notamment les ergothérapeutes).

Il est aussi possible d’intervenir en IFMK pour donner ponctuellement des cours. Ce que j’ai fait pendant plusieurs années. L’heure de cours est rémunérée aux environs des 25 euros brut. Le temps de préparation n’est pas rémunéré. Autant dire que ramené à l’heure, c’est très mal payé si l’on prend le temps de bien préparer, mettre à jour et faire évoluer ses cours. Vous pouvez aussi être rémunéré pour faire passer l’oral du mémoire ou des examens. Là, c’est un peu mieux rémunéré, et le temps de préparation est moins important.

Consultant/ Formateur en formation continue

Des organismes de formation continue cherchent des kinés pour des missions ponctuelles ou régulière, ou une embauche. Voir par exemple ma liste d’organismes de formation continue en ligne pour kinés.

Mission : délivrer des cours en présentiel ou en distanciel à destination de professionnels (soignants le plus souvent). Parfois les cours sont déjà tout faits, parfois ce sera à vous de les créer

Salaire : variable, à peu près égal au salaire d’un kiné salarié.

Contrainte : déplacements fréquents en région ou sur toute la France.

Formation : le DE de kiné peut suffire.

De nombreux kinés montent aussi leur propre organisme de formation continue pour délivrer des formations prises en charge par le DPC ou le FIF-PL. Celles et ceux que je connais continuent cependant à pratiquer en libéral ou en salariat en parallèle.

Voir cet article plus comment : comment donner des formations en tant que kiné ?

Prof dans les filières professionnelles santé

Dès le lycée, certains jeunes se spécialisent dans le secteur de la santé et du social (accompagnement, soins et services à la personne, etc.). Il s’agit des formations qui peuvent déboucher sur des bacs professionnels ou technologiques. Dans des lycées ou des Centres de formation pour apprentis (CFA).

Mission : préparer et enseigner des cours théoriques ou pratiques à des adolescents dans des matières plus ou moins en lien avec la santé. Organiser et corriger des examens. Gérer potentiellement des retours de stage.

Salaire : un professeur de lycée professionnel de classe normale commence à 1891 euros brut/mois et finit à 3264 euros brut/mois.

Contrainte : tous les élèves présents dans ces formations n’ont pas forcément choisi vraiment d’être là. Contrairement à la formation continue des adultes, il y a peut-être plus de risque de devoir faire de la discipline ou d’être confronté à certaines personnes moins motivées.

Formation : le DE de kiné peut suffire.

J’avais postulé pour être prof santé en lycée (pour le simple plaisir d’expérimenter autre chose). J’avais eu quelques touches, mais pour des tout petits contrats (quelques jours) à plus de 40 km de chez moi.

Intervenant(e) en entreprise

En France, l’État incite financièrement les entreprises à investir dans des actions en faveur de la santé et de la qualité de vie au travail. La plupart des entreprises ont donc des budgets (parfois très importants) pour cela. Et les kinés font partie des professionnels qui peuvent dispenser ce type d’action.

Mission : animer des conférences, des ateliers voire des consultations individuelles auprès des salariés d’une entreprise.

Salaire : il s’agit de prestations délivrées sous un statut de société, d’activité libérale secondaire ou d’auto-entrepreneur, sans salaire fixe. Les demi-journées d’intervention sont facturées généralement plusieurs centaines d’euros.

Contrainte : beaucoup de kinés et d’autres professionnels souhaitent développer cela. Il y a donc une forte concurrence, il faut savoir démarcher ou faire jouer le bouche à oreille pour obtenir des contrats.

Formation : le DE de kiné peut suffire.

💡 J’ai dédié un e-learning à ce sujet ! Ainsi qu’un article en libre accès sur les kinés préventeurs / préventrices en entreprise.

formation pour les kinésithérapeutes : vendre ses services de kiné aux entreprises

Cadre de santé

L’évolution classique du kiné salarié !

Mission : le cadre de santé gère une équipe de kinés ou d’autres professionnels de santé dans un établissement de santé. Notamment les plannings, les absences imprévues, l’organisation du travail.

Salaire : un peu plus élevé que celui de kiné salarié.

Contrainte : il faut souhaiter occuper des fonctions de management, avec tout de même des supérieurs au-dessus de soi !

Formation : obtenir le diplôme de cadre de santé en institut de formation de cadre de santé.

Coach sportif

Possibilité de travailler dans des salles de sport, des associations ou même à son compte, par exemple en faisant des séances à domicile, en entreprise ou en extérieur.

Mission : délivrer des cours de sport ou superviser des entraînements avec des objectifs bien-être, santé, perte de poids ou sportif.

Salaire : les profs de sport en salle commencent souvent au SMIC. Il est possible de travailler comme indépendant et de facturer directement ses clients. Revenus très variables selon l’activité.

Contrainte : métier nécessitant de l’énergie physique et mentale.

Formation : le fait d’avoir le DE de kiné permet d’obtenir directement sa carte d’éducateur sportif. Il n’y a pas besoin de formations complémentaires au DE de kiné pour commencer à travailler comme coach sportif. Cf l’article L.212-8 du Code du sport pour plus d’informations sur ce qu’on a le droit de faire ou non en libéral ou salarié en tant que « coach sportif ».

Copywriter / Rédacteur rédactrice web santé

Mission : écrire des textes sur des sujets de santé pour des sites internet appartenant à des médias, des entreprises, des commerçants, des personnalités.

Salaire : en salarié, certains commencent au SMIC ou à peine plus. En freelance, les revenus sont très variables. Certains n’arrivent pas à s’en sortir, d’autres gagnent jusqu’à plus de 5 000 euros net/mois. Voir mon article plus complet sur mes revenus (et les salaires en général) en rédaction web.

Contrainte : métier qui se pratique essentiellement derrière son ordinateur.

Formation : le DE de kiné peut suffire, mais il faut avoir de l’expérience professionnelle ou bénévole dans la rédaction.

J’ai écrit un article complet sur la profession de rédacteur web santé, que j’ai exercé pendant presque 4 ans en parallèle de la kiné.

Autre professions de santé ou vétérinaire

Il existe de nombreuses passerelles pour accéder à des métiers de la santé humaine ou vétérinaire lorsqu’on a déjà un DE de kiné. En vrac, on peut citer : médecin, psychologue, diététicien, vétérinaire, assistant vétérinaire, sage-femme, infirmier, etc.

Mission : délivrer des examens, des soins et des actions de prévention pour la santé physique et/ou mentale.

Salaire : très variable selon le métier et le statut.

Contrainte : nécessite tout de même de reprendre quelques années d’études, même pour des profession comme celle d’infirmier(e) ou de psychologue.

Formation : il faut obligatoirement repasser par une formation à la faculté ou en école de quelques années, même si une partie de la formation peut être évitée grâce au DE. Et l’accès peut être facilité par rapport à des étudiant(e)s sortant du bac.

Maître de conférence / enseignant(e)-chercheur(e)

Il existe depuis quelques années une filière d’enseignants-chercheurs dans les disciplines maïeutique, sciences de la réadaptation et de la rééducation et sciences infirmières.

Mission : délivrer des cours à des étudiants en faculté et mener des projets de recherche (tout en cherchant des financements), encadrer des projets de recherche d’étudiant(e)s.

Salaire : un maître de conférence de classe normale commence à 2298 euros brut/mois et finit à 4026 euros brut/mois.

Contrainte : peu de postes encore ouverts au regard du nombre de kinés disposant d’un doctorat.

Formation : il faut disposer a minima d’un doctorat (BAC +8) donc faire une thèse. Et parfois derrière un post-doc (+2 ans) et/ou une qualification.

C’est une voie vers laquelle j’ai hésité à me tourner. J’ai d’ailleurs suivi un Master Recherche quelques années après mon DE de kiné. Puis j’ai envisage de faire une thèse avec un financement. Mais je n’avais pas envie de consacrer 3 ans de ma vie (voire plus) à un unique projet de recherche, et il est difficile de faire quelque chose à côté d’une thèse. J’ai découvert la rédaction web en santé et j’ai préféré abandonner la voie académique (où nos papiers rédigés pendant des années ne sont parfois jamais lu!).

Salarié d’une entreprise santé / marketing / commercial

De nombreuses entreprises privées du secteur de la santé (telles que Doctolib pour l’une des plus connues) ont besoin de salariés. Et ces entreprises sont parfois intéressées par des profils de professionnels de santé reconvertis, avec l’œil du terrain.

Mission : très variable selon le type de poste que vous visez. Ça pourra être de démarcher (virtuellement ou physiquement) des établissements ou des professionnels de santé. De rédiger du contenu santé pour la presse ou des sites internet. De concevoir des nouveaux produits (physiques ou digitaux), etc.

Salaire :variable, du SMIC jusqu’à plus de 3000 euros net/mois, et plus en évoluant.

Contrainte : vous êtes en concurrence avec des diplômés d’écoles de commerce ou de marketing. Ils et elles n’ont pas le background santé, mais d’autres points forts.

Formation : un diplôme ou une expérience professionnelle dans le marketing / le commerce sera sans doute nécessaire.

J’ai l’occasion de collaborer tous les mois avec des entreprises de ce secteur en tant que consultante ou rédactrice. C’est très enrichissant d’être confrontée à cet univers très différents de celui des établissements de santé. J’ai aussi régulièrement des propositions pour être embauchée comme salariée par ces entreprises, car le profil kiné du terrain les intéresse. Mais je ne souhaite pas me salarier à nouveau à l’heure actuelle.

Des exemples de noms de métiers de cette catégorie. Rassurez-vous, moi aussi avant de cotoyer ces milieux, je ne voyais aucune différence entre ces différents métiers !

  • Product Manager / Chef de produit
  • Customer Success Manager / Chargé de relation clientèle / Responsable expérience client
  • Community Manager
  • Content Manager
  • Chef de projet
  • Chief Happiness Officer
  • Account executive / Responsable de compte

Entrepreneur

De nombreux et nombreuses kinés créent des start-ups ou se lancent dans une activité secondaire en faisant une adjonction d’activité (freelancing, solopreunariat). Souvent en parallèle de leur métier de kiné : on parle dans ce cas de side-business.

Mission : infinie ! Tout dépend des idées que vous avez, d’avec qui vous collaborez, des financements que vous trouvez… Au début d’un projet entrepreneurial, on touche souvent un peu à tout : recherche et développement, vente, communication, recherche de partenariats et financement, comptabilité, etc.

Salaire : extrêmement variable. Certains chefs d’entreprises n’arriveront jamais à se sortir de salaires (voire auront des dettes), d’autres gagneront des milliers d’euros net. On parle d’ailleurs plutôt de revenu.

Contrainte : il faut avoir une idée et se sentir emballer par le lancement et le développement d’un projet entrepreneurial ! Et réussir à trouver non pas le produit parfait à ses yeux (ça s’est assez facile), mais le produit parfait pour des gens qui en ont besoin !

Formation : le DE de kiné suffit techniquement/réglementairement.

💡 J’ai écrit un article qui délivre 21 faits sur l’entrepreneuriat, à l’encontre des idées reçues sur le sujet ! J’ai aussi interviewé Mérédith, une ancienne kiné aux États-Unis, qui s’est reconvertie et a monté sa propre entreprise.

Je suis moi-même ce qu’on appelle une « solopreneure ». Je délivre des services de conseil et de rédaction Wikipédia, des formations en ligne sur Wikipédia mais je travaille seule (sous le statut de professionnelle de santé libérale avec activité secondaire). Le blog sur lequel vous êtes est aussi devenu au fil du temps ma principale source de revenus, mais j’ai beaucoup tatonné, tenté, échoué, parfois réussi. Il m’a fallu 4 ans pour décider de m’y consacrer pleinement (même si ce n’était pas mon intention quand j’ai débuté : je ne savais pas où ça me ménerait !)

Praticien(ne) de santé ou du bien-être déconventionnés

J’ai volontairement mis en dernier cette alternative car c’est celle que je vois la plus souvent citée ! Il n’y a donc rien d’original à la suggérer. La liste des pratiques exercées en non conventionnés par des kinés est quasi infinie : acupuncture, massages bien-être, hypnothérapeute, microkiné, kinésiologue, ostéopathe, prof de pilates, prof de yoga etc.

Mission : accompagner physiquement ou psychiquement des personnes dans le but qu’elles se sentent mieux, qu’elles remplissent leur objectif de santé, de bien être ou autre.

Salaire : les praticiens de soins déconventionnés facturent souvent à 40-50 euros les 45 minutes ou l’heure brut, voire plus. Mais les plannings ne sont pas forcément aussi remplis que ceux des kinés, surtout en début d’exercice.

Contrainte : après avoir été habitué à gérer des patients qui ne payaient pas leurs soins, il faut arriver à passer à un modèle où leurs séances sont rarement voire prises en charge par l’assurance maladie/les mutuelles.

Formation : le DE peut suffire pour les soins non conventionnels mais les kinés font souvent des formations continues complémentaires. Pour des pratiques réglementées, il faut un diplôme, Master ou un DU. Par exemple, vous pouvez être psychopraticien rien qu’avec le DE de kiné, mais vous devrez avoir un Master ou d’autres diplômes si vous voulez vous appeler psychologue ou psychothérapeute.

J’ai moi-même eu une activité non conventionnée très « nichée ». J’ai proposé des téléconsultations individuelles facturées 100 euros l’heure (avec suivi derrière 1 mois par mail + envoi d’un bilan à destination du médecin traitant si besoin) à des personnes atteintes d’hyperhidrose. Pathologie au sujet de laquelle je crée des articles factuels basés sur la littérature scientifique internationale depuis 11 ans. J’avais 0 à 4 téléconsultation par mois, puis j’ai arrêté pour me consacrer plus pleinement à Fonto Media.

Il existe au moins 12 autres groupes de professions (sûrement beaucoup plus) pour lesquelles on peut mettre à profit son expérience en tant que kiné !

Un petit 13 ème pour la route ? Lobbyiste ou advocate dans la santé !

Des métiers de kiné qui ont complètement changé de voie

Je suis sûre que vous avez autour de vous des exemples de kinés qui ont complètement changé de voie. Qui exercent maintenant des jobs qui n’ont rien à voir avec la kiné (même si l’on peut toujours trouver des liens !).

En théorie, le fait d’avoir suivi des études de kiné et d’avoir exercé cette profession n’empêche aucunement de bifurquer totalement !

Voici la liste des professions qu’on choisit de faire des personnes de mon entourage qui ont été kiné à un moment de leur vie, et plus maintenant.

  • Ébéniste
  • Développeur web
  • Data scientist
  • Gardienne de refuge
  • Webdesigner
  • Horticultrice
  • Community manager
  • Architecte d’intérieur
  • Agent immobilier
  • Mère au foyer
  • Product manager
  • Graphiste
  • Influenceur
  • Bibliothécaire

Certain(e)s décident aussi de cumuler une de ces activités en plus de la kiné, au moins au début pour tester.

6 idées pour envisager de continuer le métier de kiné… autrement ?

Êtes-vous sûre(e) et certain(e) à 10 000 % d’avoir vraiment fait le tour de TOUTE la profession de kiné ? Dans cette partie, je détaille toutes les voies à explorer comme kiné. Au cas où certaines vous inspirent !

Basculer vers le libéral (ou salariat)

À ma connaissance, des kinés basculent à succès depuis le libéral vers le salariat, ou l’inverse. Les motivations sont multiples et on trouve des avantages et des inconvénients aux 2 !

En salariat, on peut travailler dans de nombreux endroits différents :

  • hôpitaux publics ou privés. Vous pouvez aussi travailler comme kiné dans l’armée ;
  • centres de rééducation / soins de suite et réadaptation généralistes ou spécialisés (sportifs, grands brûlés, pédiatrie, neurologie, gériatrie, éducation thérapeutique) ;
  • établissements thermaux. Dans certains, on fait exclusivement du massage, et parfois des cours de sport aquatique. Dans d’autres, les missions sont plus variées : éducation thérapeutique, coaching, sorties marche, etc ;
  • services de soins à domicile pour les enfants (SESSAD), où l’on intervient à leur domicile ou sur leur lieu de scolarisation.

Si l’on souhaite changer souvent d’emploi et de région, l’intérim est aussi une option à considérer.

💡 En plus de consulter les offres d’emploi sur les sites comme Pôle-Emploi / France Travail, Physiorama et FHF (liens en fin d’article), n’hésitez pas aussi à postuler directement auprès des établissements, via des candidatures spontanées. C’est ainsi que j’ai obtenu la plupart de mes posts salariés, en Corse, en Bretagne, dans le Jura ou en Savoie.

En libéral aussi, les possibilités sont multiples :

  • exercer la kinésithérapie exclusivement à domicile ;
  • travailler seul en cabinet, ou à plusieurs. En tant que remplaçant, assistant/collaborateur ou titulaire. En maison de santé pluridisciplinaire, en solo, en gros cabinet très équipé (gymnase, balnéo) ou au contraire avec un minimum de choses ;
  • intervenir auprès d’équipes sportives (à temps partiel) ;
  • intervenir en SSR ou en clinique ;
  • développer des cours collectifs (Pilates, yoga, gym, marche, éducation thérapeutique, ateliers prénataux, etc.).

Se spécialiser

Certains kinés décident de se spécialiser dans un seul secteur. Pour différentes raisons : par passion, par désir intellectuel, pour être reconnu comme expert, pour se démarquer…

Voici les secteurs dans lesquels les kinés se spécialisent de plus en soins conventionnés (selon les noms des spécialités associés au mot kiné dans les recherches Google qui ressortent le plus) :

Vous pourriez aussi aimer réaliser ponctuellement des missions d’expertise judiciaire en tant que kiné. Ou trouver un remplacement kiné spécialisé pour tester cette façon de travailler.

Sujets qui reviennent toujours dans les discussions entre kinés, j’ai crée ces ebooks et e-learnings :

ebooks et e-learning pour les kinésithérapeutes

Travailler à mi-temps

Certaines personnes apprécient leur métier de kiné clinicien. Mais à condition de ne pas y consacrer trop d’heures dans la semaine… C’est totalement mon cas ! Je me suis donc organisée ainsi :

  1. quand j’étais en salariat, je travaillais à 80 % ;
  2. quand j’ai eu mon deuxième enfant, le salariat même à 80 % n’était plus assez flexible pour conjuguer d’autres activités professionnelles. Je suis donc passée en libéral (aussi pour d’autres raisons) ;
  3. je réalise 30 à 50 prises en charge/semaine maximum en libéral, avec 5 à 8 semaines sans patient(e)s/an. Uniquement comme kiné à domicile pour limiter les charges (et parce que j’aime bien ce mode d’exercice).

Je sais que de nombreuses personnes travaillent ainsi, à mi-temps kiné cabinet ou domicile, et :

  • à temps partiel en tant que cadre formateur en école de kiné ;
  • formateur en formation continue ;
  • entrepreneur à leur compte ;
  • intervenant en entreprise ;
  • kiné auprès d’équipes sportives.

Voici pour les jobs complémentaires les plus fréquents ! Mais je connais aussi des kinés développeurs web ou rédacteur web santé 🙂! Car contrairement à ce qu’on croit parfois, on peut cumuler la kinésithérapie avec une activité commerciale !

Faire des téléconsultations

Plusieurs plateformes généralistes proposent de mettre en relation des kinés et des patient(e)s. Cependant, la demande côté patient(e)s pour ce type de service est encore très faible. Il y a probablement plus de kinés que de patient(e)s sur ces plateformes !

Des entreprises commencent à développer des services plus ciblés aux patient(e)s, en partenariat parfois avec des établissements de santé. Et recrutent des kinés pour superviser à distance des rééducations.

Cela se fait particulièrement aux États-Unis, mais on commence à voir cela un peu en France (lien en fin d’article dans les ressources).

Une piste à explorer si vous êtes attiré par l’idée de travailler depuis chez-vous, ce qu’on appelle le full-remote !

Attention cependant, si votre principale motivation à diversifier est de gagner plus, la téléconsultation n’est sûrement pas une bonne option. 30 minutes de téléconsultation prend en réalité beaucoup plus de temps que 30 minutes en face à face, même avec de bons outils : se connecter un peu avant, gérer les éventuels soucis techniques et difficultés de la personne, faire un compte-rendu derrière, etc. C’est en tout cas mon expérience !

Travailler comme kiné dans un autre pays

Certain(e)s kinés français(e)s partent travailler dans d’autres pays : Québec, Canada, Suisse, etc.. Il faut effectuer certaines démarches pour avoir une équivalence de diplôme.

J’ai consacré un article détaillé à comment devenir kiné ou travailler comme kiné en Suisse.

Créer son blog ou média en ligne dédié à la kiné ?

Lorsque j’avais rédigé mon article pour la première fois, je n’avais pas évoqué cette possibilité. Mais 7 mois plus tard, je sais qu’avec beaucoup de travail (et probablement aussi une part de chance !) il est possible de vivre de ses connaissances de kiné en les diffusant sous une autre forme qu’après des patient(e)s en prise en charge individuelle ou collective, ou qu’en enseignant : en créant son propre média.

Bien sûr cela reste anecdotique, mais c’est une possibilité !

N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous souhaitez que je développe plus ce point !

Comment financer sa reconversion professionnelle quand on est kiné ?

Le financement de votre reconversion professionnelle va dépendre de nombreuses choses :

  • votre statut actuel (libéral ou salarié ?) ;
  • votre statut depuis que vous avez commencé à exercer ;
  • si vous avez déjà obtenu certains financements dans le cadre de la formation continue ou non ;
  • l’année où vous décidez de vous reconvertir (les lois au sujet du financement de la formation professionnelle changent TRÈS souvent) ;
  • votre future activité : avez-vous besoin de suivre une formation ? Combien de temps ?

Voici quelques conseils. À suivre bien sûr une fois que vous avez déterminé quelle profession vous souhaitez exercer. Bien que parfois, le mode de financement soit un des éléments qui nous permet de trancher quand on hésite !

  1. Si vous avez besoin de vous former, contactez les établissements qui dispensent la formation que vous visez. Rien qu’en visitant leurs sites internet, vous aurez déjà des informations sur les pistes de financement possible. Contactez-les dans tous les cas. Ils ont souvent des personnes dont le travail est justement d’aider les futurs étudiants à financer leur formation ! Ça peut être une faculté, une école ou un organisme privé.
  2. Demandez également à des kinés de votre entourage qui se sont reconvertis comment ils s’y sont pris. Vous pouvez aussi trouver des exemples dans le Groupe Facebook des kinés qui veulent se reconvertir (lien en fin d’article).
  3. Envisagez de vous auto-financer en mettant de l’argent de côté. Ou en continuant à travailler un peu comme kiné le temps que votre autre profession décolle ou que vous trouviez un emploi.
  4. Contactez un organisme qui accompagne dans la reconversion professionnelle. Je ne sais pas cependant si ces organismes utilisent des méthodes vraiment efficaces. J’imagine qu’ils font du mieux qu’ils peuvent.

Voici également une liste (non exhaustive) des 10 financements possibles pour un kiné en reconversion :

  • prêt bancaire ;
  • congé de formation professionnelle (CFP), pour les salariés ;
  • compte personnel de formation (CPF), pour les kinés salariés comme libéraux. Il a remplacé le CIF ;
  • financement d’une formation par Pôle-Emploi / France Travail (si vous êtes demandeur d’emploi, après la fin d’un CDD ou si vous avez eu une rupture conventionnelle) et rémunération des formations pôle-emploi ;
  • aide de retour à l’emploi (si vous êtes demandeur d’emploi) ;
  • FIF-PL (surtout pour les formations dans le secteur des soins non conventionnés) ;
  • formation en alternance (nom officiel : Pro A : reconversion ou promotion par l’alternance) ;
  • budget interne de l’établissement de santé dans lequel vous travaillez ;
  • bourse d’établissements de santé ou de l’ARS (pour les filières santé) ;
  • chèque formation (délivré par les Conseils régionaux).

J’ai moi-même bénéficié d’un congé de formation professionnelle (CFP) lorsque j’étais kiné hospitalière. J’ai pendant 1 an conservé 80 % de mon salaire sans travailler comme kiné, en suivant mon master 2 Recherche à l’université. Master intégralement financé dans le cadre du CFP (+ allers-retour jusqu’au lieu de formation). C’était très confortable. Mon projet était ensuite de continuer sur une thèse avec un financement CIFRE, mais j’ai finalement décidé de ne pas poursuivre.

Édit de mai 2023 : Anne-Sophie, ancienne IDE, a monté un organisme dédié aux bilans de compétences pour les kinés et autres pros de santé.

Conclusion : faut-il arrêter le métier de kiné ?

Bien évidemment, ce n’est pas à moi de trancher à votre place sur est-ce qu’il faut ou non arrêter le métier de kiné !

Je crois qu’il est normal qu’un jour où l’autre on se pose la question. En tout cas, c’est le cas d’à peu prêt tous les kinés de mon réseau perso, moi compris 🙂 !

Pour des raisons intrinsèques, propres à l’activité de kiné. Mais aussi extrinsèques, par exemple en cas de gros changement dans sa vie personnelle (comme avoir un enfant ou un gros soucis de santé).

Vouloir arrêter le métier de kiné est une chose. Mais pour répondre à cette question, on est obligé de se demander quoi faire à la place : que faire de tout ce temps qui se libère ? Comment subvenir tout de même à ses besoins financiers (et ses engagements actuels) ?

J’espère vous avoir donné dans cet article quelques pistes ! Si vous avez une expérience à partager, des questions, n’hésitez pas à les laisser en commentaire. Je vous laisse également avec quelques liens et ressources complémentaires !

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Enfin, si vous souhaitez vous entretenir en privé par téléphone ou visio sur ces sujets, c’est possible : voici le lien pour prendre rendez-vous.

📚 SOURCES & RESSOURCES

Insee. Salaire médian en 2020.

Kiné Actu : Reconversion professionnelle, pourquoi ils semblent de plus en plus nombreux à y songer. 2020

Kinés devenus maîtres de conférence puis de nouveau cliniciens. Kiné Hurst KM. Experiences of new physiotherapy lecturers making the shift from clinical practice into academia. Physiotherapy. 2010 Sep;96(3):240-7. doi: 10.1016/j.physio.2009.11.009. Epub 2010 Jan 15. PMID: 20674657.

Sondage Harris. 2015. Métier préféré des français.

Puhanić P, Erić S, Talapko J, Škrlec I. Job Satisfaction and Burnout in Croatian Physiotherapists. Healthcare. 2022; 10(5):905. https://doi.org/10.3390/healthcare10050905

Salaire enseignant IFMK : grilles

Salaire enseignant lycée professionnel : grilles.

Salaire maître de conférence : grilles.

Joint Academy : entreprise qui développe le télé soin par des kinés.

Trouver un job de kiné salarié : Physiorama, Pôle-emploi, Fédération hospitalière de France

CPF : ce site pour consulter vos droits de formation quelque soit votre statut actuel

Site et annuaire du FIF PL surtout pour les formations dans le secteur des soins déconventionnés

Le Groupe Facebook : Kinés en détresse, penser à une reconversion professionnelle, ainsi que mon groupe privé Facebook « Développer l’activité qui NOUS correspond » pour les personnes qui ont acheté un de mes ebooks

nelly darbois fonto media

Rédigé par Nelly Darbois

J’ai exercé la profession de kinésithérapeute. J’ai créé Fonto Media en 2019 alors que j’étais encore kiné. Aujourd’hui, je continue à gérer Fonto Media tout en accompagnant les professionnels sur Wikipédia avec Wikiconsult.

8 commentaires sur « Arrêter le métier de kiné : quelles solutions ? »

  1. Bonjour,

    Je m’appelle Martin, j’ai été diplômé en kinésithérapie en juin dernier avant de partir à l’étranger pour développer mes langues.
    Est-ce normal de déjà penser à une reconversion professionelle hors kiné après 1 mois de travail ?
    Je me sens perdu, cela dit, j’adore l’environnement du tennis et du football.

    1. Hello Martin, rien d’alarmant, c’est le cas dans tous les métiers des désirs de reconversion ! À toi de voir parmi toutes les options possibles celle qui remporte le plus ton adhésion 🙂

  2. Bonjour.
    Merci tout d abord pour tous vos articles , toujours très intéressant.
    Je ne sais pas si c est le bon endroit pour poser cette question mais je me lance.

    J exerce pour l instant en zone surdoté.
    Dans un an ou plus, pour des raisons familiales, je vais devoir déménager pour 2 ans minimum dans une autre région française.

    -est ce que je peux exercer en tant que remplaçant dans d autres régions en conservant mon numéro adeli et donc en gardant l opportunité de me réinstaller dans ma région d origine un jour?

    -y a t il d autres moyens de conserver mon numéro adeli dans ma région d origine et travailler ailleurs en libéral ou en centre spécialisé ou autres dans d autres régions françaises?

    – Peux t on encore vendre sa patientele, et comment faire si vraiment je dois partir et perdre mon numéro adeli dans ma région surdoté ?

    Je ne pose plus de questions sur les forums car chacun donne sa version. Je ne pose plus de questions à des avocats spécialisés dans la santé car une fois on m à demandé 400 euros juste pour me dire qu ils pouvaient y répondre.

    1. Bonjour,
      (Tous les endroits sont bons tant que c’est en commentaire, pas de soucis 🙂 )

      1/ Il n’y a plus de numéro adeli mais un numéro RPPS qui reste le même tout au long de la carrière même quand on change de département, cf : https://www.ordremk.fr/je-suis-kinesitherapeute/exercice/minscrire-a-lordre/mon-identifiant-rpps/ ; par contre il y aura des démarches à faire pour débuter une activité de retour dans la région d’origine, auprès de l’assurance maladie

      2/ Cela dépend de votre type d’exercice actuel (remplaçant ? titulaire ?). De plus en 2 ans les choses peuvent changer réglementairement, je ne pense pas que vous aurez des garanties qqsoit le mode d’exercice de pouvoir reprendre en zone surdotée « comme avant », quoi que vous fassiez entre-temps.
      Dans tous les cas si vous travaillez comme kiné que ce soit en salariat ou libéral, vous devrez faire la démarche auprès de l’ordre départemental de votre nouveau département, qui vous demandera peut-être de déclarer votre fin d’activité à l’assurance maladie dans votre département d’origine.

      3/ Certain(e)s le font mais je suis mal placée pour vous répondre car je ne l’ai jamais fait.
      C’est normal selon moi d’avoir des avis différents car il y a différentes façons d’interpréter la loi, et je ne pense pas que la mienne soit meilleure que celle d’autres personnes 🙂 Voici une des interprétations possibles sur le sujet, par un COnseil départemental de l’Ordre ; vous verrez que ce n’est pas tout blanc tout noir : https://maineetloire.ordremk.fr/files/2014/12/Fiche-technique-1-Cession-patient%C3%A8le-1.pdf

      Bien à vous,

  3. Bonjour Nelly, savez-vous si il est possible d’interrompre l’activité de Kine pendant un temps et de reprendre plus tard sans perdre son diplôme ?
    Merci d’avance

    1. Bonjour Simon,
      J’ai moi-même arrêté d’exercer la kinésithérapie libérale pendant 8-9 ans (revenus liés à l’investissement immobilier à côté), et je viens de reprendre des remplacements ponctuels.
      Nelly, bravo pour votre travail créatif et atypique. Vos contenus sont de qualité et très utiles.
      Confraternellement,
      Vincent PAYET

      1. Bonjour Vincent,
        Merci bcp pour ton retour. Et je comprends aussi cette envie/besoin de potentiellement rebifurquer sur la kiné « classique » un jour, j’ai aussi des exemples de ce type dans mon entourage, et je le ferai peut-être un jour aussi !
        Bonne continuation,

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