Arthrose, remède miracle : ce que je dis à mes patient(e)s

Presque chaque semaine, je découvre un nouveau remède miracle contre l’arthrose ou les douleurs articulaires. En tout cas, quelque chose qui est présenté comme tel, souvent dans une publicité dans des magazines pour sénior ou dans des mails que me montrent mes patient(e)s (je suis kiné).

Dans cet article, j’ai essayé de formaliser le plus clairement possible ce que je réponds à mes patient(e)s qui me demandent mon avis sur tel ou tel remède de grand-mère ou traitement naturel contre l’arthrose :

  • quelle efficacité en attendre ?
  • Des effets secondaires sont-ils possibles ?
  • Y a-t-il des choses plus susceptibles d’être efficaces ?
  • Est-ce que ça peut réparer, regénérer le cartilage ?

J’espère que cet article vous apportera des pistes concrètes pour vous. Pas de solution miracle, malheureusement, même si notre cerveau a toujours envie de trouver cela. Mais des choses tout de même actionnables pour soulager vos douleurs et maintenir vos activités qui vous apportent du plaisir au quotidien.

Bonne lecture ! Je reste disponible pour tout échange en commentaire !

♻️ Dernière mise à jour : juin 2023.
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Rédigé par Nelly Darbois, kiné et rédactrice scientifique

Quelques rappels sur l’arthrose et les douleurs articulaires chez l’humain

L’arthrose est une maladie rhumatismale très répandue. Elle peut toucher n’importe quelle articulation où il y a de la synovie. Le plus souvent (dans l’ordre) :

L’arthrose du genou est la plus fréquente. Bien que plus de 80 % des personnes âgées de plus de 80 ans peuvent avoir de l’arthrose au genou (=gonarthrose), certaines personnes peuvent avoir de la gonarthrose sans douleur ni gêne articulaire.

Toute localisation confondue, environ 40 à 80 % des personnes atteintes d’arthrose ressentent des douleurs ou des gênes, tandis que chez d’autres, la maladie est asymptomatique.

Les caractéristiques de l’arthrose incluent :

  • une atteinte du cartilage articulaire et de l’os sous-chondral,
  • la présence d’ostéophytes,
  • un rétrécissement de l’espace articulaire,
  • de la sclérose sous-chondrale, des kystes sous-chondraux ou de la chondrocalcinose.

Ce sont ces mots un peu compliqués que vous trouverez peut-être sur votre compte-rendu de radiographie. Mais cela n’a guère d’importance pour choisir le traitement le plus adapté.

Les symptômes les plus fréquents de l’arthrose sont :

  • une douleur intermittente associée à l’utilisation de l’articulation, qui peut devenir chronique et se manifester au repos et pendant la nuit ;
  • de la raideur articulaire typique peut causer des difficultés à bouger après une période de repos ;
  • des craquements du genou ou des crépitations profondes lors des mouvements articulaires ;
  • une limitation de l’amplitude de mouvement ;
  • un gonflement de l’articulation atteinte.

L’arthrose est souvent responsable de l’incapacité de marcher, de monter les escaliers et de faire le ménage chez les personnes âgées de 50 ans et plus.

Mais certaines personnes atteintes d’arthrose ne ressentent pas forcément de douleurs croissantes au fil du temps, quelles que soient les activités qu’elles entreprennent.

La liste des remèdes miracles souvent proposés contre l’arthrose

Il existe vraiment une liste quasi-infinie de remèdes dits naturels ou de grands-mères suggérés pour soulager les douleurs de l’arthrose, voire réparer le cartilage et en guérir.

Voici par exemple ceux pour lesquels les internautes recherchent le plus d’information :

recherches associées sur google à la requête "arthrose remède miracle"
Mots clés très souvent tapés dans Google par des personnes qui se renseignement sur le remède miracle contre l’arthrose : meilleur anti inflammatoire naturel, alimentation, pommade, yaourt, banane

Voici une liste non exhaustive des remèdes miracles comme l’arthrose (ou recettes de grand-mère) souvent suggérés pour soulager ou guérir l’arthrose :

  • tisane ;
  • cataplasme d’argile verte ;
  • baume du tigre ;
  • huile essentielle ;
  • huile de CBD contre l’arthrose ;
  • remède chinois ;
  • compléments alimentaires comme la glucosamine et la chondroïtine ou l’harpagophytum ;
  • thérapies alternatives comme l’acupuncture, la chiropratique et l’ostéopathie ;
  • traitement homéopathique ;
  • crèmes, des gels et des lotions qui contiennent des ingrédients comme la capsaïcine, l’arnica et l’huile de menthe ;
  • alimentation riche en anti-oxydants ou aliments anti-inflammatoires ;
  • plasma enrichi en plaquettes (PRP).

Un point commun à toutes ces solutions souvent proposées : elles sont très faciles à mettre en place. Elles ne nécessitent aucun effort ou presque ; il s’agit d’avaler quelque chose ou d’appliquer/se faire appliquer quelque chose (produit, thérapie manuelle) sur l’articulation douloureuse, et c’est tout.

D’où d’ailleurs l’appellation de remède « miracle » : miracle où ils permettraient un maximum d’efficacité, avec un minimum d’effort et de risque d’effet secondaire… Quelque chose bien sûr pour lequel on est tous et toutes attiré(e)s, mais qui doit cependant éveiller notre sens critique.

Mon but avec cet article est de vous aider à faire le tri : est-il raisonnable d’espérer une efficacité de ces différents remèdes contre l’arthrose ? Lesquels sont les plus susceptibles de marcher ?

Comment savoir si quelque chose proposé comme remède miracle de l’arthrose marche vraiment ?

Je vais maintenant examiner les différentes méthodes disponibles pour déterminer l’efficacité d’un traitement, qu’il s’agisse d’un médicament ou d’une solution « naturelle ».

Les témoignages

Les témoignages sont souvent la première chose que l’on trouve, que ce soit à travers les témoignages de proches, à la télévision ou sur Internet. Cependant, il y a plusieurs problèmes avec les témoignages.

Tout d’abord, il est difficile de savoir si la personne a utilisé d’autres traitements en parallèle ou avant d’utiliser le remède miracle en question. De plus, on ne sait pas si les problèmes de la personne et ses attentes étaient similaires aux nôtres.

Les symptômes de l’arthrose ne sont pas constants et peuvent varier d’un jour à l’autre. Il est donc difficile de déterminer sur la base d’un seul témoignage si le traitement a réellement été efficace pour tel ou tel symptôme, ou si la douleur ou tout autre symptôme a simplement fluctué ou régressé naturellement.

En plus, il y a une sélection qui se fait dans les témoignages :

  • les entreprises qui vendent un produit ou une solution mettront davantage en avant les témoignages positifs (même chose pour les intermédiaires qui gagnent de l’argent en renvoyant vers ces produits),
  • tandis que les patients très satisfaits ou insatisfaits témoigneront plus que ceux qui ont été indifférents au remède naturel.

Pour illustrer ça, voici deux témoignages différents pour un même produit à base de plantes contre l’arthrose du genou :

témoignage positif remède miracle gel arthrose
Un témoignage positif sur un gel contre l’arthrose
témoignage négatif remède miracle gel arthrose
Un commentaire négatif sur le même produit

Comment décider d’accorder plus de poids au témoignage positif plutôt que négatif ?

Pour toutes ces raisons, j’essaie à titre personnel d’accorder une importance limitée aux témoignages, que ce soit pour les remèdes contre l’arthrose ou autre chose.

Les avis des professionnels et expert(e)s

Certaines personnes passent des dizaines d’heures chaque semaine à aider les personnes souffrant d’arthrose, que ce soit des kinésithérapeutes, des médecins, des chirurgien(ne)s ou d’autres professionnel(le)s de la santé.

D’autres travaillent dans des laboratoires de recherche pour étudier la physiologie de l’arthrose ou l’évolution des symptômes chez les personnes atteintes d’arthrose.

Ces professionnels ont donc acquis une certaine expertise dans ce domaine.

Il est raisonnable de penser que leur avis est probablement plus fiable que celui d’une personne « lambda », qui côtoie moins souvent des personnes atteintes d’arthrose.

Cependant, il est important de s’assurer :

  • qu’ils sont vraiment des expert(e)s spécifiquement de l’arthrose,
  • et qu’ils ne tiennent pas des propos discrédités par la majorité des autres expert(e)s en la matière.

Si on a une confiance limitée dans quelques témoignages ou dans les paroles d’un(e) seul(e) expert(e), vers quoi peut-on alors se tourner ? Les publications scientifiques sont là pour pallier cette limite.

Les études scientifiques sur l’arthrose

Heureusement, il existe énormément de publications scientifiques sur l’arthrose. À ce jour, plus de 150 000 !

Avec plus de 10 000 nouvelles études publiées chaque année, dont une grande partie concerne les traitements et remèdes naturels.

études scientifiques sur l'arthrose
Les études scientifiques sur les différents traitement et remèdes contre l’arthrose

Car oui, même les traitements « naturels » sont étudiés et font l’objet d’évaluations et de publications scientifiques.

Le système de publication aussi a ses limites et ses failles. Mais avec les publications scientifiques, leurs auteurs sont obligés d’a minima :

  • consacrer beaucoup de temps à réfléchir au sujet ;
  • formuler des hypothèses ;
  • évaluer si elles tiennent la route par rapport à nos connaissances en biologie et autre ;
  • soumettre leurs propos à d’autres expert(e)s qui peuvent pointer leur faiblesse.

Je vais maintenant vous présenter les résultats des synthèses d’études publiées spécifiquement sur l’arthrose. Et vous donner mon avis de kiné sur le ou les « remèdes » les plus susceptibles d’être efficace contre tel ou tel symptôme.

Que nous disent les études sur l’arthrose et ces remèdes miracles ?

Quand il y a beaucoup d’études sur un sujet, des équipes de recherche font ce qu’on appelle des « revues systématiques » ou « méta-analyses ». Elles sélectionnent les études de meilleur qualité. Elles en tirent des conclusions sur les traitements au meilleur ratio bénéfice-risque.

La Collaboration Cochrane est une association internationale qui fait particulièrement bien cela. Elle est connue pour être extrêmement rigoureuse dans sa manière de procéder.

En octobre 2022, elle a justement publié une synthèse précisément sur le sujet qui nous intéresse : l’efficacité de tout ce qu’on met souvent derrière l’étiquette « remède miracle » !

Pourquoi la Cochrane s’est-elle intéressée aux « remèdes miracles » contre l’arthrose ?

La Cochrane est partie du constat des recommandations internationales sur la prise en charge de l’arthrose. Elles disent que la principale solution non médicamenteuse efficace est l’exercice physique (j’y reviendrai).

La Cochrane constate aussi qu’on suggère souvent aux personnes gênées par leur arthrose d’utiliser d’autres choses pour diminuer leurs symptômes, en plus de l’exercice.

Elle a donc cherché à savoir si toutes les autres solutions souvent suggérées contre l’arthrose du genou et de la hanche apportent vraiment quelque chose de plus par rapport à l’exercice physique seul.

Y a-t-il beaucoup d’études sur les « remèdes miracles » de l’arthrose ?

Oui, il existe vraiment beaucoup d’études sur ce qu’on met souvent derrière l’étiquette « remède miracle ». Voici la liste (non exhaustive!) de ceux testés, spécifiquement contre l’arthrose :

  • les interventions diététiques : compléments alimentaires, régimes, prise de certains aliments ;
  • de nombreuses thérapies manuelles ;
  • les plantes en gélule, en tisane ;
  • la pélothérapie (application de boue médicinale) ;
  • les applications de crèmes, baumes, cataplasme ;
  • l’homéopathie ;
  • les bandages, kinesiotaping ;
  • les vibrations du corps entier ;
  • le CBD :
  • les huiles essentielles ;
  • etc. etc.

Certaines études sont cependant très mal conduites, et on ne peut rien en tirer de crédible. La Cochrane a donc sélectionné celles de meilleur qualité (bien qu’elles ne soient pas parfaites).

En tout, les résultats de 60 études ont été exploités, portant sur plus de 6 500 personnes souffrants d’arthrose.

Quels « remèdes miracles » sont plus efficaces sur l’arthrose, au-delà d’un effet placebo ?

L’équipe de recherche de la Cochrane a comparé l’évolution de la douleur chez 2 groupes de personnes atteintes d’arthrose :

  • celles qui faisaient de l’exercice et qui prenaient en plus un « remède miracle » ;
  • celles qui faisaient de l’exercice et qui prenaient en plus un placebo (quand c’était possible), ou rien.

Et la douleur avant et après traitement de ces 2 groupes était semblable. Elle avait un peu diminué après le traitement, mais dans les mêmes proportions qu’il y ait en plus un placebo, un « remède miracle » ou rien d’autre.

Et qu’en est-il des autres gênes liées à l’arthrose ? 3 autres choses étaient suffisamment étudiées pour pouvoir en dire quelque chose :

  • les modifications structurelles de l’articulation mesurés par radiographie : est-ce que le cartilage, l’articulation ont changé ?
  • Les capacités : est-ce que les personnes arrivent mieux à faire certaines choses ?
  • La qualité de vie : est-ce que les personnes sont plus satisfaites de leur quotidien ?

Et là encore, même résultat : les « remèdes miracles » n’apportent rien de plus de manière significative, en moyenne. Dans les jours, semaines et 6 mois qui suivent les traitements.

D’autres part, 13 % des études (8/60) rapportaient des effets indésirables (mais ils ne semblent pas plus fréquents quand il y a des traitements naturels en plus par rapport à l’exercice seul).

Doit-on être déçu par ces résultats ? Cela veut-il dire qu’il n’y a strictement rien à faire contre l’arthrose, qu’on est condamné a laissé évoluer les choses ainsi ?

Non selon moi.

Et je vais donc maintenant mon avis plus personnel : comment j’interprète les résultats de ces études, et ce que vous pouvez faire concrètement pour maximiser vos chances d’aller mieux.

Les 60 études les mieux faites sur les remèdes miracles contre l’arthrose (autres que l’exercice physique) ne montrent pas d’effet significatif sur la douleur, l’articulation, la gène, la qualité de vie.

Mon avis de kiné sur les remèdes miracles contre les douleurs articulaires

Les solutions naturelles « passives » contre l’arthrose comme appliquer des cataplasmes ou prendre des aliments riches en anti-oxydants ne sont pas efficaces au-delà de ce qu’on pourrait attendre d’un placebo.

Mais il existe tout de même une solution « naturelle » efficace ! C’est l’exercice physique. C’est même le meilleur anti inflammatoire naturel contre l’arthrose.

Et c’est donc cela que je recommande en priorité à mes patient(e)s. Mais voyons justement :

  • quel type d’exercice ;
  • à quelle fréquence, intensité ;
  • et quels résultats en attendre précisément. Ça fait vraiment moins mal ? Cela peut-il préserver un peu le cartilage ?

Quel exercice physique ?

Voici le type d’exercice physique positif en cas d’arthrose :

  • des séances d’entraînement fonctionnel et aérobie (en marchant, à vélo) ;
  • du renforcement musculaire ;
  • avec des exercices simples allongés ou debout sans matériel, comme des squats, des assis-debout, des élastiques, ou parfois des poids ou des appareils de musculation ;
  • supervisés individuellement ou étaient dispensés pendant un cours (cela peut aussi être fait en autonomie si vous vous en sentez les compétences) ;
  • ou du Tai Chi / Qigong (qui sont en fait un type spécifique d’exercices de renforcement musculaire, tout simplement !).

A priori, la marche seule sur terrain plat à rythme tranquille sans essoufflement, le vélo d’appartement « sans forcer »ne sont pas suffisants contre l’arthrose s’ils n’entraînent pas un minimum de sensation d’effort et d’essoufflement, continu.

Il s’agit de réaliser des exercices, des mouvements, qui sollicitent un peu plus les muscles et le cœur.

La quantité d’exercice est aussi importante :

  • séances de 20 à 60 minutes ;
  • 2 à 3 par semaine (voire 1 à 5 fois) ;
  • pendant 1 à 6 mois.
les solutions naturelles ou remèdes miracles contre l'arthrose : l'exercice est la meilleure chose à faire

Quels effets sur les douleurs et le cartilage ?

Voilà les résultats qu’obtiennent concrètement les personnes qui font de manière régulière des exercices physiques par rapport à celles qui n’en font pas.

SymptômePersonnes qui ont fait de l’exercicePersonnes qui n’ont pas fait de l’exercice
Douleur
0 aucune douleur
100 douleur maximale
32/10044/100
Capacités fonctionnelles 0 capacité maximale
100 aucune capacité
28/10038/100
Qualité de vie 0 pire possible
100 meilleure possible
47/10043/100
Effets secondairesAugmentation des douleurs au genou, à la hanche ou au dos rapportées dans 8 études/60 (mais pas chez tous les participant(e)s)Aucun rapporté
Effets de l’exercice physique en cas d’arthrose

En faisant de l’exercice physique régulièrement, vous aurez probablement (un peu) moins mal, vos capacités fonctionnelles et votre qualité de vie seront meilleures que si vous n’en faisiez pas.

Comme vous pouvez le constater, on parle bien d’un petit effet. En gros, une amélioration de 10 % (à condition de ne pas faire partie des rares personnes chez qui cela augmente les douleurs). Cela peut paraître peu, je vous l’accorde.

Mais c’est ce qu’on a de mieux à proposer aujourd’hui. Car de très loin, l’exercice physique est l’ intervention n°1 (naturelle ou non naturelle d’ailleurs) en termes d’effet. Pour les autres, il faut s’attendre, au mieux, à des effets encore plus faibles.

Par quel mécanisme l’exercice physique est bénéfique ?

Chez les personnes atteintes d’arthrose, l’amélioration de la force musculaire est l’un des principaux objectifs de l’exercice, étant donné que la faiblesse est fréquente.

Un entraînement de force à dose suffisante peut remédier à la faiblesse musculaire en améliorant la masse et/ou le recrutement musculaire. La douleur doit être prise en compte et peut constituer un obstacle conduisant à un sous-dosage.

L’amélioration de la force du membre inférieur peut :

  • diminuer les contraintes sur le genou, la hanche et la cheville,
  • réduire la douleur,
  • améliorer la condition physique ;
  • diminuer le taux de charge de l’articulation ou une contrainte localisée dans le cartilage articulaire.

Une mauvaise condition physique est une autre déficience signalée chez les personnes atteintes d’arthrose.

L’exercice aérobie (par exemple, la marche, le vélo) d’une intensité suffisante augmente les enzymes oxydatives et la capillarisation des muscles, ce qui accroît le pic d’absorption d’oxygène. Une plus grande absorption d’oxygène est inversement proportionnelle à la morbidité et à la mortalité et rend chaque tâche quotidienne plus facile (en termes d’effort).

Ainsi, une meilleure condition physique peut améliorer la qualité de vie en permettant un plus grand éventail de tâches quotidiennes disponibles, améliorant ainsi la fonction physique.

L’exercice physique est aussi bénéfique sur d’autres composantes de la santé physique et mentale : on fait d’une pierre plusieurs coups.

Conclusion : que faire qui marche contre l’arthrose ?

Voilà ce que je dis aujourd’hui à mes patient(e)s en quête de remède miracle contre l’arthrose :

  1. le remède miracle qui a le plus de chance de vous procurer une amélioration de vos douleurs et une plus grande facilité à faire vos gestes du quotidien, c’est l’exercice.

    Prendre le temps, au moins 3 fois par semaine, de réaliser pendant 20 à 30 minutes un effort physique qui vous essouffle un peu et qui sollicite vos jambes. Adaptez bien sûr l’activité activité en fonction de vos envies et capacités.

    Faites-le de manière progressive, pour que cela n’augmente pas la douleur (ou très légèrement, si cela rentre dans l’ordre en quelques heures).
  2. il ne faut pas s’attendre à une amélioration phénoménale. Mais la douleur peut aussi s’estomper toute seule, ou ne jamais s’aggraver, quoi que vous fassiez ! Et vous pourrez bénéficier des autres bienfaits de l’exercice sur la santé physique et mentale.

En général, mes patient(e)s me demandent très souvent mon avis sur des pommades à appliquer ou des plantes ou compléments alimentaires disponibles en pharmacie. Selon la façon dont ils formulent leur interrogation, je leur réponds de manière plus ou moins détaillée.

Je leur dis que je comprends tout à fait qu’ils aient envie de se tourner vers ce type de solution, car c’est très facile à mettre en place. Mais qu’à ce jour, on ne peut pas attendre une efficacité pour éviter l’aggravation de l’arthrose. Et que s’il y a un effet sur les douleurs, il sera faible, et probablement plus en lien avec l’effet placebo.

Bien évidemment, la décision finale appartient à la personne qui est gênée par son arthrose (vous !), sur la base des informations qui remportent le plus votre adhésion !

Et je sais que ce n’est pas en écrivant un simple article sur le sujet, aussi détaillé soit-il, que vous ne vous mettrez plus jamais en tête d’une solution miracle contre l’arthrose. Notre cerveau 🧠 est trop friand de ce type de solution, même si au fond de nous on est convaincus qu’elle n’existe pas !

Je souhaitais simplement vous exposer au moins une fois à ces informations, pour que vous en fassiez l’usage qui vous semble adapté !

***

Au besoin, vos remarques ou commentaires sont bienvenus en commentaire, je réponds toujours 🙂 !

Ces articles pourraient également vous intéresser :

📚 SOURCES

L’excellente synthèse d’étude de la Cochrane sur l’intérêt contre l’arthrose de ce qu’on appelle souvent des « remèdes miracles », en plus de l’exercice physique.

French HP, Abbott JH, Galvin R. Adjunctive therapies in addition to land‐based exercise therapy for osteoarthritis of the hip or knee. Cochrane Database of Systematic Reviews 2022, Issue 10. Art. No.: CD011915. DOI: 10.1002/14651858.CD011915.pub2. Accessed 06 January 2023.

nelly darbois fonto media

Rédigé par Nelly Darbois

J’ai exercé la profession de kinésithérapeute. J’ai créé Fonto Media en 2019 alors que j’étais encore kiné. Aujourd’hui, je continue à gérer Fonto Media tout en accompagnant les professionnels sur Wikipédia avec Wikiconsult.

Genou gonflé, difficulté à plier – Cause et que faire ?

Votre genou est gonflé, vous avez de la difficulté pour le plier ?

C’est quelque chose qui arrive très couramment, et que nous sommes habitués à prendre en charge en tant que kiné.

Dans cet article, je m’appuie sur mon expérience de kinésithérapeute et sur des recherches dans les publications scientifiques sur le sujet pour répondre aux questions les plus fréquentes des personnes qui n’arrivent pas assez à fléchir le genou.

♻️ Dernière mise à jour : juin 2023.
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Rédigé par Nelly Darbois, kiné et rédatrice scientifique

Je résume tout ça au format vidéo

Si vous souhaitez plus d’informations sur cette période de récupération, j’ai dédié un ebook à ce sujet.

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Quelles sont les causes d’un genou gonflé qui ne plie pas bien ?

Dans la grande majorité des cas, un genou gonfle à cause d’une accumulation de liquide dans l’articulation du genou.

Ce liquide peut être de deux types :

  • du sang. On parle alors d’hémarthrose. Elle est souvent la conséquence d’un accident ou d’une contusion (choc) ;
  • ou du liquide synovial, appelé synovite ou épanchement de synovie, qui se trouve normalement dans toutes les articulations pour faciliter les mouvements. Cependant, il peut être produit en quantité excessive, entraînant ainsi un gonflement de l’articulation.

Lorsqu’il y a une blessure ou une inflammation, les vaisseaux sanguins peuvent devenir plus perméables, ce qui permet aux liquides de sortir des vaisseaux et de s’accumuler dans l’articulation, provoquant ainsi un gonflement.

Genou gonflé suite a un choc, une chute, un accident

Vous vous êtes cogné le genou ? Vous vous êtes “tordu” le genou en faisant du sport, en glissant, en tombant ?

Les causes les plus fréquentes de gonflement du genou dans ce cas sont :

Pour diagnostiquer le problème, un(e) médecin ou un(e) kiné vous posera des questions et vous examinera. Cela peut suffire. Parfois, il faudra recourir à des examens complémentaires, comme une radiographie, un scanner ou un IRM.

Photo de profil du genou gonflé d'une personne
Genou gonflé surtout au dessus de la rotule

Genou enflé suite à une opération

N’importe quelle opération sous anesthésie locale ou générale pratiquée au niveau du genou peut le faire gonfler. Notamment :

  • une arthroscopie ou une simple infiltration (qui n’est pas une opération) ;
  • une chirurgie réparatrice du ligament croisé antérieur ;
  • une TTA : transposition de la tubérosité tibiale antérieure ;
  • une prothèse de genou (voir mon article sur l’oedème après une arthroplastie du genou);
  • une chirurgie du ménisque.

Genou gonflé sans raison

Si votre genou enfle sans raison apparente, c’est-à-dire sans choc, accident ou intervention chirurgicale, voici quelques-unes des nombreuses causes possibles qui peuvent être à l’origine de ce gonflement.

  • Il est possible qu’une tendinopathie ou une tendinite soit en cause, ce qui signifie qu’un ou plusieurs tendons musculaires qui s’insèrent dans l’articulation du genou sont enflammés. Ce phénomène est généralement lié à une surutilisation ou à des mouvements répétitifs trop fréquents. Les tendinopathies les plus courantes du genou incluent :
    • la tendinite du tendon rotulien,
    • la tendinite de la patte d’oie,
    • la tendinite de la bande ilio-tibiale ou fascia lata,
    • et la tendinite du quadriceps.
Genou gonflé suite à une arthrite du genou après une infection virale (Covid 19)
Genou gonflé suite à une arthrite du genou après une infection virale (Covid 19)

D’autres causes potentielles de gonflement du genou incluent :

  • le syndrome fémoro-patellaire,
  • l’algodystrophie au genou,
  • la bursite,
  • l’infection,
  • la goutte,
  • une allergie,
  • l’arthrose ou l’arthrite,
  • un kyste poplité (ce qui peut se traduire par une sensation de boule derrière le genou),
  • un oedème dû à une mauvaise circulation, d’origine veineuse ;
  • un oedème d’origine lymphatique,
  • un oedème d’origine cardiaque,
  • et dans des cas extrêmement rares, une tumeur.

Les causes les plus fréquentes de gonflement au niveau du genou sont les traumatismes, les opérations, et les oedèmes liés à des problèmes de retour veineux.

pourquoi un genou est gonflé chez l'adulte causes les plus fréquentes recensées par une étude
Causes les lpus fréquentes d’un oedème du genou aigü ou chronique, selon une publication de médecins à Singapour. Source : Tan JB, Sim YXA, How CH, Loh SYJ. Generalised knee swelling in adults. Singapore Med J. 2022 Apr;63(4):187-191. doi: 10.11622/smedj.2022054. PMID: 35698425; PMCID: PMC9251264.

Voir mon article plus complet sur les causes d’un genou enflé et douloureux sans raison.

Pourquoi un genou gonflé a souvent du mal à plier ?

Lorsqu’un genou est gonflé, cela peut entraîner des difficultés à plier la jambe.

Cette situation est courante car l’accumulation de liquide dans l’articulation du genou provoque une pression accrue sur les tissus environnants, tels que les muscles et les ligaments.

Lorsqu’on essaie de plier le genou, ces muscles ou ligaments ont dû mal à s’étirer autant que d’habitude, et cela gène pour la flexion.

Le gonflement peut également interférer avec les signaux nerveux envoyés aux muscles du genou, ce qui peut entraîner une diminution de leur force et de leur capacité à se contracter.

Il peut aussi y avoir une inflammation de la membrane synoviale qui recouvre l’articulation du genou, appelée synovite. Cette inflammation peut causer une douleur et une raideur supplémentaires, ce qui peut rendre le pliage du genou encore plus difficile.

Dans certains cas, la synovite peut également provoquer une réduction de la quantité de liquide synovial dans l’articulation, ce qui peut entraîner une diminution de la lubrification nécessaire pour faciliter les mouvements.

Les causes sous-jacentes au gonflement du genou peuvent également contribuer aux difficultés à plier la jambe. Par exemple :

photo genou gonflé suite à une arthrite tuberculeuse
Le genou est enflé en raison d’une arthrite tuberculeuse chez un patient atteint de polyarthrite rhumatoïde.

Que faire pour arriver à mieux plier le genou malgré le gonflement ?

Déjà, sachez qu’un genou très gonflé va forcément être limité en flexion, quoi que vous fassiez.

Quand votre genou est gonflé, le mieux que vous aillez à faire est simplement d’entretenir la flexion actuelle. Ce peut se faire :

  • en restant simplement actif naturellement au quotidien : en marchant, montant et descendant les escaliers, en faisant du vélo, en conduisant, en alternant des moments assis et des moments debout ;
  • en faisant quelques exercices spécifiques de flexion du genou dans différentes positions. Cela votre aisance et vos douleurs :
    • allongé sur le ventre, plier le plus possible le genou ;
    • assis sur une chaise, emmener le pied le plus loin possible en arrière pour plier le genou. S’aider si besoin avec l’autre jambe pour pousser le pied plus loin en arrière ;
    • se mettre en fente, le pied sur une marche, les mains contre un mur, et plier le plus possible le genou.
  • si vous faites des séances de kiné à domicile, en cabinet ou en centre de rééducation, votre kiné pourra aussi :
    • vous mobiliser le genou en flexion ;
    • vous installer sur un arthromoteur (un appareil qui permet de plier le genou tout seul, aussi appelé Kinétek) ou sur un autre appareil ;
    • vous montrer des exercices plus personnalisés, adaptés à votre niveau actuel ;
    • surtout, répondre à vos interrogations et vous rassurer.

À vous d’identifier quelle approche est la plus susceptible de vous convenir !

exercices pour récupérer la flexion du genou, qu'il soit gonflé ou non

Dans certains cas, des chirurgien(ne)s peuvent aussi proposer ce qu’on appelle une mobilisation forcée du genou, sous anesthésie générale, rachianesthésie ou anesthésie locorégionale. Il s’agit de forcer manuellement la flexion du genou lorsque vous êtes endormi ou insensible, pour tenter de « casser », « libérer » des adhérences.

Cela est proposé seulement à distance d’un événement traumatique ou d’une opération de genou (en général plusieurs mois).

Cela nécessite derrière d’être très assidu pour entretenir l’éventuelle flexion récupérée. Et cela peut de nouveau déclencher une inflammation du genou (pour réparer les tissus lésés par la mobilisation forcée).

Ce geste est aussi souvent appelé « ‘mobilisation sous AG » ou « mobilisation du genou sous AG », AG pour anesthésie générale. Ou arthrolyse du genou.

Faire dégonfler le genou peut-il l’aider à mieux plier ?

Bien sûr, un genou dégonflé a moins de risque de mal plier.

Cependant, il n’existe pas forcément de solution garantissant à votre genou de dégonfler. L’inflammation a l’origine de ce gonflement est souvent nécessaire pour réparer la zone lésée. Tant que la zone est lésée, l’inflammation et le gonflement peuvent perdurer, quoi qu’on fasse.

Il existe une quasi-infinité de traitements ou remèdes de grand mère proposés pour lutter contre un œdème du genou. Certains font l’objet d’évaluation dans des études cliniques sur l’adulte ou sain ou dans le cadre de pathologies, d’autres non.

Liste des traitements souvent proposés contre l’oedème du genou

Cette liste propose plusieurs traitements parfois proposés pour soulager un gonflement du genou. Il s’agit notamment :

  • de porter des bas de contention,
  • d’appliquer du froid,
  • de faire des séances de pressothérapie ou de drainage lymphatique,
  • d’utiliser les ondes de choc ou les ultrasons des kinés,
  • de porter une attelle/orthèse,
  • de mettre la jambe en déclive (= le pied plus haut que le coeur),
  • d’éviter de rester longtemps debout,
  • de marcher le plus possible,
  • de prendre des médicaments anti-inflammatoires,
  • de changer son alimentation (notamment de moins consommer de sel),
  • de faire une ponction ou une infiltration,
  • ou encore d’utiliser des huiles essentielles.

Quel traitement est le plus susceptible d’être efficace contre un genou gonflé et raide ? Voici mon point de vue.

Ma recommandation de kiné contre le gonflement du genou

Pour choisir le traitement le plus adapté, je recommande de se baser sur quatre critères:

  • l’efficacité théorique et empirique,
  • les effets secondaires,
  • le coût (en argent et en temps),
  • et la dépendance à une tierce personne ou à un matériel.

❌ Cela me fait par exemple d’office éliminer les gestes chirurgicaux comme la ponction : aucune garantie à long terme que le liquide ne revienne pas dans l’articulation, geste coûteux à mettre en place et risque d’effet secondaire comme l’infection.

❌ J’élimine aussi les ondes de choc car le mécanisme d’action théorique sur l’oedème est peu cohérent, et que cela nécessite d’aller chez un professionnel équipé, ou de s’équiper soi même avec un matériel coûteux.

✅ Et je conserve :

  1. mettre des bas de contention de classe 2 si ce n’est pas l’été par 40°, que vous n’avez pas de contre-indication et qu’ils sont bien supportés (les kinés peuvent prescrire les bas de contention / voir sur Amazon des exemples de bas de contention classe 2) ;
  2. surélever le pied quand c’est possible dans la journée ;
  3. éviter de rester longtemps debout statique ;
  4. marcher régulièrement au fil de la journée ;
  5. avoir confiance sur le fait que les choses vont rentrer dans l’ordre petit à petit, quoi qu’on fasse.

Combien de temps un genou gonflé finit par plier correctement ?

Même en faisant « en vrai » un bilan très précis de votre état de santé, de vos antécédents, et des limitations actuelles en flexion de votre genou, il est très difficile de faire un pronostic précis sur la durée de récupération.

Certaines personnes suite à une blessure ne vont quasimment plus arriver à plierle genou pendant quelques jours. Puis dès que l’oedème diminue et que les douleurs s’estompent vont ré-arriver en quelques jours à le plier presque comme avant.

D’autres personnes avec le même mécanisme à l’origine de la blessure vont mettre plusieurs mois pour arriver à replier le genou comme avant.

Au bout de combien de temps donc un genou gonflé finit par plier correctement ? Au bout de quelques jours au mieux, quelques semaines le plus souvent, et quelques mois voire années parfois.

***

Encore des questions ? Des remarques ? Vous pouvez laisser un commentaire !

Si vous ressentez le besoin d’en savoir plus sur la période de récupération après une blessure au genou, j’ai conçu ce guide au format ebook :

Ces articles pourraient également vous intéresser :

📚 SOURCES

Diagnostic. Tan JB, Sim YXA, How CH, Loh SYJ. Generalised knee swelling in adults. Singapore Med J. 2022 Apr;63(4):187-191. doi: 10.11622/smedj.2022054. PMID: 35698425; PMCID: PMC9251264.

Recommandations des chir et rhumatos. Landewé RB, Günther KP, Lukas C, Braun J, Combe B, Conaghan PG, Dreinhöfer K, Fritschy D, Getty J, van der Heide HJ, Kvien TK, Machold K, Mihai C, Mosconi M, Nelissen R, Pascual E, Pavelka K, Pileckyte M, Puhl W, Punzi L, Rüther W, San-Julian M, Tudisco C, Westhovens R, Witso E, van der Heijde DM. EULAR/EFORT recommendations for the diagnosis and initial management of patients with acute or recent onset swelling of the knee. Ann Rheum Dis. 2010 Jan;69(1):12-9. doi: 10.1136/ard.2008.104406. PMID: 19147613.

Images sur fond violet : physiotherapyexercices.com / Senarathna H, Deshapriya K. Delayed Diagnosis: Tuberculous Arthritis of Right Knee Joint in a Patient with Rheumatoid Arthritis. Case Rep Rheumatol. 2021 Dec 26;2021:7751509. doi: 10.1155/2021/7751509. / Hønge BL, Hermansen MF, Storgaard M. Reactive arthritis after COVID-19. BMJ Case Rep. 2021 Mar 2;14(3):e241375. doi: 10.1136/bcr-2020-241375.

Cet article existe aussi en anglais : Knee Swelling and Tightness

nelly darbois fonto media

Rédigé par Nelly Darbois

J’ai exercé la profession de kinésithérapeute. J’ai créé Fonto Media en 2019 alors que j’étais encore kiné. Aujourd’hui, je continue à gérer Fonto Media tout en accompagnant les professionnels sur Wikipédia avec Wikiconsult.

Paralysie faciale après AVC – Combien de temps ça dure & rééducation

Vous avez eu un AVC (accident vasculaire cérébrale) et vous avez une paralysie faciale ? C’est quelque chose qui arrive assez régulièrement, surtout en cas d’AVC ischémique.

Dans cet article, je fais le point sur les principales questions que se posent les personnes avec une paralysie faciale au visage d’origine centrale (= après un AVC le plus souvent) : combien de temps ça dure ? Quels exercices faire ? Quelle rééducation ? Y a-t-il un risque de séquelles ? Est-ce temporaire ou chronique ?

Je m’appuie pour cela sur mon expérience de kiné, et mes recherches documentaires dans la littérature médicale internationale.

Vous trouverez en fin d’article les références des études sur lesquelles je m’appuie. Et un espace commentaire pour partager votre expérience ou poser vos questions.

Bonne lecture !

♻️ Dernière mise à jour : juin 2023.
👩‍⚖️ Déclaration de liens d’intérêts financiers : liens Amazon affiliés. Ma déclaration de liens d’intérêt complète est en mentions légales. Rédigé par Nelly Darbois, kiné et rédactrice scientifique

La paralysie faciale est-elle fréquente après un AVC ?

Lorsqu’on fait un AVC, on peut avoir différents symptômes, puis problèmes dans les jours et semaines qui suivent. Et notamment une perte de force musculaire voitre de motricité, et une perte de sensibilité.

Cela peut être localisé en partie ou uniquement au visage : c’est la paralysie faciale (appelée aussi hémiplégie faciale) : la moitié du visage est paralysée de manière le plus souvent temporaire.

Une grande partie des gens qui font un AVC ont une paralysie faciale : environ 45 % (Volk 2019).

On parle aussi de parésie faciale quand la paralysie est partielle : on sent un peu, on peut bouger un peu la partie du visage paralysée, mais pas comme l’autre côté (ou pas comme avant si les 2 côtés sont touchés). Dans le language courant, on parle dans de cas de « petite paralysie du visage« , ou de « paralysie faciale légère« .

Notre cerveau est divisé en 2 hémisphères : l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche. Quand on fait un AVC, en général, seulement un des 2 hémisphères est abimé.

Dans l’immense majorité des cas c’est seulement un côté du visage qui est touché : le côté droit ou le côté gauche, en fonction de l’hémisphère dans lequel a eu lieu l’AVC.

Localisation de l’AVC dans le cerveauCôté de la paralysie faciale
Dans l’hémisphère droitCôté du visage gauche
Dans l’hémisphère gaucheCôté du visage droit
La paralysie faciale est à droite ou à gauches selon quel hémisphère du cerveau est lésé

Il existe d’autres situations où on peut avoir une paralysie faciale. La plus connue, c’est la paralysie faciale périphérique appelée paralysie de Bell, paralysie idiopathique ou paralysie à frigore.

À l’inverse, la paralysie faciale liée à un AVC est une paralysie centrale (et pas périphérique), parce que le problème à l’origine est dans le cerveau.

Une paralysie faciale centrale n’évolue pas forcément de la même façon et ne nécessite pas le même traitement qu’une paralysie faciale à frigore. D’où l’intérêt de se documenter spécifiquement sur la paralysie faciale centrale (comme vous êtes en train de le faire 🙂), typique après un AVC.

Pourquoi le visage peut être paralysé après un AVC ?

Un AVC peut abimer la partie du cerveau qui contrôle les mouvements et la sensibilité du visage, et le tonus des muscles du visage.

Plus précisément, l’AVC peut abimer un segment du nerf facial (appelé aussi nerf crânien VII), qui commence dans le cerveau. C’est ce nerf qui commande les muscles et la sensibilité du visage.

On en a 2, un de chaque côté. Donc, en cas d’AVC, le plus souvent, un seul de ces 2 nerfs faciaux est touché.

L’AVC peut faire que la transmission des messages du cerveau à un côté du visage (et inversement) ne se fait plus bien. Notre corps ne réagit plus quand on essaie de faire des mouvements d’un côté du visage, ou quand on nous touche ce côté.

Voyons justement plus précisément les symptômes de la paralysie faciale.

Quels sont les symptômes d’une paralysie faciale après un AVC ?

Quand on a une paralysie faciale, ce qu’on remarque le plus souvent d’abord, c’est l’asymétrie du visage. Notre visage n’est plus comme avant, il change dans son apparence :

  • le coin de la bouche et le coin de l’oeil peuvent être plus tombants, ils chutent ;
  • la bouche peut avoir du mal à rester fermée ;
  • on voit moins de rides, surtout au niveau du front. Le visage semble plus étiré du côté paralysé. La ride du front ne se lève pas même quand on est expressif ;
  • l’œil ne se ferme pas complètement ou il cligne moins souvent du côté affecté ;
  • lorsqu’on sourit, les lèvres ne se plissent pas comme d’habitude.
photo du visage de quelqu'un avec une paralysie faciale après un AVC
Paralysie faciale après un AVC. À gauche, visage au repos, à droite, la personne essaie de sourire. Image : Onder H, Albayrak L, Polat H. Frontal lobe ischemic stroke presenting with peripheral type facial palsy: A crucial diagnostic challenge in emergency practice. Turk J Emerg Med. 2017 Sep 6;17(3):112-114. doi: 10.1016/j.tjem.2017.04.001. PMID: 28971160; PMCID: PMC5608613.

Les autres symptômes d’une paralysie faciale après un AVC sont :

  • la difficulté à bouger un côté du visage (le plus souvent, surtout la partie inférieure du visage) ;
  • la perte ou diminution de sensibilité de ce côté du visage ;
  • des difficultés à boire ou à manger, à mâcher, à garder les aliments et les liquides en bouche ;
  • des difficultés à parler: dysarthrie : bredouillement ou manque de clarté de l’élocution, on « mache ses mots » ;
  • des difficultés à conserver sa salive dans la bouche ;
  • des difficultés à fermer un oeil, et donc des démangeaisons ou une sécheresse de l’oeil ;
  • des difficultés à produire des expressions faciales volontaires ou spontanées du côté affecté. On est moins expressif ;
  • des maux de tête et de la fatigue (qui sont plutôt la conséquence de l’AVC en général plutôt que de la paralysie faciale) ;
  • un stress, une anxiété en conséquence ;
  • une diminution du goût.

Si vous consultez un(e) kiné ou un(e) orthophoniste pour ce problème, le but est justement d’identifier les principaux symptômes que vous avez en lien avec votre paralysie faciale et votre AVC. Afin de voir ce qu’il est possible et pertinent de faire pour chacun.

Combien de temps dure une paralysie facial photo
Paralysie faciale gauche après un AVC

Quel est le traitement de la paralysie faciale après un AVC et sa durée ?

Voici des informations générales sur la prise en charge de la paralysie faciale après un AVC.

Pas de médicament pour la paralysie faciale après un AVC

Après un AVC, on a souvent des médicaments à prendre, mais ils n’ont pas d’action directe sur la paralysie faciale.

Il n’existe pas de médicament contre la paralysie faciale après un AVC. Pas de médicament qui permettraient de plus vite retrouver un visage plus symétrique, plus de motricité ou de sensibilité.

En revanche, les médecins, comme les kinés ou orthophonistes peuvent vous « prescrire » ou recommander certaines choses selon vos symptômes :

  • des gouttes ophtalmiques à mettre dans l’oeil pour l’hydrater et le lubrifier (s’il reste tout le temps ouvert), ou du sérum physiologique ;
  • un cache à mettre sur l’oeil la nuit, avec la même finalité.

Cela n’a pas pour but d’accélérer la guérison, mais simplement de soulager les symptômes.

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Traitement kiné, rééducation, exercice en cas de paralysie faciale centrale

Certaines équipes de recherche émettent l’hypothèse qu’en l’absence de rééducation, les symptômes de la paralysie faciale ne s’améliorent pas (Schimmel 2017).

Il s’agit cependant d’une hypothèse : nous ne disposons pas de données comparatives de qualité permettant d’être sûr de cela. Et je pense que tout kiné/médecin a des contre-exemples : des exemples de personnes qui ont totalement récupéré de leur paralysie faciale après un AVC sans rééducation spécifique.

A minima, je pense qu’il est pertinent de faire au moins un bilan avec un(e) kiné/ortophoniste qui connaît la paralysie faciale / l’AVC. Afin :

  • de faire le point sur vos symptômes, leur répercussion, leur évolution probable ;
  • de vous donner des conseils personnalisés de choses à mettre en place en cas de troubles de la déglutition (position, type d’aliment), de sécheresse occulaire (gouttes de sérum physiologique, fermer délicatement l’oeil avec la main pour le reposer) ou d’autres problèmes de ce type rencontrés ;
  • de vous rassurer sur l’évolution possible ;
  • de répondre à vos questions ;
  • de vous donner des exercices possibles adapté par rapport à vos principales pertes motrices. À faire devant un miroir si cela n’est pas désagréabe pour vous.

Ce qu’on cherche à faire en rééducation, c’est d‘entretenir ou réveiller la contraction des muscles paralysés. En inhibant la contrction de ceux du côté opposé, ou au contraire en s’aidant d’elle.

On essaie en général de commencer par les muscles qui gènent le plus (par exemple, ceux pour manger) par rapport à ceux qui gènent moins (ceux du front). Mais cela est à adapter selon votre principale plainte, ce qui compte le plus pour vous. Et aussi ce que vous êtes prêt à mettre en place.

Voici une vidéo d’exemples d’exercices. Ils sont pertinents dans un contexte de paralysie faciale à frigore, comme de paralysie faciale après un AVC.

Quelques exemples d’exercices. Vos kinés ou orthophonistes sont les mieux placés pour identifier lesquels sont les plus pertinents dans votre cas et pour vous guider sur la façon de les réaliser

Il n’y a pas d’intérêt démontré de faire de l’électrothérapie / de l’électrostimulation en plus.

Parfois, vous verrez indiqué sur votre prescription de séances de kiné « physiothérapie« . En France, on met derrière ce terme tout ce qui est : massage, application de chaud ou de froid, TENS, ultrasons thérapeutiques, ondes de choc, électrothérapie. Toutes ces techniques n’ont pas d’intérêt selon mon expérience et les données de la littérature en cas de paralysie faciale (après un AVC ou pas).

Traitement naturel de la paralysie faciale après un AVC ?

Il n’existe pas de traitement naturel permettant d’accélérer la guérison d’une paralysie faciale.

Bien sûr vous trouverez toujours des personnes, des magazines et des sites internet qui vous diront que l’acupuncture, le massage avec certaines huiles, des compléments alimentaires à base de vitamine ou d’oméga 3, l’aromathérapie, l’homéopathie, la phyothérapie peuvent aider.

Mais ces suggestions ne reposent pas sur des bases théoriques solides, et il n’existe pas non plus d’étude montrant une efficacité au-delà d’un effet placebo.

Cependant vous pouvez faire certaines choses naturelles pour soulager les symptomes de la paralysie faciale, comme mettre des gouttes ou porter un cache, des choses dont j’ai déjà parlé précédemment.

Combien de temps dure une paralysie faciale ? Pronostic

Selon mon expérience (quelques dizaines de personnes avec paralysie faciale suite à un AVC vue ces 11 dernières années), la paralysie faciale s’estompe bien (mais pas complètement) en 2 mois chez celles et ceux qui récupèrent.

Malheureusement, certaines personnes conservent une paralysie faciale plus ou moins importante à long terme.

Que disent les chiffres plus précis tirés d’études cliniques, plus fiables que ma propre expérience ? Il n’y en n’a pas beaucoup.

Voici les conclusions d’une petite étude menée dans un centre de rééducation dans les années 1990 au Danemark (Svensson 1992) sur 35 personnes avec une paralysie faciale après un AVC :

  • La paralysie faciale a diminué chez tout le monde au cours du premier mois.
  • Après 6 mois, 2/3 des patients avaient totalement récupéré, ou n’avaient plus qu’une légère paralysie faciale.
  • Les patients souffrant d’une paralysie faciale du côté droit ont mieux récupéré que ceux atteints à gauche.
  • Seulement la moitié des patients étaient conscients de l’asymétrie du visage.

Dans une étude allemande menée chez 111 personnes après un AVC (Volk 2019), l’équipe de recherche constate que 60 % des patients avaient des déficits persistant plus de 41 jours après l’AVC.

Le temps de guérison d’une paralysie faciale après un AVC est au minimum de quelques semaines. Elle disparaît la plupart du temps en quelques mois. Chez une minorité de personne, elle reste à long terme.

Quelles séquelles après une paralysie faciale d’origine centrale ?

La majorité des personnes récupèrent totalement de leur paralysie faciale après un AVC et ne gardent pas de séquelles.

Certaines personnes cependant ne récupèrent jamais totalement (rappelez-vous, il s’agit d’une minorité).

Dans ce cas, tous les symptômespeuvent persister (esthétiques, moteurs, sensitifs comme fonctionnels). Mais souvent de manière moins importante.

***

Vous arrivez à la fin de cet article. Encore des questions, des remarques ? Rendez-vous en commentaire !

Ces articles pourraient également vous intéresser :

📚 SOURCES

Fréquence

Volk GF, Steinerstauch A, Lorenz A, Modersohn L, Mothes O, Denzler J, Klingner CM, Hamzei F, Guntinas-Lichius O. Facial motor and non-motor disabilities in patients with central facial paresis: a prospective cohort study. J Neurol. 2019 Jan;266(1):46-56. doi: 10.1007/s00415-018-9099-x. Epub 2018 Oct 26. PMID: 30367260.

Durée

Svensson BH, Christiansen LS, Jepsen E. Behandling af central nervus facialis parese med elektromyografisk biofeedback og plastring af kind. En klinisk kontrolleret undersøgelse [Treatment of central facial nerve paralysis with electromyography biofeedback and taping of cheek. A controlled clinical trial]. Ugeskr Laeger. 1992 Dec 7;154(50):3593-6. Danish. PMID: 1471279.

Rééducation

Vaughan A, Gardner D, Miles A, Copley A, Wenke R, Coulson S. A Systematic Review of Physical Rehabilitation of Facial Palsy. Front Neurol. 2020 Mar 31;11:222. doi: 10.3389/fneur.2020.00222. PMID: 32296385; PMCID: PMC7136559.

Schimmel M, Ono T, Lam OL, Müller F. Oro-facial impairment in stroke patients. J Oral Rehabil. 2017 Apr;44(4):313-326. doi: 10.1111/joor.12486. Epub 2017 Mar 1. PMID: 28128465.

Zapata-Soria M, Cabrera-Martos I, López-López L, Ortiz-Rubio A, Granados-Santiago M, Ríos-Asín I, Valenza MC. Clinical Characteristics and Rehabilitation Strategies for the Stomatognathic System Disturbances in Patients with Stroke: A Systematic Review. Int J Environ Res Public Health. 2022 Dec 30;20(1):657. doi: 10.3390/ijerph20010657. PMID: 36613028; PMCID: PMC9819907.

Rééducation spécifique de la dysarthrie. Chiaramonte R, Vecchio M. Dysarthria and stroke. The effectiveness of speech rehabilitation. A systematic review and meta-analysis of the studies. Eur J Phys Rehabil Med. 2021 Feb;57(1):24-43. doi: 10.23736/S1973-9087.20.06242-5. Epub 2020 Jun 9. PMID: 32519528.

Image: Seo JH, Kim DK, Kang SH, Seo KM, Seok JW. Severe Spastic Trismus without Generalized Spasticity after Unilateral Brain Stem Stroke. Ann Rehabil Med. 2012 Feb;36(1):154-8. doi: 10.5535/arm.2012.36.1.154. Epub 2012 Feb 29. PMID: 22506250; PMCID: PMC3309321.

nelly darbois fonto media

Rédigé par Nelly Darbois

J’ai exercé la profession de kinésithérapeute. J’ai créé Fonto Media en 2019 alors que j’étais encore kiné. Aujourd’hui, je continue à gérer Fonto Media tout en accompagnant les professionnels sur Wikipédia avec Wikiconsult.

Sprained Ankle Still Hurts after 3 Weeks/Months/Years: Why and How to Treat?

It is common for pain to persist for a long time after an ankle sprain. In other words, you are not alone in questioning why sprained ankle still hurts after 1 month, 2 months, 3 months, 6 months, or even longer.

Having this knowledge may provide some reassurance to some individuals, while others may still have concerns. Nevertheless, this information signifies that this topic interests many people, myself included.

That is why I have taken the time to write this blog post. To do so, I have reviewed the most recent medical and scientific literature, encompassing all that the human species currently knows on the subject.

I hope that you will find my synthesis useful. Happy reading 🙂!

Ankle Sprain, Twisted Ankle, Torn Ligament: What Is It?

In everyday language, we sometimes say that we have « twisted » or « sprained » our ankle. « Twisted ankle, » « sprained ankle, » « torn ligament in ankle » and « ankle sprain » are synonymous expressions.

An ankle sprain is an injury to one or more ligaments of the ankle joint due to sudden stretching.

The ligaments of the ankle are thick bands of tissue that connect the bones together and hold them in place. Just as a piece of fabric is composed of textile fibers, ligaments are composed of ligamentous fibers.

In the case of an ankle sprain, the injury can range from the rupture of a few ligament fibers to the complete tear of one or more ligaments of the ankle.

Picture of a right foot a few days after grade 1 ankle sprain
Picture of a right foot a few days after grade 1 ankle sprain

Immediate Pain after Ankle Sprain: Why?

The ligament injury will create numerous microscopic debris of ligaments. These are small fragments of the torn ligament fibers in your ankle.

These pieces will become immersed in the liquid part of the ankle ligament. They will then come into contact with various chemical substances present in the fluid, resulting in a chemical reaction: the inflammatory response [1].

The inflammatory response leads to the production of new chemical compounds. These compounds will activate and sensitize specific sensors present in the ankle ligament called nociceptors. It is these sensors that transmit the sensation of pain to the brain.

This pain that occurs immediately after an ankle sprain is called acute pain. If the pain persists beyond a certain duration, it is referred to as chronic pain.

The immediate pain after the sprain is normal and serves a purpose. It forces you to rest your ankle for a while, allowing your body to organize itself for optimal ligament healing.

See also: Sprained Ankle Throbbing at Night

When Will my Sprained Ankle Stop Hurting?

The available studies on the duration of pain after ankle sprains indicate that [2]:

  • Pain decreases rapidly within the first 2 weeks following the injury.
  • Up to 2 out of 3 individuals will no longer experience pain after one year.
  • Up to 9 out of 10 individuals will no longer experience pain after three years.

An ankle sprain can vary in severity. Three levels of severity are distinguished:

  • Grade 1: Partial ligament injury that does not affect ankle stability (the ligament still holds the bones together well).
  • Grade 2: Partial ligament injury that affects ankle stability (the ligament no longer holds the bones together well).
  • Grade 3: Complete ligament tear.

Surprisingly, the severity of the sprain does not determine how long the pain will last over time [2].

Key takeaway: 2 out of 3 individuals will no longer experience pain after one year, and 9 out of 10 after three years.

sprained ankle still hurts after 2 weeks and other keyword which are often in Google
This table shows that hundreds of people (like you!) search for information every month on their search engine about persistent ankle sprain pain.

You are not alone in questioning the duration of this pain. These phrases are searched on Google dozens of times every day in United-States alone:

  • sprained ankle still hurts after 2 weeks (it is quite usual!)
  • sprained ankle still hurst after 3 weeks (it is also quite usual!)
  • spraine akle still hurts after 3 months (this is the case for more than 2 out of 3 people)
  • sprained ankle still hurst after 6 months (this is the case for more than 2 out of 3 people)
  • sprained ankle still hurst after 1 year (this is the case for 2 out of 3 people)
  • sprained ankle still hurst 3 years later (it is something well-known, even if it is rare).

Ankle Still Hurt after My Ankle Sprain: How to Explain It?

Indeed, the pain that occurs immediately after an ankle sprain is a normal and useful phenomenon. Therefore, it is not surprising that it may last for a certain period of time. But how long exactly?

When Should I Be Concerned about Chronic Pain?

When a ligament is injured, one can imagine that the pain will disappear once it has completely healed. This leads us to ask: how long does it take for a ligament to heal? Based on current scientific knowledge, this duration could range from 6 weeks to 3 months [3].

Now we can go back to our initial question and specify it: why can ankle still hurts after a sprai beyond the 6-week to 3-month range?

First of all, as long as we are within this range, it is still possible that complete healing has not yet occurred. After 3 months, this possibility becomes uncertain, and other potential causes need to be considered.

Key takeaway: Before 3 months, there is no need to worry. The ligament may not have completely healed yet.

sprained ankle still hurts after 2 weeks

Possible Causes of Chronic Pain after Ankle Sprain

There are over a dozen reasons that can explain why akle still hurts after a twisted ankle. These causes can be categorized into two groups:

  1. Local causes: One or more anatomical abnormalities have developed in your ankle, in addition to the initial ligament injury.
  2. Neurological causes: Your nervous system has become dysfunctional in its pain management.

Now let’s examine each of these categories.

Local Causes

Other anatomical injuries related to the sprain may have gone unnoticed or developed later. In individuals experiencing chronic ankle pain following a sprain, the following conditions can be found [4-5]:

  1. In 6 to 9 out of 10 individuals, one or more anomalies within the ankle joint, such as:
    • Lesions of cartilage and its attachment to the bone (osteochondral lesions).
    • Presence of an unexpected fragment within the joint (articular loose body), such as a piece of cartilage.
    • Hypertrophied synovial membrane.
    • Inflammatory synovial membrane.
    • Bone overgrowth (osteophyte).
  2. In nearly 8 out of 10 individuals, abnormalities of a tendon in the ankle muscles (fibular muscles), including:
    • Inflammation of the synovial sheath of the tendon (tenosynovitis).
    • Tendon body fissure.
    • Thinning of the fibular retinaculum (a fibrous structure that holds the tendons against the bone while allowing them to slide).
  3. In nearly 8 to 9 individuals, injury to a nerve in the ankle (fibular nerve or tibial nerve).

In summary, there are numerous possible local causes that can explain the persistence of your pain. The diagnosis and treatment of each of these conditions require specific expertise (ideally). Just for osteochondral lesions, there are at least ten therapeutic options described in the scientific literature [6-8].

Neurological Causes

Your nervous system (including your brain and spinal cord) can become dysfunctional in its pain management, referred to as central sensitization. This can explain why ankle still hurt after an ankle injury.

Research is ongoing to explain why and how some individuals develop this type of dysfunction while others do not [9]. A thorough understanding of this phenomenon is crucial for:

  • Identifying whether chronic pain is truly caused by central sensitization (as opposed to an undetected or improperly treated local anomaly).
  • Discovering genuinely effective strategies for treating this type of chronic pain.

It is worth noting that, in principle, persistent pain following an ankle sprain can arise from both a local anomaly and central sensitization.

Key takeaway: There are over 10 possible causes that can explain why ankle still hurt after an ankle sprain, and they can potentially coexist.

If you would like more information about this rehabilitation period, I have dedicated an eBook to this topic 🙂!

ebook on ankle sprain

What to Do if Ankle Still Hurt after Ankle Sprain?


If your ankle still hurt beyond 3 months after your sprain, you have two problems to address:

  1. Finding an effective treatment (if available).
  2. Living with the pain in the meantime.

Let’s delve into each of these problems.

Finding an Effective Treatment

Ideally, you need a treatment that:

  • Permanently eliminates your pain.
  • Carries minimal risk of side effects.
  • Is cost-effective.

Increasing your chances of finding such a treatment involves:

  1. Finding a specialist in the management of persistent pain following an ankle sprain.
  2. Undergoing necessary diagnostic examinations to accurately identify the causes of your pain (if possible given current knowledge).
  3. Receiving the required treatment (if available).
  4. Potentially enduring the associated recovery period, such as partial immobilization and post-surgery rehabilitation.
  5. Assessing the immediate result at the end of the treatment.
  6. Potentially returning to step 1 or 2 if the immediate post-treatment result is unsatisfactory.
  7. Evaluating the long-term result after a few months.
  8. Potentially restarting from step 1 or 2 in case of pain recurrence.

You have probably understood that all these steps require time, energy, and come with no certainty of the outcome.

Even the first step of finding a specialist is already a significant challenge.

Indeed, there are dozens of possible causes for chronic pain after an ankle sprain. To confidently identify the main cause of your pain, it requires true expertise.

This expertise includes a good understanding of the relevant international scientific literature in order to:

  • First, confidently pinpoint the main cause of your pain (if the state of knowledge allows it).
  • Then, guide you towards the best available therapeutic option to treat that cause.

How to find such a specialist? Unfortunately, I don’t know.

However, what I do know is that the more informed you are about the topic, the better equipped you will be to identify such a specialist. In this regard, reading this blog post is an excellent starting point!

I also know that sometimes it may be wise not to allocate too much time and energy to this quest. While not giving up hope for definitive relief, it can be wise to preserve your strength for other activities.

Indeed, while waiting to find the potential miraculous treatment or providential specialist, life must go on. You need to tame your pain, to deal with chronic pain.

How to Deal with Chronic Pain?

While waiting to find a satisfactory treatment for your chronic ankle pain, you have to live with it and deal it. What does this involve in practical terms? I propose a pain management strategy based on three principles:

  1. First, analyze the real impact of your pain on your daily life.
  2. Then, set smart goals to improve the situation.
  3. Finally, establish a pain journal to track your progress.

This approach I propose is not specific to chronic ankle pain. It is suitable for a wide range of chronic pain conditions. I discuss it further in my blog post dedicated to managing chronic pain (coming soon in English).

***

Here’s what I wanted to tell you about this! I wish you a very good recovery! Do you have any comments or questions? Your comments are welcome 🙂 !

If you feel the need to learn more about the recovery period after a sprained ankle, I wrote this guide in eBook format:

You may also like:

 📚 SOURCES

[1] Basbaum, A. I., Bautista, D. M., Scherrer, G., & Julius, D. (2009). Cellular and molecular mechanisms of pain. Cell, 139(2), 267–284. https://doi.org/10.1016/j.cell.2009.09.028

[2] van Rijn RM, van Os AG, Bernsen RM, Luijsterburg PA, Koes BW, Bierma-Zeinstra SM. What is the clinical course of acute ankle sprains? A systematic literature review. Am J Med. 2008 Apr;121(4):324-331.e6. doi: 10.1016/j.amjmed.2007.11.018. PMID: 18374692.

[3] Hubbard -Turner, Tricia & Hicks-Little, Charlie. (2008). Ankle Ligament Healing After an Acute Ankle Sprain: An Evidence-Based Approach. Journal of athletic training. 43. 523-9. 10.4085/1062-6050-43.5.523.

[4] Ahn, Byung-Hyun, and Byung-Ki Cho. “Persistent Pain After Operative Treatment for Chronic Lateral Ankle Instability.” Orthopedic research and reviews vol. 13 47-56. 19 Apr. 2021, doi:10.2147/ORR.S299409

[5] Pina, Matthew & Messina, James & Geaney, Lauren. (2021). Persistent Nerve Injury and CRPS After Ankle Sprains. Techniques in Foot & Ankle Surgery. Publish Ahead of Print. 10.1097/BTF.0000000000000314.

[6] Badekas, T., Takvorian, M., & Souras, N. (2013). Treatment principles for osteochondral lesions in foot and ankle. International orthopaedics, 37(9), 1697–1706. https://doi.org/10.1007/s00264-013-2076-1

[7] Guimarães JB, da Cruz IAN, Nery C, Silva FD, Ormond Filho AG, Carneiro BC, Nico MAC. Osteochondral lesions of the talar dome: an up-to-date approach to multimodality imaging and surgical techniques. Skeletal Radiol. 2021 Nov;50(11):2151-2168. doi: 10.1007/s00256-021-03823-7. Epub 2021 Jun 15. PMID: 34129065.

[8] Boffa, A., Previtali, D., Di Laura Frattura, G. et al. Evidence on ankle injections for osteochondral lesions and osteoarthritis: a systematic review and meta-analysis. International Orthopaedics (SICOT) 45, 509–523 (2021). https://doi.org/10.1007/s00264-020-04689-5

[9] Barroso J, Branco P, Apkarian AV. Brain mechanisms of chronic pain: critical role of translational approach. Transl Res. 2021 Jun 25:S1931-5244(21)00144-4. doi: 10.1016/j.trsl.2021.06.004. Epub ahead of print. PMID: 34182187.

photo de nelly darbois, kinésithérapeute et rédactrice web santé

Written by Nelly Darbois

I enjoy writing articles that answer your questions, drawing on my experience as a physiotherapist and scientific writer, as well as extensive research in international scientific literature.

I live in the French Alps☀️🏔️, where I enjoy the simple pleasures of life (+ I’m a Wikipedia consultant and the founder of Wikiconsult).

Comment savoir qui a modifié une page wikipédia ?

Si vous lisez cet article, c’est que vous faites parti des centaines de personnes qui se demandent chaque mois comment savoir qui a modifié une page wikipédia. Comment faire une recherche sur une personne qui a modifié Wikipédia.

Contributrice sur l’encyclopédie depuis plus de 11 ans, je vais vous guider pas à pas pour arriver à trouver un maximum d’informations sur l’auteur ou l’autrice de modifications sur Wikipédia.

Ce sans avoir besoin de créer un compte.

♻️ Dernière mise à jour : 11 février 2024.
👩‍⚖️ Déclaration de liens d’intérêts financiers : aucun en lien direct avec le sujet. Ma déclaration de liens d’intérêt complète est en mentions légales. Rédigé par Nelly Darbois, consultante wikipédia freelance
(Wikiconsult)

Je résume cet article au format vidéo sur ma chaine Youtube, si vous préférez ce format !

Pourquoi chercher à savoir qui a modifié une page Wikipédia ?

J’interviens sur Wikipédia à titre bénévole, mais aussi dans le cadre de contribution remunérée en tant que consultante Wikipédia.

Je suis donc au contact de personnes qui interviennent sur Wikipédia avec des motivations très différentes. Le plus souvent :

  • des personnes très impliquées dans le milieu associatif, militant, universitaire, artistique ou politique ;
  • des responsables de communication ou des fondateurs ou fondatrices de grandes entreprises ou de personnalités politiques ;
  • des particuliers passionnés par une personnalité disparue, ou un sujet bien spécifique.

Voici les 3 principales raisons selon mon expérience qui font que ces différentes personnes ont parfois envie/besoin de savoir qui a modifié une page Wikipédia :

  1. elles ont l’impression que des modifications sont malhonnêtes, orientées, innapropriées ou fausses. Elles aimeraient savoir si c’est un concurrent, un(e) militante d’un courant politique opposé, un admin Wikipédia, un troll, ou encore un autre type de personne qui en ait à l’origine ;
  2. elles effectuent une veille de cette page et sont simplement curieuses de savoir qui intervient ;
  3. elles pensent qu’elles connaissent mieux le sujet traité sur cette page que la plupart des gens, et aiment donc savoir qui dit quoi sur ce sujet sur lequel elles sont tant investies.

L’idée ici n’est bien évidemment pas de juger ces différentes attitudes ou motivations. Simplement d’exposer un état de fait, afin qu’il éclaire peut-être des lecteurs et lectrices de passage par ici !

Note anecdotique : beaucoup d’internautes se demandent « qui a modifié cette page wikipédia le 1er août 2017 »; le 31 août 2019 ou encore le 26 août 2014 : je n’ai pas trouvé l’explication ; peut-être un devoir étudiant ?!

Est-ce un avantage d’avoir un compte Wikipédia pour savoir qui modifie une page ?

Avoir un compte Wikipédia est gratuit prend moins de 3 minutes à créer. Mais cela n’est absolument pas indispensable pour avoir accès aux plus d’informations possibles sur les personnes à l’origine des modifications des pages.

Et cela ne vous procure pas d’avantages particuliers sur ce point précis.

Vous n’avez pas besoin de créer un compte Wikipédia ou de vous connecter à votre compte pour pouvoir voir qui a modifié une page.

formation à la modification de page wikipédia

Guide pas à pas pour savoir qui a modifié une page Wikipédia

Voici comment procéder pas à pas pour savoir qui a modifié une page Wikipédia, de préférence depuis un ordinateur plutôt qu’un smartphone :

  1. Allez sur wikipedia.org, dans la version linguistique de votre choix. Probablement sur https://fr.wikipedia.org/ si vous êtes francophone.
  2. Rentrez dans la barre de recherche le nom de la page que vous recherchez. Pour cet exemple, on va se focaliser sur la page d’Yvan Bachaud, un militant de la démocratie directe en France dont j’ai crée la page (de ma propre initiative).
  3. (Encore plus direct : tapez « le sujet de la page Wikipédia » dans votre moteur de recherche)
  4. Cliquez sur Voir l’historique (cf ci-dessous)
comment savoir qui a modifié une page wikipédia : afficher l'historique en cliquant sur voir l'historique en haut à droite
Cliquez sur voir l’historique en haut à droite

Vous tombez sur une nouvelle page qui indique ligne par ligne, de la plus récente à la moins récente, l’ensemble des modifications effectuées sur la page depuis sa création. Même s’il s’agissait seulement de rajouter un accent quelque part.

Il faut maintenant que vous repériez parmi toutes les modifications celle dont vous cherchez à connaître qui l’a faite.

Vous avez 2 moyens pour repérer la modification qui vous intéresse, et plus précisément son auteur/autrice :

  • en regardant la date à laquelle elle a été affectuée, si vous avez cette information ;
  • en identifiant le type de modification précise effectuée.

Pour ce dernier point, vous devrez comparer la version actuelle (ou une version antérieur) à une version encore plus antérieure

voir les modifications effectuées par rapport aux versions d'avant sur une page wikipédia
Cochez (rond violet) la modification que vous voulez visualisez, par rapport à la version actuelle de la page (rond violet au-dessus). Puis cliquer sur Comparer les versions. Autre option : cliquer sur actu sur la ligne de votre choix pour voir les différences entre cette ligne de modification et la version actuelle. Ou sur diff pour voir la différence entre cette modification et celle juste avant

Vous tomberez sur une page de ce type :

aperçu de 2 versions différentes d'une page wikipédia
Sur le côté gauche est surligné ce qui a a changé entre la version que vous avez sélectionné et la version actuelle à droite. On voit que le texte en jaune et la source AgoraVox ont été supprimés

C’est bon, vous avez repéré la bonne modification ?

Vous n’avez plus qu’à identifier le pseudonyme ou l’adresse IP qui a été utilisée pour la créer. Voici les 3 types de noms de personne à l’origine des modifications que vous allez trouver :

1 – Anonyme sans compte avec adresse IP

modification ip wikipédia
Modification via Adresse IP

Après la date, c’est l’identifiant de la personne qui a fait cette modification.

Ici, c’était quelqu’un de non enregistré, vous avez donc une suite de chiffres et lettres.

En cliquant dessus, vous avez accès à la liste de toutes les modifications que cette personne a fait sur Wikipédia avec la même adresse IP, sur cette page ou d’autres pages. Mais vous n’aurez pas plus d’informations

2 – Utilisateur Wikipédia avec compte mais sans page utilisateur

modification d'une page wikipédia sans compte utilisateur
Modification par quelqu’un qui a un compte, pseudo en rouge

Lorsqu’après la date et l’heure vous avez un pseudo en rouge, c’est le nom du compte de la personne qui a fait la modification.

Il apparaît en rouge car la personne n’a pas crée de page utilisateur sur Wikipédia.

Une page utilisateur, c’est une page qui présente la personne en tant que contributrice sur Wikipédia : tout le monde peut s’en faire une. À ne pas confondre avec une page Wikipédia qui présenterait cette personne dans la vraie vie : il y a dans ce cas des critères de notoriété très stricts à respecter pour créer une page Wikipédia sur soi-même !

Pour voir toutes les autres autres modifications faites par les personnes avec ce pseudo :

  • cliquez sur son nom ;
  • puis cliquez à droite sur « Contributions de l’utilisateur ».

Vous verrez la liste de toutes les pages sur lesquelles il est intervenu avec ce compte :

liste des contributions d'un utilisateur wikipédia
Toutes les modifications réalisées par cette personne Histbio sur Wikipédia

3 – Utilisateur Wikipédia avec compte et page utilisateur

Ici, pseudo en violet, donc quelqu’un qui a crée sa page utilisateur :

utilisateur enregistré qui a modifié une page wikipédia
Frinck est le nom de quelqu’un qui a crée sa page utilisateur sur Wikipédia car son nom est en violet

En cliquant sur son pseudo, vous aurez accès à des informations sur cette personne, en plus de pouvoir voir aussi toutes les modifications qu’elle a déjà faite sur Wikipédia.

Voilà par exemple ce que ça donne quand on clique sur mon pseudo Ndrbs (oui je suis, je n’ai pas été très originale… les pseudos, ce n’est pas mon truc !).

ma page utilisateur sur wikipédia
Ma page utilisateur sur Wikipédia. N’importe qui d’autre que moi peut la modifier s’il le souhaite. Et n’importe quelle personne qui crée un compte peur avoir sa propre page de ce type

On voit que c’est une page utilisateur car il y a écrit Utilisateur:Ndrbs.

Là, vous aurez normalement plein d’infos sur la personne. Parfois même son nom et prénom dans la vraie vie.

4 – Robot Wikipédia crée par des membres de la communauté

Enfin, lorsqu’il y a écrit « Bot » dans le pseudo à l’origine de la modification, c’est probablement que c’est une modification automatique, réalisée par un « robot » sur wikipédia.

robot qui a modifié une page wikipédia

En cliquant sur le pseudo du Bot/Robot, vous aurez accès à des informations complètementaires à son sujet : ce qu’il fait, qui en est à l’origine, etc.

Retrouver qui est la personne à partir de l’IP ou du pseudonyme ?

Lorsque vous cliquez sur le « pseudo » d’une personne qui a modifié une page Wikipédia sans compte, mais forcément via une adresse IP, Wikipédia vous donne justement des outils pour tenter de mieux savoir qui est derrière cette adresse IP :

wikipédia dit comment identifier plus précisémment qui est derrière une adresse IP

Je vous conseille le site et outil gratuit Whois, qui permet notamment de savoir dans quel pays et parfois même ville était la personne qui a fait la modification sous Wikipédia.

C’est ce que nous allons voir maintenant.

Dans quel pays se trouvait l’auteur de la contribution Wikipédia ?

Voici les étapes à suivre pour connaître le pays de l’auteur ou l’autrice d’une contribution Wikipédia :

  • cliquez sur l’IP dans la liste des modifications de la page ;
  • puis cliquez sur l’hyperlien Whois (RIPE) ;
  • vous arrivez sur une page où geo_ipinfo vous indique des informations sur la localisation géographique de la personne qui a édité la page.
Dans quel pays se trouvait l'auteur de la contribution Wikipédia ? Trouvé grâce au site Whois
Page modifiée par quelqu’un localisé à Paris

Comment savoir qui a crée une page Wikipédia ?

Pour savoir qui a crée une page Wikipédia, ce sont exactement les mêmes manipulations. C’est simplement plus facile, car vous n’avez qu’à aller tout en bas, à la toute première contribution réalisée.

Parfois, vous avez même accès à plusieurs aperçus de brouillon quand la page était en création, mais pas encore publiée.

Vous n’avez plus qu’à lire le pseudo ou l’IP de la personne qui a crée la page et à suivre le même process pour trouver plus d’info à son sujet.

Comment contacter l’éditeur d’une page Wikipédia ?

Si la personne a un compte utilisateur (donc un pseudo), vous pouvez facilement la contacter (si elle utilise encore de temps en temps Wikipédia).

Voici comment la contacter :

  1. cliquez sur son pseudonyme ;
  2. allez dans l’onglet discussion ;
  3. puis cliquez sur ajouter un sujet ;
  4. tapez votre message.
envoyer un message a quelqu'un qui a modifié une page wikipédia
Cliquer sur Discussion (à gauche) puis Ajouter un sujet ( À droite)

La personne recevra une notification par mail ou lorsqu’elle se connectera sur son compte Wikipédia comme quoi quelqu’un a écrit quelque chose sur sa page de dicussion.

Je vous conseille d’être toujours sympa et agréable quand vous laissez un message sur Wikipédia, même si vous êtes en désaccord 🙂.

Vous pouvez aussi directement cliquer sur Discuter à côté de son pseudo dans la liste des modifications, cela revient au même.

Comment annuler une modification sur Wikipédia ?

En théorie, c’est très simple, et vous n’avez même pas besoin de compte :

  1. vous allez sur la page en question ;
  2. vous cliquez sur Voir l’historique en haut à droite ;
  3. vous identifiez la modification en question ;
  4. vous cliquez sur annuler ;
  5. vous arrivez sur une page où vous devez cliquez sur Publier les modifications. Avant, assurez-vous de justifier le motif de cette annulation. Sinon, quelqu’un va probablement annuler votre annulation !

Je dis que c’est facile en théorie, car en pratique, vous ne pouvez pas supprimer n’importe qu’elle modification sous prétexte que « ça ne vous plaît pas ». Il faudra argumenter précisément sur pourquoi cette modification n’est pas légitime. Pas selon vous, mais selon les règles définies collectivement sur Wikipédia !

Comment rester au courant des futures modications de la page Wikipédia ?

Plutôt que de revenir 3 fois par jour sur une page Wikipédia, vous pouvez gratuitement être tenu au courant par une petite notification sur Wikipédia ou par mail dès qu’une page est modifiée.

Pour cela :

  1. créez un compte Wikipédia, ou connectez-vous à votre compte ;
  2. allez sur la page de l’article que vous souhaitez suivre ;
  3. cliquez sur l’étoile en haut à droite de l’article ;
  4. l’article est automatiquement ajouté à votre liste de suivi. Vous pouvez sélectionner si vous souhaitez le suivre indéfiniment, 1 semaine, 1 mois, etc.
suivre les modifications d'un article sur wikipédia
Cliquez sur l’étoile en haut à droite

Pour choisir comment être averti en cas de modificationd’une page Wikipédia :

  • connectez-vous à votre compte ;
  • cliquez en haut à droite sur la silhouette d’un tronc d’un bonhomme ;
  • sélectionnez Préférences ;
  • tout en bas, cliquez sur M’avertir par courriel lorsqu’une page de ma liste de sivi est modifiée. Plus simple, cliquez directement pour vous rendre à cet endroit.

Recherche de personne sur Wikipédia : comment faire ?

Vous recherchez des informations sur une personne plus ou moins célèbre, et vous pensez que Wikipédia peut vous aider à trouver ce type d’informations ? Voici comment faire pour vérifier qu’il y ait bien une page wikipédia sur cette personne :

  • tapez « wikipédia » + le nom de cette personne dans Google ou un autre moteur de recherche
recherche d'une personne sur wikipédia via google
En tapant prénom nom wikipédia dans un moteur de recherche comme Google ou Duckduckgo, le premier résultat sera la page wikipédia de cette personne si elle en a une
  • ou allez dans une des versions linguistiques de Wikipédia (par exemple, wikipédia en français, fr.wikipedia.org), et tapez le nom de cette personne dans la barre de recherche.

Si cette personne a une fiche wikipédia, vous tomberez directement sur sa page.

Si cette personne n’a pas de page wikipédia dédiée, mais qu’elle est citée sur certaines pages, vous aurez ces pages listées, comme ceci :

wikipédia recherche personne qui n'a pas de page
Cette médecin en santé publique n’a pas de page Wikipédia dédiée
wikipédia recherche personne recherche avancée
Mais cette médecin est citée et présente sur des pages sur d’autres sujets ainsi que dans le Wiktionnaire

Pour la recherche d’une personne sur wikipédia, les 2 options les plus simples sont de taper dans Google son nom + wikipédia, ou de taper son nom dans la barre de recherche de Wikipédia.

wikipédia recherche personne

***

Vous avez des questions, des remarques ? Rendez-vous en commentaire ! Vous pourriez aussi souhaiter découvrir mes services de conseil et d’édition Wikipédia ou mes formations Wikipédia.

Ces articles pourraient également vous intéresser :

📚 SOURCES

Vous avez un guide Wikipédia détaillé avec une vidéo explicative ici

photo de nelly darbois, kinésithérapeute et rédactrice web santé

Rédigé par Nelly Darbois

Contributrice bénévole puis professionnelle sur Wikipédia depuis 2012, je transmets dorénavant les meilleures pratiques pour utiliser cette encyclopédie collaborative, quelle que soit la finalité recherchée. Je conseille les entreprises, institutions, associations et personnalités qui souhaitent utiliser Wikipédia et veulent avoir un avis ou un rédacteur externe. Je suis convaincue que mieux comprendre le fonctionnement de Wikipédia sera bénéfique à tout le monde.

Kiné : salaire maximum ? comment gagner plus ? Et si les questions étaient ailleurs ?

De nombreux et nombreuses kinés (comme sans doute n’importe quel professionnel) se demandent chaque semaine « comment gagner plus » ou « quel est le salaire maximum » qu’on peut espérer ?

Cette question est doublement tabou :

  • d’abord parce qu’elle évoque l’argent, quelque chose dont on a souvent du mal à parler ;
  • mais en plus l’argent gagnée par un(e) professionnel(le) de santé. Hors, il est encore plus mal vu dans le secteur de la santé d’évoquer l’argent et de penser lucrativité. Sans compter que notre code de déontologie nous interdit en France de « pratiquer la kinésithérapie comme un commerce« .

Vous l’avez sans doute déjà constaté si vous venez régulièrement sur mon site : je parle assez librement d’argent, je déclare régulièrement les revenus que je touche et mes liens financiers.

Je suis plutôt convaincue que parler plus facilement de ces choses là est positif sur le long terme. Qu’il n’y a pas de honte à vouloir bien gagner sa vie. Et que cela ne se fait pas forcément au détriment des patient(e)s, de « l’intérêt collectif » ou de la planête.

Donc, voici avec cet article quelques pistes pour les kinés qui s’interrogent sur le salaire maximal possible d’un kiné, ou « comment gagner plus ». On verra que derrière ces questionnements se cachent probablement d’autres choses plus profondes que le simple gain monétaire !

Et j’aborderai aussi quelques considérations éthiques.

Bonne lecture !

♻️ Dernière mise à jour : 28 juillet 2024. Rédigé par Nelly Darbois, kiné et rédactrice scientifique
👩‍⚖️ Déclaration de liens d’intérêts financiers : je vends un ebook sur « Comment augmenter ses revenus de kiné libéral sans prendre plus de patients ni garder les gens moins longtemps« . Ma déclaration de liens d’intérêt complète est en mentions légales.

Pourquoi se documenter sur le salaire maximal d’un(e) kiné ?

Pourquoi j’ai décidé de me documenter sur le salaire que peut espérer au maximum un(e) kinésithérapeute en France ?

Pour au moins ces 3 raisons :

  1. plusieurs centaines de personnes se renseignent chaque mois via leur moteur de recherche sur le salaire maximal d’un kiné. Et une partie importante de mon activité professionnelle est de répondre aux questions que se posent le plus les internautes sur la kinésithérapie au sens large ;
  2. parce que le principal déterminant de la satisfaction professionnelle n’est pas forcément le salaire, même si c’est ce que l’on croit et perçoit au premier abord. Traiter du salaire maximal en kiné permet d’aborder ce sujet que je trouve intéressant ;
  3. parce qu’il n’existe actuellement aucune documentation précise à ce sujet.
nombre de personnes qui tapent chaque mois "kiné salaire maximum" dans Google
Nombre de personnes qui tapent chaque mois dans Google « kiné salaire maximum »

Comment connaître le salaire maximal d’un(e) kiné ?

J’ai déjà assez bien creusé le sujet des salaires des kinés salariés à l’hôpital en France, et les revenus des kinés libéraux. Je sais donc qu’on a accès assez facilement aux revenus maximaux des personnes qui :

  • ont une activité principale déclarée de kinésithérapeutes en France ;
  • font appel aux services d’une association de gestion agrée.

Je m’appuierai pour cela sur les chiffres les plus récents en date fournis par l’UNASA et Arcolib (références précises en fin d’article).

Ces organismes communiquent en effet chaque année sur les chiffres d’affaires et les bénéfices des professionnels de santé libéraux. Avec des statistiques assez précises.

Concernant les salaires maximaux des kinésithérapeutes salariés, il y a moins de données précises. Je ferai des estimations à partir des grilles de salaire dans la fonction publique et pour les établissements privés.

Cet article n’abordera par contre pas les revenus potentiels générés par des personnes qui sont kinésithérapeutes de formation initiale, mais qui n’ont plus officiellement comme activité principale la kinésithérapie. Tout simplement parce que leur revenus sont trop difficiles à tracer de manière fiable !

Quel est le salaire maximum qu’un(e) kiné peut espérer en France ?

Je vais donc maintenant vous donner les salaires maximums auxquels un(e) kiné peut rationnellement prétendre de nos jours en France.

En comparant aussi avec le salaire médian en France : cela peut aider à relativiser.

Petit rappel pour celles et ceux qui comme moi n’étaient pas fans des maths à l’école :

  • salaire kiné moyen : on prend (idéalement) tous les salaires des kinés en France, on divise par le nombre de kinés. C’est la moyenne ;
  • salaire kiné médian : on prend (idéalement) tous les salaires des kinés en France 1 par 1, et on coupe la liste en 2 . Ça nous donne une valeur qui indique que la moitié des kinés gagnent plus que ce salaire, et l’autre moitié gagnent moins. C’est différent de la moyenne.

Salaire maximum d’un(e) kiné en salariat

Il existe 3 grands types d’établissements de santé ou de structures qui emploient des kinésithérapeutes salariés en France :

  • les établissements publics (hôpitaux, SSR, établissements thermaux, etc.) ;
  • les établissements privés :
    • à but non lucratif, souvent gérés par des associations. Comme les centres de réeducation, les Centres d’accueil médico social précoce (CAMSP), les Instituts d’éducation motrice (IME), etc.
    • à but lucratif. Cliniques, centres de rééducation, centres thermaux, etc.
  • les cabinets de kinésithérapie en libéral qui emploient des kinés sous le statut de salarié.

Salaire maximum d’un kiné dans le public

Les salariés du public ont des salaires dépendants d’une grille, dépendante de l’ancienneté. Mais les établissements ont certaines marges de manoeuvre.

En ajoutant des primes (appelées souvent indemnités) ou en effectuant d’autres montages financiers, un(e) kiné peut être payé plus que ce que prévoient les grilles.

Néanmoins, les grilles donnent une estimation du montant maximal auquel un(e) kiné salarié peut s’attendre : 3 150 euros net/mois en fin de carrière.

Ce montant peut donc être légèrement inférieur avec des primes. Ou en accédant au statut et à une fiche de poste de cadre de rééducation ou de cadre de santé.

Salaire maximum d’un kiné dans d’autres établissements ou structures en salariat

Il est beaucoup plus difficile d’avoir des chiffres précis sur les salaires des établissements ou structures privées, à but lucratif ou non. Car :

  • elles dépendent de Conventions différentes ;
  • les Conventions ne sont pas forcément accessibles ;
  • elles ont aussi des marges de manoeuvre au-delà de ces grilles de salaire fixées dans la Convention. Par le biais de « primes », indemnités : complément technicité, indemnité permettant de garantir le salaire minimum conventionnel, indemnité de promotion, etc?

Une des Conventions la plus fréquemment appliquée dans le privé est la CCN 51 FEHAP (privé à but non lucratif) :

  • Le salaire actuel minimal est de 1668 euros net sans le ségur
  • Le salaire maximal théorique est 34 % supérieur : prime d’ancienneté mximale de 34 % à partir de 35 ans d’ancienneté
  • Le salaire maximal théorique d’un(e) kiné salarié du privé à but non lucratif sous convention CCN 51 est donc, prime Ségur comprise, de 2 418 euros net/mois.

Ce chiffre est probablement une estimation très basse au regard des salaires que j’ai personnellement eu en tant que kiné dans le privé à but non lucratif en début de carrière.

Il illustre cependant que les salaires minimums comme maximums ne sont pas forément plus élevés dans le privé.

Il est impossible selon mes recherches d’avoir une estimation du salaire max des kinés dans les autres types de structure.

Salaire maximum d’une(e) kiné libéral

La meilleure approximation du salaire max d’un(e) kiné libéral en France se fait selon moi selon les revenus officiellement déclarés par les kinés.

Cela nous donne une idée réaliste du « champ des possibles ».

Selon les chiffres de l’UNASA, sur les revenus déclarés en 2021, 1/4 des kinés libéraux gagnent plus de 5700 net/mois.

Il s’agit des revenus des kinés libéraux titulaires, assistant(e)s ou collaborateurs/collaboratrices.

Les revenus des kinés remplaçant(e)s sont inférieurs : un quart gagne plus de 3548 euros net/mois, et non 5700 net/mois.

Ces revenus des kinés libéraux sont nettement supérieurs par rapport au salaire médian en France :

  • le revenu médian d’un(e) kiné remplaçant(e) (ceux qui gagnent le moins en libéral) est de 2 824 euros net/mois ;
  • le revenu médian en France en 2019 est à 1 837 euros euros net/mois (source : Insee).

Bien sûr ces revenus sont à mettre en relation avec le nombre d’heures travaillées par semaine et sur l’année. Nous n’avons pas accès à ces données.

Il n’est pas rare cependant de tomber sur des kinés qui travaillent plus de 50 heures par semaine, allant même jusqu’à 70 heures par semaine. Avec un nombre de semaines de vacances annuelles parfois inférieur au minimum légal de 5 semaines de vacancesen salariat.

Il faut aussi prendre en compte la moins bonne couverture sociale en libéral en cas d’incapacité, de maladie, de formation ou de retraite (voir cet article sur la retraite des kinés libéraux). Et en cas de perte/ arrêt d’emploi, il n’y a aucune possibilité de toucher des indémnités.

revenu kiné libéral remplaçant

Sur la base de ces estimations : un(e) kiné salarié(e) en France peut espérer gagner au maximum un salaire de 3 000 à 4000 euros net/mois. Un(e) kiné libéral entre 5 000 et 10 000 euros net/mois, probablement en faisant beaucoup d’heures.

Il s’agit là bien d’un maximum. L’immense majorité des kinés gagnent beaucoup moins que ces montants.

6 choses auxquelles penser pour gagner plus quand on est kiné

Maintenant que nous avons vu les montants maximum de salaire et revenu qu’on peut espérer comme kiné en France de nos jours, voici quelques réflexions sur comment augmenter ses revenus.

Si possible en restant dans la légalité et l’éthique ! (Par exemple, prendre plusieurs patients en même temps n’est pas toujours autorisé.)

Vous pourrez aussi consulter sur ce sujet mon ebook : Augmenter ses revenus de kiné libéral sans prendre plus de patients ni garder les gens moins longtemps

guide pour augmenter son salaire et ses revenus de kiné en france

Gagner plus : est-ce vraiment ce qui nous importe ?

À force de discuter avec d’autres kinés plus ou moins satisfaits de leurs revenus, j’ai constaté la chose suivante : quand on creuse un peu la source d’insatisfaction n’est pas forcément uniquement le salaire.

Mais plutôt un déséquilibre entre ces 2 choses :

  • l’argent qu’on gagne ;
  • la qualité de vie et la satisfaction que cela nous procure, au travail comme en dehors du travail.

Ce constant personnel est je pense plutôt aligné avec les résultats des enquêtes sur les facteurs de satisfaction professionnelle des salariés et des indépendants. J’indique en fin d’articles quelques références de travaux académiques à ce sujet, mais voici en gros ce qu’on sait de ce qui rend les gens heureux au travail ou non, toute profession confondue.

Chez les salariés, voici quelques-uns des principaux facteurs de satisfaction décrits :

  1. La qualité des relations interpersonnelles sur le lieu de travail : les interactions avec les collègues, les supérieurs hiérarchiques et les clients ou patients.
  2. Les possibilités de développement professionnel : les opportunités de formation, de promotion et de carrière.
  3. La rémunération : le salaire de base et les avantages sociaux.

Chez les indépendant(e)s :

  1. La flexibilité et l’autonomie : la liberté de planifier son emploi du temps et de choisir ses projets.
  2. La rémunération : les revenus et la stabilité financière.
  3. La satisfaction liée à l’entrepreneuriat : le sentiment d’accomplissement, de prise de risque et de contrôle.

Ces résultats semblent cohérents avec ceux d’enquêtes plus rares réalisées chez les kinés (Puhanić 2022).

Qu’en retenir ? La rémunération est un des principaux déterminants, mais pas le seul. Cela signifie qu’il est probablement possible d’intervenir à d’autres niveaux que de simplement gagner plus pour plus d’épanouissement professionnel quand on est kiné.

Découvrez aussi ma checklist de toutes les charges/dépenses que vous pouvez déduire chaque mois ou année de votre chiffre d’affaires.

chechlist des charges déductibles en BNC ou BIC à télécharger

Limiter ses charges et dépenses : le premier levier actionnable

Quand on cherche à augmenter son salaire (de salarié comme libéral), on pense tout de suite à comment augmenter nos gains, l’argent qu’on reçoit.

Mais on peut très bien aussi obtenir le même résultat en diminuant nos dépenses ! Certaines dépenses sont indispensables certes. Mais certaines dépenses sont parfois superflues : les arrêter peut ne pas avoir d’impact négatif sur notre qualité de vie, voire même l’augmenter !

Cela est valable pour les dépenses professionnelles comme personnelles.

Voici par exemple un aperçu de mes cotisations, charges, dépenses, frais professionnels (peu importe comment on les appelle) pour l’année 2022.

dépenses d'un kiné qui cherche à gagner plus en limitant ses frais, ses dépenses
Source : logiciel/application gratuite de comptabilité pour les professions libérales Indy

Faire le point au moins une fois par an sur ces dépenses est fondamental selon moi, même si on délègue sa comptabilité.

Voilà selon moi comme procéder pour faire le point régulièrement sur ces dépenses et les optimiser quand on est kiné, sans y passer trop de temps. C’est comme cela que je procède :

  • Avant chaque nouvelle dépense professionnelle, je m’interroge sur la réelle plus-value que cela va m’apporter en termes de confort :
    • combien ça va me coûter cette année, les années à venir ?
    • Est-ce que ce coût (que je rapporte souvent au nombre de séances de kiné net que cela nécessite) vaut le confort que ça va m’apporter ?
    • Y a-t-il des alternatives moins chères ? Je liste dans mon ebook les dépenses les plus fréquentes des kinés et les meilleures alternatives.
  • Au moins une fois par an, je fais le point ligne par ligne sur chaque poste de mes dépenses (Indy m’aide bien les visualiser, et ce, gratuitement !) :
    • est-ce que j’ai toujours besoin de ça ?
    • Si oui, est-ce que le prix que je dépense (toujours rapporté au nombre de personnes que je dois voir par mois en plus pour me payer ce service/cet achat) vaut le confort gagné ?
    • Existe-t-il des alternatives moins chères ? Selon le logiciel de télétransmission qu’on utilise, on paie parfois 3 fois plus cher pour des prestations parfois identiques !

Analyser et revoir à la baisse au moins une fois par an ses dépenses non indispensables est un moyen sans doute sous-estimé de gagner plus quand on est kiné !

Se spécialiser en kiné pour gagner plus ?

Comme vous le savez, en libéral, certains actes sont mieux rémunérés que d’autres.

Voici la liste des actes kinés les mieux rémunérés :

AMKType d’actePrise en charge sécurité sociale et mutuelle
28/20Ré-entrainement effort BPCO ou autre maladie respiratoire chronique, en groupe ou en individuel60,2 € / 43 €
15,5 Lymphoedème membre supérieur 33,33 €
12Soins palliatifs25,8 €
11Paralysie cérébrale / IMC / myopathie23,65 €
10Patho neuro qui touche au moins 2 membres (blessés medullaires, parkinson, SEP, atteinte périphérique, etc.) OU mucoviscidose21,5 €
Les actes kinés les mieux rémunérés en libéral

Certain(e)s kinés décident de se spécialiser par exemple dans la sénologie (l’accompagnement en cas de cander du sein), la kiné respiratoire, la neuropédiatrie.

Selon mon expérience, leur choix est rarement motivé uniquement par le gain financier. Mais c’est un paramètre à prendre en compte.

Ces montants de rémunération un peu plus élevés sont à mettre en relation avec l’investissement en temps (certains actes nécessitent obligatoirement de rester plus longtemps en individuel avec le patient), en énergie, en ressources mentales que demandent ces prises en charge.

Cerain(e)s kinés décident au contraire de se « spécialiser » dans des actes moins bien rémunérés mais qui nécessitent moins d’engagement. L’exemple le plus typique de cela est l’intervention en EHPAD.

Mais là encore, il serait réducteur de penser que les kinés intervenant en EHPAD sont motivés uniquement par des raisons pécuniaires.

C’est tout la difficulté, et il n’y a pas de bonne réponse valable pour tout le monde : trouver le bon compris entre rémunération tirée de son activité, plaisir pris, sentiment d’utilité, demande suffisante…

Faire des dépassements d’honoraires ou du hors nomenclature ?

Une autre option régulièrement choisie par les kinés qui souhaitent gagner plus (ou simplement ne pas gagner moins au regard de l’inflation de la non revalorisation des actes et salaires des kinés 😉) est de :

Il y a souvent une confusion entre dépassement d’honoraires et actes hors nomenclature. Et des dépassements d’honoraires sont souvent effectués dans des situations ou cela n’est réglementairement pas permis.

dépassement d'honoraire en kinésithérapie : solution pour gagner plus ?

Si vous souhaitez pratiquer des dépassements, je vous renvoie donc à la lecture plus complète de l’article que j’ai consacré à ce sujet, afin d’avoir en tête le cadre légal, et en tirer vos propres interprétations et actions 🙂.

Concernant le hors nomenclature, vous pouvez lire :

Gagner plus en tant que kiné avec le hors nomenclature ? Couverture de l'ebook

Gagner plus en kiné salarié ?

Les pistes que j’ai évoqué jusqu’à présent étaient plutôt destinées aux kinés exerçant en libéral.

Pour les salariés, est-ce qu’une marge de manoeuvre est possible ?

Les ressources humaines des établissements de santé se réfugient souvent derrière l’argument des « grilles de salaire » ou de la « politique de l’établissement » pour justifier le fait qu’ils ne souhaitent pas augmenter les salaires.

Selon mon expérience, il est beaucoup plus difficile de négocier son salaire de kiné salarié quand on est déjà en poste, et un peu plus facile de le faire avant de signer un CDI, un CDD ou une titularisation dans la fonction publique.

Mieux vaut négocier son salaire avant d’accepter un nouvel emploi salarié de kiné.

En tant que kiné salarié, vous pouvez obtenir une autorisation de votre employeur pour effectuer éventuellement d’autres prestations remunérées en tant que kiné, en plus de votre emploi salarié. Par exemple en intervenant comme :

Il faudra réfléchir au statut juridique sous lequel vous exercez ces activités.

Les inconvénients et les risques à gagner plus quand on est kiné

N’importe quel traitement médical expose à des effets secondaires potentiels… Et bien, c’est le cas aussi avec n’importe quel type de modification de son activité !

Toute les pistes potentielles d’augmentation de revenu exposent aussi à « risques potentiels » :

  • on perd du temps à réfléchir à ce sujet et à tester des solutions sans résultats concrets derrière ;
  • on gagne effectivement plus d’argent sans travailler plus en termes de temps, mais en étant insatisfait et frustré parce qu’on fait ;
  • on gagne plus d’un côté mais cela entraîne plus de gestion derrière (comptabilité, facturation, investissements, changement de statut juridique, contrôle indus CPAM, etc.) et le bilan est défavorable ;
  • on s’habitue à gagner plus et on redoute que le modèle économique qui nous permet cela ne soit puis viable.

De la même manière que j’aborde avec mes patient(e)s les inconvénients potentiels à recourir à tel ou tel type de prise en charge, je pensais que c’était aussi important d’aborder les choses sous cet angle !

Peut-on gagner plus comme kiné sans brader la qualité des soins délivrés ?

Lorsqu’on discute entre kinés, on peut être tenté de penser que les kinés qui souhaitent gagner plus vont forcément délivrer des soins de moins bonne qualité.

Même si je peux comprendre ce qui conduit à penser à ça, je pense que c’est un raccourci qu’on devrait éviter de prendre.

Ne jugeons pas a priori de ce que ça donnera.

Je vois plusieurs mécanismes qui pourraient faire qu’un(e) kiné qui a mis en oeuvre des choses pour gagner plus sans travailler plus délivre finalement des soins de meilleure qualité :

  • il prend plus de plaisir à ce qu’il fait et est donc plus efficace, positif, investit, engagé ;
  • il a abandonné des choses qu’il faisait qui étaient inutiles ;
  • même s’il pratique des actes à des tarifs élevés auxquels tout le monde ne peut pas aspirer, il met en place des mécanismes de redistribution à son niveau :
    • investissement bénévole ;
    • dons à des associations ;
    • système de cagnotte : à partir de tant de séances hors nomenclature réalisées et facturées, il en délivre des gratuites à des personnes indiquant n’étant pas en mesure de payer.

Selon moi, un(e) kiné peut gagner plus sans perdre en qualité de soin prodiguer. C’est « simplement » un axe de réflexion en plus à considérer !

Faut-il changer de métier pour gagner plus quand on est kiné ?

J’ai dédié un article complet aux kinés qui veulent arrêter leur métier. Je ne crois pas que nous disposons de données permettant de dire que les kinés qui se reconvertissent le font principalement pour des raisons financières.

Les kinés qui envisagent de changer de métier principalement pour gagner plus d’argent devraient selon moi avant tout :

  • comparer leur salaire ou revenu actuel avec le salaire médian en France (1 837 euros euros net/mois en 2019) ;
  • identifier le salaire médian des personnes qui exercent le métier qu’ils visent. Et trouver des sources fiables, qui n’enjolivent pas cette donnée, comme c’est souvent le cas ;
  • regarder le nombre d’offres sur Pôle-Emploi / France Travail pour ce métier visé, et comparer avec le nombre d’offres pour kiné.

Cela permettra d’avoir une idée plus réaliste de l’intérêt d’une reconversion professionnelle motivée surtout par le fait de gagner plus.

***

J’arrive à la fin de ce que je voulais vous dire à ce sujet. Si vous avez des remarques, des infos complémentaires, des questions : tout cela est bienvenue en commentaire 🙂 !

Sujets qui reviennent toujours dans les discussions entre kinés, j’ai crée ces ebooks et e-learnings :

ebooks et e-learning pour les kinésithérapeutes

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📚 SOURCES

Salaires, revenus

Montant de la prime d’anncienneté des kinés dans le privé CCN 51 : ici

Revenus des kinés libéraux déclarés par l’UNASA

Salaire médian en France : Insee

Satisfaction professionnelle

Puhanić P, Erić S, Talapko J, Škrlec I. Job Satisfaction and Burnout in Croatian Physiotherapists. Healthcare. 2022; 10(5):905. https://doi.org/10.3390/healthcare10050905

Andreassi, Jeanine, Leanna Lawter et al. « Job Satisfaction Determinants: A Study Across 48 Nations. » Proceedings of 2012 Annual Meeting of the Academy of International Business-US North East Chapter: Business Without Borders. Ed. Jing’an Tang. Fairfield CT: Sacred Heart University, 2012.

Judge, T. A., Bono, J. E., Erez, A., & Locke, E. A. (2001). Core self-evaluations and job and life satisfaction: The role of self-concordance and goal attainment. Journal of Applied Psychology, 86(1), 80-92.

Michael E. Gerber. E-myth : Le mythe de l’entrepreneur revisité. 2017. Alisio. Sur Amazon. Sur Recyclivre

Job Satisfaction: From Assessment to Intervention. Paul E. Sector. 2022

Dawis, R. V. (2004). Job satisfaction. In J. C. Thomas (Ed.), Comprehensive handbook of psychological assessment, Vol. 4. Industrial and organizational assessment (pp. 470–481). John Wiley & Sons, Inc..

nelly darbois fonto media

Rédigé par Nelly Darbois

J’ai exercé la profession de kinésithérapeute. J’ai créé Fonto Media en 2019 alors que j’étais encore kiné. Aujourd’hui, je continue à gérer Fonto Media tout en accompagnant les professionnels sur Wikipédia avec Wikiconsult.

Temps de récupération après arthroscopie du genou – Les différentes étapes

Vous venez d’être opéré d’une arthroscopie du genou, vous vous posez beaucoup de questions sur le temps de récupération ?

Ou vous vous informez justement avant d’y recourir pour de l’arthrose ou un problème au ménisque, ou en tant que professionnel de santé pour mieux prendre en charge vos patient(e)s ?

Je réponds ici aux questionnements les plus fréquents des internautes et des patient(e)s que je suis en kinésithérapie, pour leur rééducation d’une arthroscopie du genou. Sur le délai de rétablissement durant cette période de convalescence.

Je m’appuie sur mon expérience professionnelle, tout comme sur des recherches dans les publications médicales internationales. Toutes les références sont en fin d’article.

♻️ Dernière mise à jour : juin 2023.
👩‍⚖️ Déclaration de liens d’intérêts financiers : aucun en lien direct avec le sujet. Ma déclaration de liens d’intérêt complète est en mentions légales.

Rédigé par Nelly Darbois, kiné et rédactrice scientifique

Si vous souhaitez plus d’informations sur les suites de ce type de blessure, découvrez mon ebook.

guide rééducation
Si vous préférez le format vidéo, j’ai fait une vidéo de cet article (je vous suggère quand même plutôt l’article, je suis plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral 😉 !)

Pourquoi y a-t-il un temps de récupération après une arthroscopie du genou ?

Il y a au moins deux choses qui font que vous avez besoin d’un peu de temps de récupération après une arthroscopie du genou :

  1. les conséquences directes de l’opération : vous devez vous remettre de l’anesthésie locale, et du geste chirurgical.

    Même si c’est une opération peu invasive, faite justement pour minimiser le temps de récupération, vos tissus doivent tout de même cicatriser.

    Les cicatrices sont minuscules, mais le chirurgien ou la chirurgienne a tout de même du insérer son matériel sous la surface de la peau, jusqu’à l’articulation.

    Votre corps va donc probablement réagir avec une inflammation du genou, processus naturel permettant la cicatrisation et la guérison des tissus ;
  2. les conséquences des gênes et douleurs d’avant l’opération.

    Votre arthroscopie a sans doute été réalisée à cause :
    • d’arthrose au genou ;
    • d’un problème au ménisque comme une fissure ;
    • de lésions du cartilage ;
    • d’une rupture du ligament croisé antérieur ;
    • d’algodystrophie au genou ;
    • ou d’un autre problème occasionnant des douleurs au genou, une sensation de blocage ou de raideur, d’instabilité ou de dérobement.

      Votre corps a besoin de temps pour se remettre de ces dernières semaines, mois ou années où il n’a pas été au mieux de sa forme à cause de ces problèmes. Vous avez probablement perdu en force musculaire et en souplesse avant l’opération. Il faut un peu de temps pour récupérer cela.

      Ce n’est pas pour rien qu’on appelle un patient… patient 🙂.

D’où ce besoin de quelques jours ou semaines pour bien récupérer. Et recommencer tout ce que vous avez envie de faire !

Voyons justement plus précisément combien de temps il faut pour se remettre de l’arthroscopie du genou.

aperçu d'une arthroscoie du genou
Aperçu d’une arthroscopie du genou pendant que le chirurgien ou la chirurgienne opère

Quel est le temps de récupération après une arthroscopie du genou ?

Tout le monde ne se remet pas à la même vitesse d’une arthroscopie du genou.

Et il est difficile de prévoir à l’avance si vous ferez parti de ceux et celles qui récupèrent extrêmement vite d’une arthroscopie du genou (en quelques jours), ou de celles et ceux qui récupèrent lentement (plusieurs mois). Sans compter toutes les personnes au milieu, les plus nombreuses, qui récupèrent en quelques semaines.

Je vais indiquer des délais de récupération un peu plus précis en indiquant justement de quoi on parle spécifiquement quand on évoque la récupération : est-ce que c’est la disparition de la douleur ? La capacité à remarcher sans béquilles ? À reprendre le travail ? Le sport ?

Le tableau ci-dessous résume les durées de récupération moyenne. À la suite du tableau, vous aurez des informations plus détaillées.

ÉtapeDélai
Vous avez beaucoup moins de douleurQuelques jours
Vous avez moins de gonflement du genouQuelques jours à quelques semaines
Vous marchez avec des cannesTout de suite
Vous marchez sans cannesQuelques jours, quelques semaines maximum
Vous pouvez reconduire votre voitureQuelques jours à quelques semaines
Vous pouvez bien plier le genouQuelques jours à quelques semaines
Vous pouvez reprendre le travailTout de suite à quelques jours ou semaine selon l’activité pro
Vous pouvez reprendre le véloQuelques jours (progressivement)
Vous pouvez reprendre la course à piedQuelques semaines. Plus long en cas de reconstruction du ligament croisé antérieur
Vous pouvez reprendre les sports plus intensesQuelques semaines. Plus long en cas de reconstruction du ligament croisé antérieur
Le temps de récupération habituel après une arthroscopie du genou

Quand peut-on plier le genou après l’arthroscopie ?

Déjà, sachez qu’il n’y a pas de contre-indication ou de risque à plier le genou tout de suite après l’arthroscopie. Sauf cas très particulier : dans ce cas, cela est tracé par écrit dans vos compte-rendus d’hospitalisation de jour, et cela vous a été dit en plus à l’oral. On vous a dit que la flexion de genou était interdite, ou limitée.

Par contre, mêmesi vous avez le droit de le plier, vous pouvez rencontrer des difficultés à le plier un peu ou beaucoup le genou. Il est très probable qu’il se plie beaucoup moins que celui de la jambe non opérée.

Et même qu’il se tende moins (dans ce cas, on parle d’extension du genou compliqué).

C’est une réaction tout à fait normale, habituelle, presque systématique.

C’est dû à l’inflammation du genou, un processus naturel qui se met en place pour aider vos tissus à cicatriser. Cette inflammation provoque une accumulation de liquide au niveau de l’articulation.

Ce cumul de liquide fait gonfler le genou. Ce qui provoque des douleurs et surtout une gêne pour plier ou tendre le genou.

Vous pourrez replier votre genou normalement dès que l’inflammation disparaîtra. En quelques jours à quelques semaines maximum.

Pendant cette période de récupération, entretenez simplement la flexion de genou permise en restant le plus actif possible, en variant les positions (genou plié et fléchit). Les exercices de flexion et extension du genou ne sont pas forcément indispensable si vous restez actif et variez les positions au fil de la journée.

Combien de temps le genou reste gonflé après une arthroscopie ?

Le genou est gonflé après l’arthroscopie pour la même raison qu’il plie parfois difficilement : à cause de l’inflammation, qui permet d’apporter dans le genou tous les nutriments nécessaires à sa guérison.

Ce gonflement s’appelle oedème en terme médical : c’est exactement la même chose.

Certaines personnes n’ont pas d’oedème, ou il est tellement petit qu’il est masqué par le pansement sur la minuscule cicatrice.

Le plus souvent un oedème est tout de même présent autour de la rotule, parfois aussi sur la cuisse, sur le mollet ou même au niveau du pied.

Le gonflement du genou disparaît en quelques jours à quelques semaines après l’arthroscopie. Plus rarement, il peut rester plusieurs mois, sans ce que ce signe isolé soit un signe de complication.

Simplement, le corps de certaines personnes met plus longtemps à drainer naturellement l’oedème. Certaines choses peuvent être testées pour faire dégonfler le genou, mais le temps qui passe est le meilleur traitement, naturel qui plus est !

Combien de temps dure la douleur après l’arthroscopie ?

La douleur après une arthroscopie du genou est moins forte et dure moins longtemps qu’après la pose d’une prothèse de genou, ou une autre opération plus invasive du genou.

Elle est dûe :

  • à l’inflammation (encore elle !) ;
  • aux petites lésions crées au niveau des tissus pendant l’intervention ;
  • au fait que vous aviez probablement déjà des douleurs avant, et que ces sensations ne partent souvent pas du jour au lendemain.

La douleur est très variable selon les personnes. Certaines personnes ressentiront le besoin de prendre des médicaments antalgiques contre la douleur, en plus de mettre en place d’autres choses pour soulager la douleur (comme unpack de froid sur le genou). D’autres ne ressentiront pas le besoin de prendre des antalgiques.

La douleur après une arthroscopie est maximale dans les premiers jours puis diminue au fil des jours. Elle disparaît le plius souvent en quelques semaines maximum.

📘 Étude de Hoofwijk 2015 : sur les 104 personnes ayant eu une arthroscopie du genou et suivies après l’opération, 71 % avait une douleur modérée à sévère durant la semaine qui a suivi l’opération.

33 % avaient encore des douleurs 1 an après le geste :

  • 17 % d’entre eux avaient plus de douleur qu’avant l’arthroscopie ;
  • 13 % la même intensité de douleur ;
  • 71 % moins de douleur qu’avant l’arthroscopie.
matériel nécessaire pour une arthroscopie du genou
Le type de matériel nécessaire pour pratiquer une arthroscopie du genou

Quand marcher après une arthroscopie du genou ?

Là encore, dans l’immense majorité des cas, vous pouvez remarcher tout de suite, le jour même de l’arthroscopie.

Il vous faudra peut-être des cannes béquilles pour :

  • soulager l’appui sur la jambe opérée, à cause des douleurs, du manque de force de la sensation de légère paralysie du muscle de la cuisse ;
  • pouvoir marcher un peu plus longtemps ;
  • éviter de boiter.

Marcher régulièrement en adaptant la façon de marcher, la durée et l’intensité des sessions de marche est une des meilleurs choses que vous pouvez faire pour bien récupérer après une arthroscopie du genou.

En général, vous n’aurez plus besoin des béquilles pour la marche quelques jours après l’arthroscopie du genou. Plus rarement au bout de quelques semaines.

Quand peut-on conduire après une arthroscopie du genou ?

Il n’est pas conseillé de reprendre votre voiture dès la sortie de l’hôpital ou de la clinique en ambulatoire. Il est fort probable que vous n’arriviez pas à plier assez le genou et à être suffisamment à l’aise avec votre jambe pour conduire.

En général, on peut reconduire sa voiture dans les jours et tout au plus les semaines qui suivent l’arthroscopie du genou.

C’est important pour vous de se fier à ce que dit la loi à ce sujet ?

La voici :

Tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d’exécuter commodément et sans délai toutes les manoeuvres qui lui incombent. (…)

Le fait, pour tout conducteur, de contrevenir aux dispositions du II ci-dessus est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe. (..)

En cas d’infraction aux dispositions du II ci-dessus, l’immobilisation du véhicule peut être prescrite 

Article R412-6 du Code de la route

Vous voyez que c’est assez flou. Vous risquez d’un point de vue réglementaire au pire une amende de classe 2. En revanche, en cas d’accident, votre assurance peut ne pas vous couvrir selon les clauses prévues dans votre contrat.

Statistiquement, il y a tout de même peu de chance que cela arrive. À vous d’évaluer le bénéfice et le risque à prendre plus ou moins tôt la conduite par rapport à votre situation après l’arthroscopie !

Voir ausso mon ebook !

guide rééducation

Quelle est la durée d’arrêt de travail après l’arthroscopie ?

Ce n’est pas le motif du problème de santé qui détermine la durée de l’arrêt de travail, mais l’impact de ce problème sur votre activité professionnelle.

Si vous avez un emploi de bureau et que vous travaillez en télétravail, vous ne serez probablement pas arrêté plus d’un jour ou deux.

Si vous avez un emploi très physique, nécessitant de marcher, porter des choses ou rester beaucoup de bout, un arrêt de travail de quelques semaines sera sûrement prescrit après l’arthroscopie du genou.

En général, c’est le chirurgien ou la chirurgienne qui vous fait l’arrêt de travail initial. Puis votre médecin traitant peut le renouveler.

Les kinés ne peuvent pas faire d’arrêt de travail en France.

Quand reprendre le sport après une arthroscopie ?

Différents paramètres vont conditionner le moment où vous allez reprendre le sport, et l’intensité de la reprise :

  • le motif de l’arthroscopie (rupture du LCA, lésion méniscale, etc.) ;
  • votre intensité et niveau de pratique juste avant l’opération ;
  • vos douleurs, vos gênes dans le genou ;
  • votre propre apprécition de la balance bénéfice risque à reprendre plus ou moins vite le sport.

Les kinés font partie des interlocuteurs et interlocutrices privilégiés pour discuter de la reprise du sport 🙂 !

Généralement, le velo d’appartement / home-trainer peut être repris au plus tôt dans les jours qui suivent l’opération. La course à pied au bout de quelques semaines. Puis tous les autres sports, et les sports de pivôt ou de combat, au bout d’1 à 3 mois (plus en cas de rupture des ligaments croisés opérés par ligamentoplastie).

douleur apres arthroscopie genou

Que faire pour que le temps de récupération dure le moins longtemps possible ?

Des tissus lésés mettent un peu de temps à récupérer, quoi qu’on fasse. Il n’y a donc pas de recette magique à appliquer pour être sûr de vite récupérer au maximum, ou même pour simplement accélerer un peu le processus naturel de guérison.

Les meilleurs choses que vous ayez à faire :

  • être rassuré par le fait que la plupart des gens récupèrent très bien après ce geste opératoire ;
  • reprendre vos activités du quotidien en les adaptant ;
  • changer régulièrement de position au fil de la journée (genou tendu, genou plié) ;
  • éviter de rester trop longtemps assis avec le genou plié ou debout statique ;
  • sortir marcher dehors au moins une fois par jour, en augmentant progressivement la durée de vos sessions de marche.

💡 Vous trouverez plus de détails dans mon ebook Récupérer au mieux après une fracture, une blessure ou une opération.

arthroscopie genou rééducation

Quelle rééducation après une arthroscopie du genou ?

Des séances de kiné vous sont très souvent prescrites après une arthroscopie du genou, quelque soit le motif. Parfois la clinique où l’hôpital vous donnera un protocole de rééducation (fiche ou livret).

Elles sont réalisées en cabinet libéral ou en kinésithéapie à domicile (surtout les premiers jours). L’arthroscopie du genou n’est h pas un motif permettant d’entrer en centre de rééducation, même en hôpital de jour.

L’Assurance maladie fixe un nombre maximal de séances de kiné prises en charge par la sécu et les mutuelles après arthroscopie :

  • ménisectomie isolée, totale ou sub totale : 15 séances de kiné max ;
  • reconstruction du ligament croisé antérieur du genou : 40séances de kiné max.

Mais ces durées peuvent être allongées en envoyant un petit dossier à la sécu : la demande d’accord préalable. C’est votre kiné qui doit s’en charger.

Le but de la rééducation est surtout :

  • de vous rassurer sur votre récupération ;
  • de répondre à vos questions ;
  • de vous expliquer de manière personnalisée ce que vous pouvez faire au quotidien pour mieux récupérer la flexion et l’extension du genou, soulager vos douleurs, limiter l’oedème, reprendre petit à petit vos activités du quotidien puis le sport.

Est-ce que la rééducation est obligatoire ? Non. Si vous êtes à l’aise, si vous avez l’impression de bien savoir quoi faire pendant cette période de récupération, tant mieux pour vous ! Sollicitez un(e) kiné seulement si vous en ressentez le besoin !

Si vous ressentez le besoin d’en savoir plus sur la période de récupération après une arthroscopie du genou, j’ai conçu ce guide au format ebook :

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Pour toute question, remarque, rendez-vous en commentaire !

Ces articles pourraient également vous intéresser :

📚 SOURCES

Article R412-6 du Code de la route sur legifrance.gouv.fr

arthroscopie genou études
Des centaines d’études sur l’arthroscopie de genou sont parues depuis les années 1970 et référencée sdans ce Google des études médicales, Pubmed

Publications académiques pertinentes au regard des questions soulevées dans cet article :

Hoofwijk DMN, Fiddelers AAA, Emans PJ, Joosten EA, Gramke HF, Marcus MAE, Buhre WFFA. Prevalence and Predictive Factors of Chronic Postsurgical Pain and Global Surgical Recovery 1 Year After Outpatient Knee Arthroscopy: A Prospective Cohort Study. Medicine (Baltimore). 2015 Nov;94(45):e2017. doi: 10.1097/MD.0000000000002017. PMID: 26559300; PMCID: PMC4912294.

Généralités : Bhattacharyya R, Davidson DJ, Sugand K, Akhbari P, Bartlett MJ, Bhattacharya R, Gupte CM. Knee Arthroscopy: A Simulation Demonstrating the Imperial Knee Arthroscopy Cognitive Task Analysis (IKACTA) Tool. JBJS Essent Surg Tech. 2018 Dec 26;8(4):e32. doi: 10.2106/JBJS.ST.18.00017. PMID: 30775137; PMCID: PMC6358334.

Être informé rassure et augmente la satisfaction : Yin, B., Goldsmith, L., & Gambardella, R. (2015). Web-Based Education Prior to Knee Arthroscopy Enhances Informed Consent and Patient Knowledge Recall. The Journal of Bone and Joint Surgery-American Volume, 97(12), 964–971. doi:10.2106/jbjs.n.01174 

La plupart des infos présentées dans cet article sont basées sur ma propre expérience pro au contact de personnes opérées d’une arthroscopie, car on trouve très peu d’études sur les suites de cette opération en général. On en retrouve plus en revanche en fonction du motif qui a motivé l’arthroscopie (par exemple, une rupture du LCA, des lésions méniscales, etc.).

À noter que beaucoup d’études sur le sujet disent que l’intérêt de l’arthroscopie du genou (quelque soit le motif) est controversé ; cela fait l’objet d’un futur article !

Cet article existe aussi en anglais : Recovery Time after Arthroscopy Surgery

nelly darbois fonto media

Rédigé par Nelly Darbois

J’ai exercé la profession de kinésithérapeute. J’ai créé Fonto Media en 2019 alors que j’étais encore kiné. Aujourd’hui, je continue à gérer Fonto Media tout en accompagnant les professionnels sur Wikipédia avec Wikiconsult.

Le sérum physiologique ne ressort pas par l’autre narine : que faire ?

Plusieurs centaines de personnes demandent chaque mois à Google : est-ce grave si le sérum physiologique ne ressort pas par l’autre narine ?

C’est une question que me posent aussi régulièrement les parents de certain des bébés avec bronchiolite que je prends en charge pour « kiné respiratoire ».

Qui ont l’impression de vraiment galérer à moucher correctement leur bébé : le nez de leur bébé est encombré mais rien ne sort.

Ou des adultes qui s’efforcent de se faire des lavages de nez réguliers. Ou encore des étudiant(e)s et stagiaires kinés qui veulent à tout prix bien faire.

Je vais donc répondre à cette question en détail. Mais pour les plus pressés, voici la réponse la plus directe : non, ce n’est pas grave si le sérum physiologique ne ressort pas par l’autre narine. Vous n’avez pas besoin de chercher à tout prix à faire sortir le liquide de l’autre côté !

Voyons cela un peu plus en détail pour celles et ceux qui veulent plus d’informations.

♻️ Dernière mise à jour : 11 février 2024.
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Rédigé par Nelly Darbois, kiné et rédactrice scientifique

Petit rappel sur les différentes techniques de mouchage

Il y a en gros 2 différentes façons de se moucher le nez :

  1. la plus simple et la plus courante : on prend un mouchoir (idéalement…) et on souffle par le nez pour faire sortir les sécrétions ;
  2. la plus sophistiquée : on injecte en plus un liquide dans le nez (sérum physiologique, solution saline, etc.) avant éventuellement de souffler. Avec une pipette, un spray nasal, une seringue, un rhino horn… peu importe.

Cette seconde technique de mouchage « plus sophistiquée » prend différents noms et variantes, mais ça revient toujours à peu prêt à la même chose :

  • irrigation nasale ;
  • lavage de nez à la seringue ;
  • douche nasale ;
  • DRP : désencombrement rhino pharyngé.

Et toutes ces techniques peuvent être pratiquées à tout âge de la vie, dès les premiers jours du bébé (en adaptant bien sûr).

Pourquoi on dit que le sérum physiologique doit ressortir par l’autre narine ?

Lorsqu’on se mouche le nez avec du sérum physiologique (ou une solution saline à base d’eau de mer), il est souvent recommandé de :

  1. pencher la tête sur le côté ;
  2. verser le liquide dans une narine pour qu’il ressorte par l’autre narine.

Trois effets sont recherchés par ce geste :

  • nettoyer les voies nasales,
  • éliminer les mucosités et les particules en suspension dans l’air,
  • hydrater la muqueuse nasale.

Le fait que le sérum physiologique ressorte par l’autre narine n’est pas une obligation du tout !

En fait, on dit ça tout simplement parce que mécaniquement, c’est ce qu’il est censé souvent se passer.

À cause de la forme des conduits du nez, et de la gravité.

Les fosses nasales sont reliées entre elles par le pharynx, et l’excès de liquide va donc s’écouler naturellement vers la narine du bas si on penche la tête.

On espère aussi en faisant ainsi que le liquide pénètrera à plus d’endroits et lavera mieux le nez. Mais il est tout à fait possible de bien laver son nez sans que le sérum physiologique ressorte par l’autre narine !

pourquoi le sérum physiologique mis dans le nez du bébé ne ressort pas tout le temps par l'autre narine : ce n'est pas grave

Pourquoi parfois le sérum ne ressort pas de l’autre côté ?

Il y a plein de raisons possibles et tout à fait anodines pour expliquer pourquoi le sérum physiologique ne ressort pas par l’autre narine.

  • Obstruction nasale : les conduits sont un peu bouchés. Cela peut être dû simplement à la forme de votre cloison nasale. Parfois, à des polypes nasaux ou des allergies.
  • Tête pas assez inclinée. C’est difficile de tout coordonner, peut-être que vous n’avez pas vraiment incliné la tête au moment où vous mettiez le liquide.

Est-ce grave si le sérum physiologique ne ressort pas par l’autre narine ?

Ce n’est absolument pas grave si le sérum physiologique ne ressort pas par l’autre narine !

L’essentiel est d’humidifier et de nettoyer les voies nasales, peu importe la quantité de liquide qui ressort par l’autre narine.

Il ressortira bien un jour ! Voyons justement où va le sérum physiologique s’il ne ressort pas par l’autre narine.

Où va le liquide s’il ne ressort pas de l’autre côté ?

Le sérum physiologique peut aller à différents endroits. Souvent d’ailleurs, il va un peu à tous ces endroits à la fois.

  • Soit il ressort par la narine par laquelle vous l’avez inséré
  • Soit il part dans le pharynx puis :
    • va dans la bouche et l’oesophage. Direction l’estomac pour être digéré, il n’y a aucun problème à ça.
    • va dans la bouche et ressort par la bouche sous forme de crachat. Ce n’est pas un soucis non plus.
  • Soit il reste un peu dans les conduits nasaux et finira par ressortir par une des 2 narines ou le pharinx. Aucun soucis !

Peu importe où va le sérum physiologique. S’il ne ressort pas par l’autre narine, il sera digéré, craché, ou ressortira par la même narine, sans que cela pose problème.

Le sérum physiologique ne va pas dans les poumons d’un bébé

Certaines personnes ont peur que quand le sérum physiologique ne ressort pas de l’autre côté, il aille dans les poumons. Notamment chez le bébé.

Soyez rassuré : cela ne se passe pas comme ça !

Les bébés (y compris les bébés porteurs de polyhandicap, dans l’immense majorité des cas) sont dotés d’un réflexe de toux si jamais le liquide essaie d’aller dans les poumons par la trachée.

Le sérum physiologique ne va donc pas dans les poumons d’un bébé ! Il va plutôt aller dans la bouche et être craché ou avalé, et donc aller dans l’estomac, pas dans les poumons !

sérum physiologique dans les poumons bébé

Que faire si le sérum physiologique ne ressort pas par l’autre narine ?

Il n’y a rien à faire de particulier sur le moment si vous constatez que le sérum physiologique ne ressort pas par l’autre narine.

Vous n’avez pas forcément besoin de vous moucher à nouveau.

Ce que vous pouvez faire :

  • attendre quelques minutes pour que le liquide puisse se propager dans les cavités nasales avant de vous moucher doucement pour éliminer le surplus de liquide ;
  • incliner légèrement la tête dans l’autre sens pour faciliter l’écoulement du liquide.

Est-ce qu’il faut changer de technique de mouchage si ça ne ressort pas de l’autre côté ? Non, absolument pas.

Si la technique de mouchage que vous utilisez vous convient, vous pouvez continuer à l’utiliser même si le sérum physiologique ne ressort pas par l’autre narine !

Il n’y a pas de risque de noyade sèche à cause du sérum physiologique ou à cause de trop de lavage !

Le nez de mon bébé est encombré mais rien ne sort : que faire ?

Même si le nez de votre bébé est très encombré, il est tout à fait possible que tout ce que j’ai décrit dans cet article se passe :

  • rien ne sort si vous le mouchez « sans rien » ;
  • rien ne sort non plus si vous utilisez le sérum physiologique, une seringue, le mouche-bébé, etc.

C’est quelque chose qui arrive très fréquemment !

Ça ne veut pas dire que vous vous y prenez forcément mal et que le nez de votre bébé reste autant encombré. Ça veut simplement dire que les sécrétions qui le gènent ne sortent pas de manière visible.

Mais il est possible qu’elles soient tout de même évacuées grâce à la déglutition : sans que vous vous en rendiez compte, votre bébé renifle, avale : ses sécréations partent alors dans le système digestif.

Il arrive fréquemment après un mouchage, on ait l’impression que le nez de son bébé soient encore plus bouché qu’avant. Dans les minutes et heures qui suivent, le mouchage peut cependant faire effet.

Pensez pour cela à laisser bouger autant que possible votre bébé, à le changer de position (notamment en le mettant à la verticale, par exemple dans un porte-bébé). Cela aidera à mobiliser ses sécréations et à les faire partie (même si c’est en les avalant !

***

Une remarque, des questions ? Tout cela peut trouver sa place en commentaire !

Ces articles pourraient également vous intéresser :

📚 SOURCES

Documentation générale sur les techniques de lavage de nez.

King D, Mitchell B, Williams CP, Spurling GK. Saline nasal irrigation for acute upper respiratory tract infections. Cochrane Database Syst Rev. 2015 Apr 20;2015(4):CD006821. doi: 10.1002/14651858.CD006821.pub3. PMID: 25892369; PMCID: PMC9475221.

Chirico et al. Nasal congestion in infants and children: a Literature review on efficacy and safety of non-pharmacological treatments. Minerva Pediatrica 2014 December;66(6):549-57

Cet article existe aussi en anglais : Why nasal Irrigation doesn’t come out of the other nostril and what to do about it?

nelly darbois fonto media

Rédigé par Nelly Darbois

J’ai exercé la profession de kinésithérapeute. J’ai créé Fonto Media en 2019 alors que j’étais encore kiné. Aujourd’hui, je continue à gérer Fonto Media tout en accompagnant les professionnels sur Wikipédia avec Wikiconsult.

Rolled Ankle Heard Pop but I Can Walk: Can Make it Worse?

You have just rolled your ankle and have questions about whether you are allowed to walk or not, the risks involved with or without crutches, and when you will be able to walk normally again?

As a physical therapist, I will answer all of these questions regarding walking after twisting or spraining your ankle.

Whether your strain or sprain is classified as a grade 1, 2, or 3 (mild, moderate, or severe) and whether it affects the inner or outer ligament, it is often difficult to determine the exact ligament that is affected and the severity of the sprain. However, there is no need to panic as I will provide you with some general guidelines.

To answer these questions, I rely on:

  • My professional experience as a physical therapist
  • Extensive research in published studies on ankle sprain recovery from medical journals worldwide. All the sources I refer to are listed at the end of this article.

The approach may vary depending on the individual and the healthcare professionals, such as physical therapists and physicians, who are directly involved in your care!

THE BOTTOM LINE

Is it ok to walk on a sprained ankle? Yes, you can still walk with a sprained ankle. Often you will need to adapt the way you walk for a few days or weeks, with crutches. But walking is a good thing, and it will help you recover.

Last update: June 2023
Disclaimer: Amazon affiliate links

Written by Nelly Darbois, physical therapist and scientific writer

If you would like more information about this rehabilitation period, I have dedicated an eBook to this topic 🙂!

ebook on ankle sprain

How to determine whether you can walk or not based on the type of sprain or strain?

First of all, know that the vast majority of people can walk without risk with an ankle sprain or strain. You will need to adjust the walking type, duration, and frequency according to your pain and instability, and we’ll see how it goes. But walking is possible (in fact, it is generally recommended for recovery!).

So, if walking is prohibited for you, you are part of the exceptions. However, that doesn’t necessarily mean that your recovery will be compromised!

You heard « Pop! »: Why and Is it sure that it is a sprained ankle?

If you heard a « pop » sound at the moment of injury, it can be indicative of a sprained or strained ankle, but it is not a definitive confirmation.

A popping sound can occur when the ligaments in the ankle stretch or tear. However, other injuries, such as fractures or tendon injuries, can also produce a similar sound.

Sometimes an x-ray is done to make sure it’s not an ankle fracture. But we only do an x-ray if there are other symptoms than the « pop ».

Here are the symptoms:

  1. Pain in the malleolar zone (the bony protuberances on either side of the ankle)
  2. AND :
    • the inability to bear weight immediately after the injury and in the emergency department for four steps, OR
    • bone tenderness along the distal 6 cm of the posterior edge of the tibia or tip of the medial malleolus, OR
    • bone tenderness along the distal 6 cm of the posterior edge of the fibula or tip of the lateral malleolus.
  3. OR pain in the midfoot zone (the area of the foot between the ankle and the toes)
  4. AND:
    • the inability to bear weight immediately after the injury and in the emergency department for four steps ,OR
    • bone tenderness at the base of the fifth metatarsal (for foot injuries), OR
    • bone tenderness at the navicular bone (for foot injuries).

If any of these criteria are met, then an X-ray of the ankle is necessary to rule out a fracture. If none of the criteria are met, then an X-ray is usually not needed.

rolled ankle diagram
Diagram showing the mechanism of the sprain. Depending on the direction in which the ankle is twisted, it is the external or internal ligaments that are stretched or ruptured. And which sometimes make us hear a « poc! ». Image : Dubin 2011

When is walking « prohibited »?

Walking may be prohibited or not recommended for you if:

  • You have a grade 3 ankle sprain (severe sprain) with an associated bone avulsion seen on the X-ray. The medical team treating you has opted for immobilization with a cast or walking boot. Or a simple brace, but without allowing weight-bearing. Note that some people are allowed to walk even with a bone avulsion.
  • You have a fracture that does not allow weight-bearing on that leg, either at the ankle or another part of the lower limb, on the same side as the sprain.

Normally, the doctor you saw (in a clinic, at the emergency room, etc.) will have verbally and in writing informed you that walking is not recommended for you. Here are some possible statements or instructions that indicate walking is not possible:

  • « Non-weight-bearing » for 2 weeks / 1 month / 2 months.
  • « No weight-bearing allowed.« 
  • « Contact only » (this means you are allowed to place the foot on the ground, but with minimal weight-bearing).

What about hopping or walking on one leg?

Of course, hopping or walking on one leg is NEVER prohibited for anyone. Even if it says « non-weight-bearing » on your discharge papers, you always have the option to move by walking, using the other leg and crutches or a walker for support.

Unless, of course, you have other fractures or issues that prevent you from bearing weight on that leg. But in that case, it would not be due to the sprain!

Did the healthcare professionals who diagnosed your sprain not provide any information about whether walking is allowed or not? And did they not write anything about it? In that case, you can consider that walking is permitted for you. However, you should adjust the intensity and manner of walking according to your pain level and ankle stability.

I sprained my ankle but I can still walk

You rolled your ankle, but you can walk relatively normally?

That doesn’t necessarily mean you don’t have an ankle sprain.

However, in my opinion, it may not be necessary to undergo further examinations if:

  • You’re not particularly worried.
  • It has happened to you before without any specific cause, and it resolved on its own.
  • You feel that it’s getting better over hours and days.
  • You don’t have any sensations of instability or significant pain while walking.

Of course, you can read this blog post to form a more informed opinion on whether it’s necessary or not, in your case, to pursue further investigations regarding the specific injury you have experienced.

Can walking on a sprained ankle make it worse or painful?

Of course, there is no such thing as zero risk. Yes, it is possible to twist your ankle again while walking during the recovery phase. However, that risk will always exist, even if you wait 3 months before walking again.

Moreover, there are risks involved in not walking as well! Muscle loss, poor blood circulation, impaired digestion, general physical deconditioning… the list goes on.

In my experience, the risk of worsening the sprain or experiencing a recurrence doesn’t typically occur during the phase of hesitating to walk. It is more likely to happen later when you resume physical activity!

Three years after an ankle sprain, 34% of people report experiencing at least one new sprain (Source: van Rijn 2008).

Given that you likely have pain, swelling, and apprehension due to the injury, you will naturally be more cautious. The walking boot, brace/orthosis, and crutches that you will likely use will also increase your attentiveness and mindfulness while walking.

By adapting your walking technique, everything will be fine!

And of course, the idea is not to immediately resume walking exactly as you did before the incident, right after leaving the emergency room or medical office! You will simply need to gradually reintroduce walking, adjusting it according to any potential pain.

By resuming walking in an appropriate and gradual manner, the risk of recurrent sprain or increased pain is minimal.

Being immobilized is generally less favorable than walking

How do people with lateral ankle ligament sprains fare:

  • with 4 weeks of immobilization and limited walking,
  • compared to people without walking restrictions or immobilization?

People without immobilization generally experience less pain, have better ankle flexibility and strength, and achieve better results on tests that assess their functional abilities.

Even in the case of a severe grade 3 sprain, some recommend not exceeding 10 days of strict immobilization.

Source: Matherne 2019

If you were not prescribed an Aircast or walking boot (as mentioned below), it is likely a good thing! If you were prescribed one, you can discuss with your physiotherapist the relevance and duration of its use in your specific case.

When is it truly forbidden to put weight on the foot?

As I mentioned at the beginning of this blog post, it is quite rare to be completely prohibited from bearing weight on the foot after an ankle sprain. This may occur in the following situations:

  1. Severe grade 3 ankle sprain with associated bone avulsion or fracture. If your doctor determines that the fracture is unstable or displaced, they may immobilize the ankle with a cast or prohibit weight-bearing. However, in some cases, weight-bearing may still be allowed even with a bone avulsion.
  2. If you have another issue affecting the same leg, such as an ankle fracture or tibial plateau fracture, which requires non-weight-bearing to facilitate proper healing.

It is unlikely that you would overlook a complete restriction on bearing weight on the foot. The diagnosing physician or surgeon would have explicitly informed you and documented it in your discharge summary or operation report if you underwent surgery.

If you would like more information about this rehabilitation period, I have dedicated an eBook to this topic 🙂!

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Is it better to walk with or without crutches?

It is better to walk with crutches, at least during the first few days. Why?

  1. To alleviate and limit pain.
  2. To regain confidence.
  3. To gradually test the stability of your ankle.
  4. To walk with minimal limping.

Crutches will help you reduce the weight-bearing on the ankle that has experienced stretched or torn ligaments in your ankle. You can find the walking technique that suits you best:

  • Walking with an alternating pattern, similar to using hiking poles or cross-country skiing poles.
  • Walking with a three-point gait, where both crutches are placed on the ground with the injured foot.

If using crutches feels too complicated, you can use a walker instead.

One crutch or two crutches?

It is preferable to use two crutches rather than just one.

Using only one crutch can cause more limping and inclination towards the side of the crutch.

If you choose to use only one crutch, place it on the opposite side of the sprained ankle to provide better support.

When can you stop using crutches?

The key is to do it gradually! Crutches are primarily used to alleviate pain, providing pain relief. Over the course of several days, you will notice the following signs:

  • Reduced pain.
  • Increased comfort and faster walking pace.
  • Decreased reliance on crutches for support.

When you experience these improvements, it’s time to gradually reduce the use of crutches. Start by walking without them indoors, then gradually progress to walking outdoors, including longer walks. Begin on flat and stable terrain before gradually transitioning to more uneven terrain.

It is advisable to use crutches for a few days or weeks to avoid limping, alleviate pain, and provide some stability to the ankle after a sprain. Then, gradually discontinue their use as you feel better.

Is it better to walk with or without an ankle brace?

Firstly, wearing an ankle brace (also known as an orthosis or Aircast, see on Amazon) or using strapping or kinesiology tape for « immobilization » or « support » is not obligatory or essential, especially for grade 1 or 2 sprains. If the healthcare professionals you have consulted did not prescribe it, they may not have deemed it necessary for your situation.

There are different schools of thought on this matter: some tend to prescribe immobilization methods more often, while others do so less frequently. As the patient, you must navigate these different perspectives 🙂.

So, there are two approaches:

  1. If you have been prescribed an ankle brace or strapping for immobilization, continue wearing it while walking.
  2. If nothing has been prescribed to you, then you can do without it!

Whether you have an ankle brace or not, my previous advice regarding walking with or without crutches remains valid.

If you have been prescribed something to wear around the ankle, you can keep it on while walking for a few days or weeks.

What can be done to regain normal walking faster despite the sprain?

There are no tricks or miracle remedies to speed up the process of healing after a rolled ankle.

Your injured ligament needs time to heal. This healing time is non-negotiable and varies from person to person, regardless of what they do. It typically takes 3 to 6 weeks, with 6 weeks being more common in cases involving bone avulsion. Bones take longer to consolidate than soft tissues to heal, and ligaments are considered soft tissues.

The best way to regain your pre-injury abilities, including sports activities, is to gradually reintroduce activities. Adapt according to any pain experienced during and after the activity. Avoid rushing into exercises that cause ankle instability, such as balancing on one foot on an unstable platform.

You need to find the right balance based on pain levels and the sensation of stability in order to progress through the following steps:

  1. Walking with crutches (with or without ankle brace or strapping).
  2. Walking without any support, slowly on flat ground.
  3. Walking on uneven terrain.
  4. Running on flat ground.
  5. Running on uneven terrain.

The role of physical therapists is to support you throughout this gradual recovery process, especially for those who need an external perspective.

Cryotherapy, ultrasound therapy, shockwave therapy, osteopathy, and other treatments will not accelerate the healing process or enable a faster return to sports. These methods may provide a sense of reassurance and temporary pain relief for some individuals, but they do not significantly speed up tissue healing compared to those who do not use them.

🪄 There is no miracle remedy to walk faster. It is essential to respect the healing time of the tissues and gradually reintroduce activities.

When can one walk normally again after an ankle sprain?

The resumption of walking « as before » will depend on several factors:

  • The severity of your initial sprain.
  • Your own assessment of the risk involved.
  • Your symptoms: pain, discomfort while walking, a sensation of instability.
  • Your history: Have you had sprains before?
  • Your age and body mass index (BMI).
  • Your goals: Do you have a competition coming up?
  • Any other existing health issues.

Considering these factors, it is clear that not everyone will resume walking at the same time.

It’s also important to note that the risk of a subsequent sprain is doubled for at least one year after the initial injury (Palmer 2016).

What I observe in my patients is as follows:

  • Most people begin walking with crutches on the same day, at least indoors.
  • Walking outdoors with crutches is resumed in the following days.
  • After a few days or a maximum of 2-3 weeks (for grade 1 or 2 sprains), crutches are no longer needed. It may take 3 to 6 weeks for grade 3 sprains.
  • In published studies on the subject, some individuals consider themselves fully recovered in 2 weeks, while others take up to 36 months. We are all different, including in our recovery from a sprain.

Source: van Rijn 2008.

⏱️ Normal walking is typically regained within a few weeks after an ankle sprain, or a few months in the case of a severe sprain.

ankle sprain recovery

How to walk properly after a sprain?

If you approach things progressively and make necessary adaptations:

  • Adjust the speed of your walking.
  • Modify the duration of your walking sessions.
  • Increase the frequency of your walks.

By listening to your body and respecting any pain or discomfort (such as using crutches for a bit longer), things will naturally improve over time!

You can slow down your walking pace to try to walk without limping. Shorten your strides and relax your shoulders. With time, this will become more natural.

Your physical therapists and other healthcare or sports professionals are also available to provide you with personalized advice if needed.

***

Here’s what I wanted to tell you about this! I wish you a very good recovery! Do you have any comments or questions? Your comments are welcome 🙂 !

If you feel the need to learn more about the recovery period after a sprained ankle, I wrote this guide in eBook format:

You may also like:

 📚 SOURCES

Recovery : Sharma GK, Dhillon MS, Dhatt SS. The influence of foot and ankle injury patterns and treatment delays on outcomes in a tertiary hospital; a one-year prospective observation. Foot (Edinb). 2016 Mar;26:48-52. doi: 10.1016/j.foot.2015.12.001. Epub 2015 Dec 13. PMID: 26895255.

Gribble PA, Kleis RE, Simon JE, Vela LI, Thomas AC. Differences in health-related quality of life among patients after ankle injury. Front Sports Act Living. 2022 Aug 3;4:909921. doi: 10.3389/fspor.2022.909921. PMID: 35992155; PMCID: PMC9382240.

Choi WS, Cho JH, Lee DH, Chung JY, Lim SM, Park YU. Prognostic factors of acute ankle sprain: Need for ultrasonography to predict prognosis. J Orthop Sci. 2020 Mar;25(2):303-309. doi: 10.1016/j.jos.2019.04.012. Epub 2019 Jun 7. PMID: 31151752.

Sport : Steinberg N, Adams R, Ayalon M, Dotan N, Bretter S, Waddington G. Recent Ankle Injury, Sport Participation Level, and Tests of Proprioception. J Sport Rehabil. 2019 Nov 1;28(8):824-830. doi: 10.1123/jsr.2018-0164. PMID: 30300059.

Epidemiology. Palmer-Green DS, Batt ME, Scammell BE. Simple advice for a simple ankle sprain? The not so benign ankle injury. Osteoarthritis Cartilage. 2016 Jun;24(6):947-8. doi: 10.1016/j.joca.2015.12.019. Epub 2016 Jan 8. PMID: 26778532.

Matherne T, Cooke J, McMorris M, Gross M. Delayed conservative treatment of an acute lateral ankle sprain in a non-athlete female following walking boot immobilisation. BMJ Case Rep. 2019 Jul 27;12(7):e229625. doi: 10.1136/bcr-2019-229625. PMID: 31352385; PMCID: PMC6663269.

Healing: van Rijn RM, van Os AG, Bernsen RM, Luijsterburg PA, Koes BW, Bierma-Zeinstra SM. What is the clinical course of acute ankle sprains? A systematic literature review. Am J Med. 2008 Apr;121(4):324-331.e6. doi: 10.1016/j.amjmed.2007.11.018. PMID: 18374692.

Image: Dubin JC, Comeau D, McClelland RI, Dubin RA, Ferrel E. Lateral and syndesmotic ankle sprain injuries: a narrative literature review. J Chiropr Med. 2011 Sep;10(3):204-19. doi: 10.1016/j.jcm.2011.02.001. Epub 2011 Jul 23. PMID: 22014912; PMCID: PMC3259913.

photo de nelly darbois, kinésithérapeute et rédactrice web santé

Written by Nelly Darbois

I enjoy writing articles that answer your questions, drawing on my experience as a physiotherapist and scientific writer, as well as extensive research in international scientific literature.

I live in the French Alps☀️🏔️, where I enjoy the simple pleasures of life (+ I’m a Wikipedia consultant and the founder of Wikiconsult).

CBD & polyarthrite rhumatoïde : est-ce que cela peut soulager les douleurs ?

Je m’occupe de temps en temps de personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, et souvent elles me questionnent sur l’efficacité potentiele du CBD dans leur cas.

Cela fait plusieurs années que je me suis renseignée sur les effets du cannabidiol (CBD) pour soulager les douleurs.

Mais plus récemment, j’ai cherché à répondre plus spécifiquement à cette question : est-ce qu’on peut s’attendre à une efficacité du CBD (au-delà d’un simple effet placebo) quand on a une polyarthrite ?

Et si oui, avec quel dosage de CBD, sous quelle forme, et pour quel effet positif comme secondaire ?

Je réponds à toutes ces questions dans cet article. Vous trouverez les références des études sur lesquelles je m’appuie en fin d’article.

Bonne lecture !

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Petits rappels sur la polyarthrite rhumatoïde et ses symptômes

La polyarthrite rhumatoïde (appelée parfois « polyarthrite » tout court) est une des maladies rhumatismales chroniques les plus fréquentes.

Elle est aussi rangée dans la catégorie des maladies auto-immunes : le système immunitaire du corps attaque les tissus sains du corps comme s’ils étaient des agents étrangers. Ce qui provoque une inflammation et peut abimer les organes ou les tissus.

Le diagnostic est posé en général suite à :

  • des examens cliniques ;
  • des examens complémentaires (prise de sang, radiographies, etc.).

Cela touche des personnes de tout âge et sexe, mais plus souvent des adultes de sexe féminin.

Il existe des traitements médicamenteux pour limiter l’avancée de la maladie et son retentissement sur la vie quotidienne.

Et il existe aussi des approches médicamenteuses et non médicamenteuses pour soulager les symptômes de la maladie. Et notamment l’un des plus fréquents : les douleurs au niveau des articulations.

Les douleurs survenant dans le cadre de la polyarthrite sont des douleurs surtout de type inflammatoire. Elles sont liées en partie à des inflammations au niveau des tissus des articulations.

Les douleurs associées à la polyarthrite sont souvent décrites comme :

  • persistantes et profondes,
  • parfois accompagnées d’une sensation de brûlure ou d’un engourdissement ;
  • souvent pires le matin ou après une période de repos prolongée ;
  • parfois être augmentées par l’activité physique.

Le cannabidiol (CBD) est l’un des nombreux moyens parfois proposé pour soulager les douleurs en cas de polyarthrite. Et donc pour agir sur les symptômes de la maladie, pas sur la maladie en elle-même.

Je vais dans la suite de cet article me focaliser sur le CBD.

Qu’est-ce que le CBD par rapport au cannabis ou à l’huile de chanvre ?

J’ai mis du temps moi aussi à bien comprendre la différence entre toutes ces choses : CBD, cannabis, cannabis thérapeutique, chanvre.

C’est important pourtant de faire la différence, car ces substances n’ont pas les mêmes effets (positifs comme négatifs).

Voici donc une tentative de clarification !

SubstanceDescriptifAutorisé en France
Cannabis = marijuanaContient du cannabidiol (CBD) + de Δ9-Tetrahydrocannabinol (THC)Non
Cannabis thérapeutiqueContient du cannabidiol (CBD) + de Δ9-Tetrahydrocannabinol (THC). La même chose que le précédent mais conditionné, réglementé et prescrit par le corps médical.Non
Cannabidiol = CBD / Huile de CBDContient uniquement du CBD, sans THC (ou une quantité si infime que c’est comme s’il n’y en n’avait pasOui
Chanvre / Huile de chanvreNe contient ni du CBD ni du THC. Plante qui appartient à la même familleOui
Les différents substances appartenant à la grande catégorie « cannabis »

Sur ces 4 substances, seules 3 d’entre-elles contiennent des cannabinoïdes : le THC et le CBD. Le chanvre n’en contient pas.

Mais parfois, on ajoute du chanvre à des produits contenant du CBD, ce qui entretient la confusion !

Et ce sont justement les cannabinoïdes qui sont susceptibles d’avoir des effets positifs sur la douleur, notamment en cas de polyarthrite.

Quelle efficacité du CBD contre la polyarthrite rhumatoïde ?

Il existe quelques dizaines de publications scientifiques qui étudient les effets potentiels du CBD en cas de polyarthrite rhumatoïde :

nombre d'études publiées par an sur le cbd en cas de polyarthrite, indexées dans pubmed
Nombre d’études indexées chaque année dans le « Google » des études médicales portant sur le CBD et la polyarthrite

Vous trouverez en fin d’article les liens vers certains de ces articles. J’ai sélectionné les plus intéressants selon moi quand on se renseigne sur les bénéfices et les risques connus du CBD en cas de polyarthrite.

Plausibilité de l’action anti-inflammatoire du CBD en cas de polyarthrite

A priori, c’est plutôt cohérent d’imaginer un effet du CBD en cas de polyarthrite : on parle dans ce cas de plausibilité.

Pourquoi ? Car en laboratoire (in vivo sur l’animal notamment), on a observé des effets biologiques anti-inflammatoire du CBD, sur différents types d’inflammation, grace à des marqueurs d’inflammation dans le corps.

Et notamment en cas de polyarthrite : la prise de CBD réduisait la synovite, l’inflammation de la membrane synoviale, une couche de tissu dans les articulations.

Le problème principal de ces études c’est :

  • qu’elles sont peu répliquées ;
  • qu’il y a plus de chance qu’elles montrent un effet même s’il n’y en n’a pas (sans rentrer dans le détail, ce que je ferai peut-être à l’occasion d’un futur article sur le système de publication scientifique) ;
  • qu’on n’est pas certain que ces effets biologiques aient un impact significatif sur les douleurs ou d’autres paramètres vraiment ressentis par les personnes atteintes.

C’est pour cela qu’idéalement, on aimerait aussi avoir des études qui montrent que les gens avec polyarthrite qui consomment du CBD (par rapport à un placebo, voire par rapport à d’autres traitements efficaces contre la douleur) ont significativement moins de douleur. Et si possible pendant longtemps, et sans effet secondaire important !

C’est ce que nous allons voir maintenant : les études sur les gens atteints de polyarthrite, qui consomment du CBD.

Source : Lowin 2019, 2020, 2023 ; Jelinek 2022

Efficacité clinique du CBD en cas de polyarthrite

Je résumé ci-dessous les études qui portent sur les personnes atteintes de polyarthrite qui prennent du CBD (en plus de leur traitement habituel de fond et symptomatique).

Type d’étudeRésultatsRéférence
Questionnaire en ligne de 428 personnes ayant déclaré être atteinte d’une maladie rhumatismale (dont certaines de polyarthrite) et consommer du CBD. Auto-évaluation du CBD sur elle-mêmeL’ensemble de la cohorte a rapporté une réduction de 44 % de la douleur après l’utilisation du CBD (mais plus les personnes atteintes d’arthrose)
61 % des répondants ont signalé une réduction ou un arrêt de la prise d’autres médicaments après l’utilisation du CBD : réduction des anti-inflammatoires (N=129, 31,1 %), de l’acétaminophène (N=78, 18,2 %), des opioïdes (N=36, 8,6 %) et arrêt des anti-inflammatoires (N=76, 17,8 %), de l’acétaminophène (N=76, 17,8 %), et des opioïdes (N=81, 18,9 %).
Frane 2022
Revue systématique d’essais cliniques contre placebo sur les effets du CBD chez des personnes atteintes de différentes maladies rhumatismales dont la polyarthrite rhumatoïdeLes résultats concernant la supériorité des cannabinoïdes par rapport aux contrôles (placebo, amitriptyline) n’étaient pas cohérents. Les cannabinoïdes ont été généralement sûrs et bien tolérés, malgré quelques effets secondaires gênants.
Actuellement, il n’y a pas suffisamment de preuves pour recommander des préparations de cannabinoïdes pour la gestion des symptômes chez les patients souffrant de douleurs chroniques associées à des maladies rhumatismales.
Fitzcharles 2016
Les résultats des études sur les effets de la consommation de CBD chez des personnes avec polyarthrite

Comme vous pouvez le constater, il y a très très peu d’études qui évaluent spécifiquement les effets du CBD par rapport à un placebo chez les personnes atteintes de polyarthrite.

Ce n’est pas forcément étonnant, car il y a déjà peu d’études sur le CBD en cas d’arthrose, alors que c’est une pathologie rhumatismale beaucoup plus fréquente.

Peut-on donc raisonnablement penser que le CBD est efficace sur la douleur en cas de polyarthrite ? Il faut recontextualiser les choses selon moi par rapport aux études sur les effets du CBD sur la douleur chronique en général.

Concernant les effets secondaires du CBD, les voici :

  • somnolence, diarrhées,
  • vomissements,
  • fatigue.

De gravité légère à modérée. (Source : Fitzcharles 2020)

Intéractions du CBD avec d’autres substances

Le cannabidiol intéragit avec de nombreuses autres molécules. Si on en prend à dose importantes (voir plus loin) et sur une longue période, l’idéal est d’en discuter avec un(e) médecin qui connait bien notre propre traitement médicamenteux ainsi que les intéractions du CBD.

Particulièrement si on prend :

  • des médicaments à base d’œstrogènes et la pilule contraceptive orale. Consommer de hautes quantités de CBD peut diminuer voire supprimer l’efficacité de la pilule contraceptive ;
  • un anti-vitamine K (AVK), la warfarine (c’est un anticoagulant). Il est conseillé de contrôler l’INR au début de la consommation de CBD chez quelqu’un qui prend de la warfarine ;
  • des immunothérapies anticancéreuses : potentielle diminution de leur efficacité (par diminution de la réaction immunitaire liée à la consommation de CBD).

Source : Henson 2022, Grayson 2018

Merci au chercheur Jérémy Henson de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie) de m’avoir rappelé l’existence de ces intéractions.

Quel dosage et forme de CBD prendre contre la polyarthrite ?

Il est tout à fait pertinent de se demander comment prendre le CBD. Car selon la forme et la quantité qu’on prend, l’effet peut varier.

Formes de CBD contre la polyarthrite

Voici les formes différentes de CBD qui sont commercialisées :

  • 💨 inhalation/vapotage : le CBD se fume ;
  • 💊 fleur, huile, gélule, comprimés ou miel : le CBD s’avale ou se met sous la langue ;
  • 🧴 pray dans le nez ou la bouche ;
  • 🍶 application sur la peau,sous la forme de baume, de crème ou d’huile de CBD ;
  • 🍵 des infusions : le CBD se boit.

Deux formes de CBD sont plus recommandées contre les douleurs chroniques, et donc contre la polyarthrite :

  • le CBD à avaler ou à mettre sous la langue (pilule, huile, capsule, gélule, fleurs ou cristaux de CBD) ;
  • le CBD qui diffuse par les muqueuses (spray).

Les formes les moins recommandées sont les formes inhalées et vapotées.

Source : Haüser 2018

Le CBD est plus susceptible d’être efficace sous forme d’huile, de gélule ou de spray en cas de polyarthrite.

Dosage du CBD contre la polyarthrite

Comme vous avez pu le constater, il y a très peu de données sur la prise de CBD en cas de polyarthrite.

Pour donner des conseils quand au dosage à prendre pour espérer raisonnablement un effet, je me suis donc appuyée sur des études sur le CBD et les douleurs en général.

Voici ces études :

Les résultats de 49 essais cliniques sur le CBD, avec des doses orales de 10 mg à 1,5 g par jour, ont montré que le CBD était bien toléré et présentait un bon profil de sécurité.Henson 2022

Henson 2022

Dit autrement : prendre jusqu’à 1,5g de CBD par jour ne semble pas dangereux.

La dose recommandée de THC et/ou de CBD est de commencer par une faible dose deux fois par jour (ou une fois par jour en cas d’insomnie) et d’augmenter progressivement la dose sur deux à trois semaines jusqu’à ce que le participant découvre la dose optimale.Henson 2022

Henson 2022

Donc, mieux vaut commencer par une faible dose 2 fois par jour, et l’augmenter sur 2/3 semaines jusqu’à atteindre l’effet souhaité.

Quelle est cette “faible dose” ?

Les bénéfices thérapeutiques du CBD sont devenus plus clairement évidents à des doses supérieures ou égales à 300 mg. L’augmentation de la posologie de 60 à 400 mg/jour n’a pas semblé être associée à une fréquence accrue des effets indésirables. À des doses de 300 à 400 mg, il existe des preuves d’efficacité en ce qui concerne la réduction de l’anxiété, ainsi que des effets anti-dépendance chez les personnes toxicomanes. Des effets thérapeutiques plus marginaux et moins constants sur l’insomnie, les troubles neurologiques et la douleur chronique sont également apparus.

Arnold 2023

L’idée est donc d’atteindre 300 à 400 mg/jour au bout de 2/3 semaines.

Certaines personnes recommandent aussi de calculer par rapport à votre poids. Il est par exemple possible de commencer par 2,85 mg/kg/jour.

Soit pour quelqu’un de 70 kg : 2×100 mg/jour puis augmenter progressivement.

dosage et forme de cbd en cas de polyarthrite contre les douleurs

Exemples d’huile de CBD contre la polyarthrite

De nombreux commerces physiques (souvent appelés CBD shop) et sites internet vendent du CBD. Le plus difficile selon le retour de mes patient(e)s est d’arriver à identifier des produits contenant une quantité suffisamment importante de CBD. Et même, d’être sûr qu’il y ait bien du CBD dedans !

Après plusieurs années à essayer de trouver un fabricant qui communiquait clairement à ce sujet, j’ai découvert la marque de CBD Sensilia.

Elle communique très clairement sur la quantité de CBD contenu dans ces produits et dans chaque ration, ce que je trouve très bien. Et les prix sont tout à fait raisonnables par rapport à la quantité de CBD dedans.

Je ne suis pas rémunérée pour vous parler d’eux, mais en cliquant sur le lien, si vous achetez, je peux toucher une petite commssion. Et cela vous revient à vous 10 % moins cher si vous utilisez le code NDB10 à partir de 50 euros d’achat.

Huile CBD Sensilia 3360mg
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78 mg de CBD par ration et quantité pour 1 mois de prise quotidienne
Existe aussi à 6720 mg – 156 mg par ration
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Si vous préférez passer par Amazon (moins de visibilité sur le dosage précis par ration) :

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Huile de CBD 1500mg/10 mL
⭐⭐⭐⭐ 332 avis
Bio et végane
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  • exemple d'huile de cbd contre les douleurs

Voius pourrez probablement trouver des produits similaires dans une boutique vers chez vous. Pensez à demander la quantité précise de CBD par ration.

Sans cette information sur le dosage, je pense qu’il est très difficile de pouvoir vraiment tester l’effet du CBD sur soi, sans savoir précisément quelle quantité on a testé.

Huile de chanvre polyarthrite : qu’en penser ?

Comme je l’expliquais précédemment, l’huile de chanvre ne contient pas de CBD. Ni aucune substance susceptible d’avoir un effet pour soulager les douleurs.

L’huile de chanvre seule n’a donc pas d’intérêt dans la polyarthrite.

Attention cependant : certains produits contenant du CBD contiennent aussi de l’huile de chanvre !

Si vous cherchez à prendre du CBD, il faut donc bien vous renseigner sur la composition précise du produit :

  • est-ce que c’est de l’huile de chanvre « pure » ?
  • est-ce que c’est de l’huile de chanvre avec en plus du CBD / des cannabinoïdes.

Par exemple, l’huile de CBD Sensilia dont je parlais précédemment contient du chanvre et du CBD.

cbd associé à de l'huile de chanvre dans les huiles de CBD de la manque sensilia
Parfois on ajoute de l’huile de chanvre EN PLUS du CBD. Source : Sensilia

Cannabis et polyarthrite rhumatoïde : qu’en penser ?

Voici l’attitude que j’adopte avec mes patient(e)s atteint(e)s de polyarthrite rhumatoïde :

  • s’ils me demandent qu’est-ce que je connais pour soulager leurs douleurs, je ne leur recommande pas le CBD. En règle générale, je préfère insister sur les bienfaits et vertues y compris contre la douleur de l’activité physique adaptée.

    J’en parle beaucoup sur mon blog, notamment dans cet article sur les bienfaits de la marche en cas d’arthrose. Mais je ferai si vous le souhaitez un article dédié à l’activité physique en cas de polyarthrite, et son effet sur les douleurs.
  • si mes patient(e)s me demandent mon avis spécifiquement sur le CBD contre leur douleur, je leur réponds en général la chose suivante :
    • par rapport à d’autres substances et traitements naturels souvent proposés en cas de polyarthrite (homéopathie, fleurs de Bach, etc.), il est plus raisonnable de penser que le CBD peut avoir un petit effet sur les douleurs ;
    • qu’il y a peu d’études sur le sujet ;
    • que les rares études ne montrent pas d’effet supérieur à un placebo ;
    • qu’on sait en revanche qu’il y a peu d’effets secondaires graves liés à la consommation de CBD.

Comme vous le voyez, il ne s’agit pas d’une réponse très franche : « oui prenez du CBD contre votre polyarthrite » ou « non ne prenez surtout pas de CBD pour votre polyarthrite ».

Tout simplement car nous avons tous et toutes notre propre appréciation de la balance bénéfice risque à prendre un nouveau traitement.

Des remarques, des questions sur cet article sur le CBD et la polyarthrite ? Rendez-vous en commentaire !

***

Je vous laisse aussi découvrir mes ebooks conçus sur la base des questionnements les plus fréquent(e)s des patient(e)s qui consultent mon site internet :

Ces articles pourraient également vous intéresser :

📚 SOURCES

Dosage de CBD contre la douleur chronique. Häuser W, Finn DP, Kalso E. European Pain Federation (EFIC) position paper on appropriate use of cannabis-based medicines and medical cannabis for chronic pain management. Eur J Pain 2018; 22:1547-64.

Efficacité théorique du CBD en cas de polyarthrite :

Lowin T, Tingting R, Zurmahr J, Classen T, Schneider M, Pongratz G. Cannabidiol (CBD): a killer for inflammatory rheumatoid arthritis synovial fibroblasts. Cell Death Dis. 2020 Sep 1;11(8):714. doi: 10.1038/s41419-020-02892-1. PMID: 32873774; PMCID: PMC7463000.

Jelínek P, Roušarová J, Ryšánek P, Ježková M, Havlůjová T, Pozniak J, Kozlík P, Křížek T, Kučera T, Šíma M, Slanař O, Šoóš M. Application of Oil-in-Water Cannabidiol Emulsion for the Treatment of Rheumatoid Arthritis. Cannabis Cannabinoid Res. 2022 Nov 4. doi: 10.1089/can.2022.0176. Epub ahead of print. PMID: 36342775.

Lowin T, Schneider M, Pongratz G. Joints for joints: cannabinoids in the treatment of rheumatoid arthritis. Curr Opin Rheumatol. 2019 May;31(3):271-278. doi: 10.1097/BOR.0000000000000590. PMID: 30920973.

Lowin 2023. Cannabidiol: Influence on B Cells, Peripheral Blood Mononuclear Cells, and Peripheral Blood Mononuclear Cell/Rheumatoid Arthritis Synovial Fibroblast Cocultures

Efficacité clinique du CBD en cas de polyarthrite

Frane N, Stapleton E, Iturriaga C, Ganz M, Rasquinha V, Duarte R. Cannabidiol as a treatment for arthritis and joint pain: an exploratory cross-sectional study. J Cannabis Res. 2022 Aug 24;4(1):47. doi: 10.1186/s42238-022-00154-9. PMID: 35999581; PMCID: PMC9400326.

Fitzcharles 2016. Efficacy, tolerability and safety of cannabinoids in chronic pain associated with rheumatic diseases (fibromyalgia syndrome, back pain, osteoarthritis, rheumatoid arthritis): A systematic review of randomized controlled trials

Rodríguez Mesa XM, Moreno Vergara AF, Contreras Bolaños LA, Guevara Moriones N, Mejía Piñeros AL, Santander González SP. Therapeutic Prospects of Cannabinoids in the Immunomodulation of Prevalent Autoimmune Diseases. Cannabis Cannabinoid Res. 2021 Jun;6(3):196-210. doi: 10.1089/can.2020.0183. Epub 2021 May 24. PMID: 34030476; PMCID: PMC8266560.

Quantité de CBD

Henson JD, Vitetta L, Hall S. Tetrahydrocannabinol and cannabidiol medicines for chronic pain and mental health conditions. Inflammopharmacology. 2022 Aug;30(4):1167-1178. doi: 10.1007/s10787-022-01020-z. Epub 2022 Jul 7. PMID: 35796920; PMCID: PMC9294022.

Arnold JC, McCartney D, Suraev A, McGregor IS. The safety and efficacy of low oral doses of cannabidiol: An evaluation of the evidence. Clin Transl Sci. 2023 Jan;16(1):10-30. doi: 10.1111/cts.13425. Epub 2022 Oct 19. PMID: 36259271; PMCID: PMC9841308.

Intéractions

Grayson L, Vines B, Nichol K, Szaflarski JP; UAB CBD Program. An interaction between warfarin and cannabidiol, a case report. Epilepsy Behav Case Rep. 2017 Oct 12;9:10-11. doi: 10.1016/j.ebcr.2017.10.001. PMID: 29387536; PMCID: PMC5789126.

nelly darbois fonto media

Rédigé par Nelly Darbois

J’ai exercé la profession de kinésithérapeute. J’ai créé Fonto Media en 2019 alors que j’étais encore kiné. Aujourd’hui, je continue à gérer Fonto Media tout en accompagnant les professionnels sur Wikipédia avec Wikiconsult.